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- Membre : Alan Simon

ZUCCHERO - Live At The Kremlin (1991)
Par MARCO STIVELL le 1er Mai 2017          Consultée 183 fois

Le succès fulgurant d'Oro Incenso & Birra (1989) et de la tournée qui s'ensuit, sans précédent pour un artiste italien, permet à ZUCCHERO d'accéder à quelques privilèges. Il est en effet le premier artiste à jouer au Kremlin à Moscou, dans la salle du Palais des Congrès, depuis la chute du mur de Berlin.

Le 8 et le 9 décembre 1990, il donne des concerts avec son orchestre qui n'est pas tout à fait celui de la tournée 89-90. Ici, Giorgio Francis Perry et Corrado Rustici sont remplacés par Lele Melotti (qui accompagne ZUCCHERO depuis son tout premier album) ainsi que Andrea Braido, guitariste de jazz fusion. En comptant le chanteur, cela fait 12 personnes quand même. Luciano Luisi, le deuxième claviériste, sera un collaborateur proche de ZUCCHERO dans les années futures.

Le concert du 9 décembre est retransmis sur les chaînes TV italiennes et fait l'objet d'une sortie en coffret CD/VHS. Il est un témoignage avenant de ces années fastes pour le cantautore et qui sont loin d'être terminées. En plus, il y a le cadre et la dimension historique, dans cette Sainte Russie qui a connu un XXème siècle tellement dur et glaçant.

Le public est très chaleureux, mais les applaudissements sont coupés, curieusement, mis à part ceux de la fin. On voit plusieurs fois de jeunes Russes fort jolies venir embrasser ZUCCHERO... Ah, il sait y faire, le Cisalpin ! Fort bien entouré bien sûr, avec tous les instruments doublés voire triplés, que ce soit les claviers, les choeurs ou les cuivres, alors qu'il n'y a qu'une guitare fixe, typique des années 80 ! Andrea Braido est un virtuose qui manque pas mal de finesse dans son approche soliste (ne serait-ce que sur "Senza una Donna"), alors que Lele Melotti assure bien tout seul le rôle du batteur et du percussionniste !

Les chansons d'Oro Incenso & Birra à la production mirifique en studio étaient difficilement reproduisibles en live sans employer des overdubs/séquences, en particulier pour tous les choeurs africains/gospel. Cependant, les choristes féminines s'en sortent à merveille, Lisa Hunt est formidable, quelle voix ! Cette version de "Madre Dolcissima", qui atteint dix minutes à la fin du concert, est à tomber. Le guitariste du groupe russe KINO, star des 80's, Jurij Kasparjan, y vient enrichir la palette guitare finalement.

D'autres invités font leur apparition, des invitées même, chanteuses très émouvantes. Toni CHILDS, l'Australienne qui a déjà fait un tube de sa reprise de Jimmy CLIFF, "Many Rivers to Cross", vient la partager magistralement avec ZUCCHERO. Celui-ci annonce ensuite que ce soir-là, 9 décembre 1990, cela fait dix ans jour pour jour que John LENNON est mort. La sublime Randy CRAWFORD, au vibrato très personnel, vient l'épauler pour "Imagine", version qui n'a peut-être pas la teneur mythique de l'originale, mais que je trouve beaucoup plus belle et moins lisse.

Les chansons du dernier album sont représentées en grande majorité pendant le concert, seule manque "A Wonderful World" curieusement, hélas. "Libera l'Amore", le thème d'Ennio MORRICONE, est joué avec l'orchestre russe (déjà présent pour "Imagine"), et il y a quelques extraits de l'album Blue's (1987). Avant celui-ci, un seul morceau, "Come Il Sole all'Improvviso", non présent sur la VHS, comme "Libera l'Amore". L'inédit studio "Anytime", qui parle a posteriori de cette expérience au Kremlin, est joli sans être inoubliable.

En tout cas, le spectacle est beau à voir avec un ZUCCHERO très en forme, enfin armé de son complet cheveux longs, barbe et chapeau au début, formule indéfectible par la suite. Il y a de mini-documentaires sur les répétitions et l'escale en Russie, avec des plans sur les gens du peuple, ruraux et citadins, l'Armée Rouge aussi.

Peu de changements sur les titres les plus récents, mis à part une trompette discrète sur "Diamante" pour renforcer le caractère hispanique (dommage que Sancious suive trop la mélodie vocale au synthé), "Iruben Me" qui met mieux en valeur Lisa Hunt. Seuls "Diavolo in Me" (introduction vocale par le saxophoniste James Thompson) et "Solo una Sana..." révèlent plus de folie dans leur structure, c'est d'ailleurs sur cette dernière que se fait la présentation des musiciens. Sur "Il Mare...", une des choristes en mini jupe vient aguicher ZUCCHERO... C'est donc un disque live sexy et sérieux à la fois, le niveau ne fait pas rire et on passe un bon moment !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Zucchero Fornaciari (chant, guitares)
- Andrea Braido (guitare électrique)
- Polo Jones (basse)
- Lele Melotti (batterie)
- David Sancious (claviers)
- Luciano Luisi (claviers)
- James Thompson (saxophone)
- Eric Daniel (saxophone)
- Mike Applebaum (trompette)
- Lisa Hunt (choeurs principaux)
- Marcia Cooper (choeurs)
- April Randall (choeurs)
- Randy Crawford (chant sur 8)
- Toni Childs (chant sur 10)
- Jurij Kasparjan (guitare électrique sur 11 et 12)
- Vivaldi Orchestra Moscow
- Peppe Vessicchio (direction d'orchestre)


1. Overdose (d'amore)
2. Nice (nietzsche) Che Dice
3. Il Mare...
4. Iruben Me
5. Diamante
6. Con Le Mani
7. Diavolo In Me
8. Imagine
9. Senza Una Donna
10. Many Rivers To Cross
11. Solo Una Sana...
12. Madre Dolcissima
13. Anytime
14. Hai Scelto Me



             



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