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1978 Toto
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TOTO - Hydra (1979)
Par BUDDY le 8 Novembre 2006          Consultée 10326 fois

Quand on prend l’album "Hydra" en main, c’est avant tout une atmosphère dégagée par cette mystérieuse pochette bleue sur fond de brouillard, avec un guerrier regardant une épée plantée au sol. Le logo du groupe, lui aussi n’est pas en reste puisqu’il bénéficie d’une police de caractères assez spéciale. Cette entrée en matière en dit long sur le contenu du Lp et l’envie du groupe de surprendre.

On sent de prime abord l’envie du groupe de prendre une direction assez différente du premier album (qui avait engendré les prémices du style habituel de Toto mais qui était assez étriqué dans son rôle d’album de départ au vu de la disparité des titres qui le composait.)
En ce sens-là, "Hydra" est différent du premier album et beaucoup plus néo-progressif que son petit frère.
Le premier titre, éponyme, démarre sur une intro assez "cinématique", avec divers bruits de fond et grognements (hé oui !). Hydra avait d'ailleurs été inspiré par un jeu de rôles qui faisait alors fureur aux Etats-Unis en cette fin des années 70. L'intro "cinématique" laisse alors place au piano magique de David Paich et les cymbales implacables de Jeff Porcaro, aussitôt suivi des riffs rageurs de Steve Lukather entendant bien montrer qu’il est présent.
Le couplet est distillé à merveille par Jeff Porcaro avec un rythme assez funky et groovy, alors que le refrain est résolument rock avec ses chœurs qui ne laisseront pas indifférent l'auditeur .
Le pont musical arrive à point nommé pour laisser l’auditeur reprendre son souffle avant de repartir au second couplet. Le solo "Lukatherien" arrive à grands fracas et dévaste tout sur son passage. Un gros titre et une excellente entrée en matière du groupe.

Puis c’est au tour de "St-Georges and the dragon" de faire son entrée et visiblement le groupe est inspiré par tout ce qui se rapporte à la mythologie, aux Hydres et autres monstres de toutes espèces. Qu’importe, TOTO nous balance un des ses titres simplistes, dont ils ont le secret : un riff de départ accrocheur, un couplet épuré au maximum avec des interventions de basse à chaque frappe de grosse caisse, le tout enveloppé par la voix suave et envoûtante de Bobby Kimball, en très grande forme vocale. TOTO tient là un tube, et celui-ci fera pendant un certain temps le bonheur des discothèques et des DJ de l’époque. Un refrain à couper au couteau et imparable. Une mélodie que l’on n’oublie pas de sitôt. Un pont musical aussi qui servira de référence dans le monde de la musique. TOTO grandit, TOTO mûrit.

"99" arrive ici à point nommé pour calmer l’ardeur de l’auditeur et Steve Lukather, de nouveau s’essaie au chant, mais avec cette fois plus de conviction que dans le premier album. Une ballade avec une mélodie au piano développée par David Paich, et qui aujourd’hui encore est et reste un des grands classiques de TOTO. L’introduction de quelques percus donne une coloration « brésilienne » rafraîchissante.
"Lorraine" avec son intro au piano fait un peu "vieille Angleterre", mais TOTO aime surprendre l’auditeur et enchaîne aussitôt sur un refrain endiablé, comme ils ont su si bien le faire sur le titre "Angela" du premier opus.
Le second couplet remet de l’eau sur les braises, mais c’est pour mieux repartir de plus belle sur le second refrain tout aussi endiablé que le premier ! Vient ensuite le pont musical digne du grand "Marillion" pour ensuite revenir sur le refrain désormais connu de l’auditeur, et enfin un final répétitif et lancinant avec en fond les vocalises de Bobby Kimball, "Ho", "Hé", "Hey Hoo".

"All Us Boys" déboule avec la voix de David Paich enveloppée dans un effet à la "John Lennon" de la grande époque. Un titre qui sonne assez rock californien dans l’ensemble et qui se démarque assez de "Hydra" et du son progressif de l'ensemble.
"All us Boys" aurait été selon moi plus à sa place sur l’album "Turn Back". On revient très vite dans le vif du sujet avec "Mama" Un titre dans la veine d’"Hydra", axé sur le progressif, et surtout, avec un rythme dont seul Jeffrey Porcaro avait le secret. Bobby Kimball fait des miracles de hauteur et d’audace sur ce titre et emporte l’auditeur dans son univers. Le sieur Lukather est toujours là pour montrer que sa guitare est toujours à la hauteur.
Un titre bien enlevé, avec ses arrêts toujours judicieux, et les percus sur la fin donnent encore plus de profondeur au titre, idem pour les chœurs. Un autre bon titre du combo.

"White Sister". Un autre grand classique de TOTO. Rien a redire ici. Tout est clair et limpide : l’intro crescendo au piano, puis l’arrivée des guitares et des drums, le tout joué carré. Bobby Kimball toujours haut perché dans son arbre à vocalises nous distille une mélodie facilement mémorisable. Le refrain est tout aussi intéressant. Les chœurs, bien que n’étant pas omniprésents, font preuve d’une certaine maturité et d'une insolence musicale facilement reconnaissable.
Le solo de Lukather est vraiment poussé à fond, l’ami Steve va puiser au fond de lui-même des notes à faire pâlir bien des guitaristes de l’époque.
L’album se termine sur "A Secret Love", à mi-chemin entre une ballade et une musique de film. Ce morceau ne restera pas forcément dans les mémoires et ne marquera pas l’inconscient collectif contrairement au reste de l'album.
"Hydra" est une pièce élémentaire dans le puzzle TOTO et pose les bases de la naissance d’un grand groupe de Rock.

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   BUDDY

 
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- David Paich (claviers, chant)
- Steve Porcaro (claviers)
- Bobby Kimball (chant)
- Steve Lukather (guitare, chant)
- Jeff Porcaro (batterie)
- David Hungate (basse)


1. Hydra
2. St. George And The Dragon
3. 99
4. Lorraine
5. All Us Boys
6. Mama
7. White Sister
8. A Secret Love



             



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