Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

1988 Out Of The Silent Pla...
1989 Gretchen Goes To Nebr...
1990 Faith Hope Love
1992 King's X
1994 Dogman
1996 Ear Candy
1998 Tape Head
2000 Please Come Home... M...
2001 Manic Moonlight
2003 Black Like Sunday
2004 Live All Over The Place
2005 Ogre Tones
2008 Xv
2022 Three Sides Of One

KING'S X - Three Sides Of One (2022)
Par ELK le 6 Septembre 2022          Consultée 457 fois

Quelle belle nouvelle que ce retour de KING’S X, 14 ans après sa dernière offrande ! Three Sides of One est un album que nous n’osions plus espérer, enregistré en 2019 à Pasadena en Californie mais à la sortie retardée because Covid.
Soulignons pour commencer l’incroyable stabilité d’un groupe que la vie n’a pas épargné ; on pense notamment à Jerry Gaskill, victime de deux infarctus, et dont la maison a été ravagée par l’ouragan Sandy en 2012. Chaque musicien a mis à profit cette longue période pour travailler sur des projets personnels, mais sans jamais atteindre le niveau d’excellence et d’accomplissement qui est le leur au sein du groupe : la jolie pochette et le titre de l'album viennent le souligner.
Avant de s’attaquer à l’offrande, ayons l’esprit clair sur nos attentes : si le talent et le savoir-faire ne se perdent pas (et KING’S X en regorge), l’inspiration est pour sa part 'enfant de bohème' (comme dirait BIZET) : on ne peut pas la convoquer, mais l’espérer et la dompter quand elle daigne se montrer. Autrement dit, le groupe ne fera plus d’albums comme ses 5 merveilleux premiers disques, et son apogée créatrice a pris fin dans les 90’S. Il ne faut donc attendre de cette nouvelle œuvre que ce qu’elle a à offrir, et s’agissant d’un tel groupe, cela peut déjà être beaucoup.

Avec ce regard, Three Sides of One est un album qui apporte une belle dose de bonheur. On retrouve avec un immense plaisir l’essence de ce grand groupe et tous les ingrédients qu’on aime. Le début du disque est très réussi avec "Let In rain", un titre bien rentre-dedans drivé par la grosse basse de Doug après une belle intro orgue/guitare/batterie. La surprise vient du texte chanté par Doug, beaucoup plus pessimiste qu’à l’accoutumée : le groupe appelle au déluge pour laver notre terre de tous les péchés des hommes ! Ce thème est repris dans "The Flood", titre étonnant avec des cordes, un riff de guitare super lourd puis une partie vocale de Doug qui alterne des cris quasi-démoniaques et un chant apaisé, serein, qui tranche totalement avec les propos de la chanson. Passée cette entrée étouffante, le disque se déploie de façon classique, avec l’alternance de chanteurs à laquelle nous sommes habitués. Au rang des belles réussites, je place "Nothing But the Truth", ballade typique de KING’S X qui ne rougirait pas face aux plus réussies du groupe : la voix de Doug, les arpèges cristallins de Ty, l’intensité du jeu de Jerry, les chœurs superbes et, cerise sur le gâteau, un formidable solo de Ty, en font l'un des grands moments de l’album. On peut également citer "All God’s Children" qui me fait un peu penser à "The Difference" sur l’album Gretchen Goes to Nebraska, également chantée par Ty, ou encore "Give It Up" au groove irrésistible comme le groupe sait si bien le faire. "Holiday" est également une belle réussite qui évoque clairement les BEATLES dans son refrain et ses chœurs. "Festival" est un peu moins emballante, même si son dynamisme, le chant engagé de Ty et un superbe solo la rendent très agréable. Au même niveau, se situent "Watcher" et "Every Everywhere" : des titres très corrects sans être transcendants mais dans lesquels il y a toujours des choses intéressantes à piocher. Les deux chansons interprétées par Jerry "Take the Time" (avec un autre superbe solo de Ty) et "She Called Me Home" sont émouvantes, mais un peu neutres et en retrait du reste de l’album à mon goût. Enfin "Swipe Up" est de mon point de vue le seul titre réellement dispensable de l’ensemble.

Cet album est finalement sans grande surprise, le groupe se livre néanmoins avec une totale sincérité, sans calcul et sans fards, aidé par une production très brute, discrète et juste, qui lui rend joliment justice. Si le propos d’ensemble s’est assombri, la joie de composer et de jouer ensemble transpire de ces 12 plages que nous n’espérions plus. Pourvu que nous ayons le bonheur de les retrouver bientôt chez nous sur scène pour les accueillir comme ils le méritent.

A lire aussi en HARD ROCK :


BONFIRE
Cacumen (1981)
It's a long way to the top...




ALICE COOPER
Dirty Diamonds (2005)
Très bon panorama de la carrière du Coop'


Marquez et partagez





 
   ELK

 
  N/A



- Doug Pinnick (chant, basse)
- Ty Tabor (chant, guitares)
- Jerry Gaskill (chant, batterie)


1. Let It Rain
2. Flood, Pt 1
3. Nothing But The Truth
4. Give It Up
5. All God's Children
6. Take The Time
7. Festival
8. Swipe Up
9. Holidays
10. Watcher
11. She Called Me Home
12. Every Everywhere



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod