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Kim CARNES - Barking At Airplanes (1985)
Par MARCO STIVELL le 3 Septembre 2022          Consultée 480 fois

En 1984, Kim CARNES décroche un nouveau hit mais pas toute seule ! "Make No Mistake, He's Mine", slow des plus suaves, est chanté en duo avec Barbra STREISAND. Deux voix magiques chacune à leur façon, mais le succès tient aussi à la réussite de la chanson. Ce qui n'empêche pas CARNES de revenir de plus belle à un timbre synthétique pour son prochain album.

Barking at Airplanes révèle une pochette presque dans un esprit punk alors que, bien sûr, il n'en est rien, sauf si l'on considère que la pop à synthés était rebelle à l'époque. Bill Cuomo se sent comme un poisson dans l'eau et co-produit l'album, avec la chanteuse. Seul "Abadabadango" vient déroger à la règle : c'est une collaboration CARNES-Duane Hitchings.

"Crazy in the Night (Barking at Airplanes)" parvient à se hisser dans le top 20 du Billboard, non sans justesse compte tenu de son excellence, entre synthé rythmique classisant, fausse ballade sixties et solo de guitare héroïque par Waddy Watchel. Cependant, les choeurs masculins (dont lui-même ainsi que le batteur Craig Krampf) chantent plus que notre chère Kim. Drôle de choix mais que l'on valide à plus forte raison sur 33-tours, sachant qu'elle a le temps de s'illustrer derrière.

Les échanges entre elles et les 'boys' ont encore la part belle sur ce disque. "Don't Pick Up the Phone (Pick Up the Phone)" rejoint le premier titre pour ces mêmes qualités, ainsi que pour un superbe final avec des di li di en réponses, diablement efficace et réjouissant. Mais c'est "Begging for Favors (Learning How Things Work)" qui marque les esprits non seulement par synthpop éperdue et bien fichue, retour du sax plus que bien marqué de Jerry Peterson en prime, mais aussi grâce aux choeurs multi-faces de master Lindsey Buckingham (FLEETWOOD MAC), remarquable et présent aux guitares.

L'autre invité de marque, c'est Ry COODER qui ponctue d'une slide fragile la magnifique ballade aérienne "Rough Edges", en soutien de CARNES chantant de sa voix la plus claire et au milieu de guitares classiques programmées en arpèges. Une crème délicieuse, comme, dans une moindre mesure, "Bon Voyage" aux paroles déchirantes ("si tu trouves la bonne, ne la laisse pas partir comme tu l'as fait pour moi"). La chanteuse nous gratifie même en intro d'une des communications féminines que l'on entend dans les aéroports français, indiquant l'embarquement pour Nice.

L'évasion est au coeur de l'intérêt, et à plus forte raison durant ces années 80 au métissage musical grandissant. "He Makes the Sun Rise (Orpheus)" se veut déjà plus exotique, mélangeant sax et synthés en grosses nappes avec percussions, steel-drums... "Touch and Go", plus funky, est également plus facile ; le moins bon titre de l'opus. Enfin, dans une veine très africaine et élancée, "Abadabadango" permet à CARNES d'élargir son horizon, même si ce n'est pas ce qu'elle a proposé de mieux.

La fin d'album est relevée en appréciation grâce à "Oliver (Voice on the Radio)", une des deux seules compositions originales écrites par la chanteuse seule (avec "Crazy in the Night"), slow langoureux avec boîte à rythmes en puissance, piano digital et vagues du plus bel effet. Sa progression et ses arrangements vocaux prouvent que la dame n'a rien perdu en la matière. Et en termes de sensualité, "One Kiss" demeure mon coup de coeur. Une très belle complainte synthpop toute en légèreté, choeurs féminins dans leur concours le plus simple, idem pour Watchel et sa guitare toujours intelligente.

D'habitude, je ne m'attarde pas sur les bonus des rééditions CD, mais là, outre une jolie version solo de "Make No Mistake, He's Mine", légèrement plus 70's dans l'âme, on trouve deux reprises tout à fait convaincantes et inattendues. La première est "I Am a Camera" des BUGGLES, elle-même tirée d'un morceau de YES. Entendre Kim la belle mélanger sa voix aux choeurs/Vocodeur samplés de Trevor Horn, à cette basse slapée goûlue n'est pas un menu plaisir. Et puis avec le sax, la progression, c'est une belle aventure. À côté, "Forever" est plus fidèle à l'originale de LITTLE STEVEN (bras droit de Bruce SPRINGSTEEN), dans son esprit soul 60's, mais vraiment chouette. Certes pas le style CARNES de base ; pourtant, cela lui va très bien !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Kim Carnes (chant, choeurs)
- Bill Cuomo (claviers, synthétiseurs, programmations)
- Waddy Wachtel (guitares, choeurs)
- Erik Scott (basse)
- Craig Krampf (batterie, programmations, choeurs)
- Paulinho Da Costa (percussions)
- Jerry Peterson (saxophone)
- Duane Hitchings (synthétiseurs, programmations)
- Lindsey Buckingham (guitares, chant, choeurs)
- Craig Hull, Chas Sanford (guitares)
- Ry Cooder (guitare slide)
- David Jackson, Leland Sklar (basse)
- Gary Mallaber (batterie)
- Dave Ellingson, Daniel Moore (choeurs)
- Julia Tillman Waters, Maxine Waters Will (choeurs)
- Niko Bolas, Martha Davis, James Ingram (choeurs)


1. Crazy In The Night (barking At Airplanes)
2. One Kiss
3. Begging For Favors (learning How Things Work)
4. He Makes The Sun Rise (orpheus)
5. Bon Voyage
6. Don't Pick Up The Phone (pick Up The Phone)
7. Rough Edges
8. Abadabadango
9. Touch And Go
10. Oliver (voice On The Radio)
11. I Am A Camera (bonus)
12. Make No Mistake, He's Mine (bonus)
13. Forever (bonus)



             



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