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Sarah BRIGHTMAN - Timeless (1997)
Par MARCO STIVELL le 9 Décembre 2010          Consultée 1030 fois

Deux ans après l'excellent Fly qui symbolise une réussite artistique en progression, y compris sur le plan de la renommée, Sarah BRIGHTMAN prend une petite pause en choisissant de revenir aux "sources". Façon de parler, car elle a commencé sa carrière de chanteuse dans la pop music. Mais Dive et Fly ne sont pas les premiers éléments de sa discographie, il convient de rappeler que dans les années 80, elle avait publié trois recueils d'airs "classiques" et extraits de comédies musicales. Timeless n'est donc en soi pas une nouveauté, sauf si l'on prend Dive ou l'un des autres albums qui suivent pour point de départ, et que l'on arrive à ce disque de 1997 avant de s'intéresser à ceux des années 80.

Car le rapport est justement là. Sarah est ici accompagnée, d'abord par l'équipe devenue habituelle depuis Dive (Peterson, Weihe...), puis par le très prestigieux (excusez du peu) London Symphony Orchestra. Outre les guitares de Peter Weihe, l'orchestre représente la quasi-totalité de l'instrumentation, seuls quelques claviers et programmations ont été rajoutés. Le piano est électrique, mais globalement et ainsi que la présence de l'orchestre le suggère, nous sommes bien en présence d'une oeuvre "acoustique", ou plus précisément classique, connaissant la forte teneur en lyrisme de la musique de la diva. Comment ? Vous ne l'aviez pas remarqué ? Est-ce possible ! Enfin ça y est, maintenant vous pouvez en être sûrs, bon Timeless ne saurait mentir. Ah et puis au cas où, vous n'avez peut-être pas remarqué que Sarah est avant tout une interprète, ce qui signifie qu'elle chante essentiellement ce que ses proches - ou non - lui ont écrit (bien souvent on retrouve Frank Peterson), ou alors des reprises, comme ce sera surtout le cas sur ce fameux Timeless.

Il y a quelque chose qui frappe immédiatement, rien que sur le début du disque. Un truc indéfinissable... Tellement... Si... Pur... Limpide... Cristallin... Ces nappes de violons et le glockenspiel en sont grandement responsables, et même les cuivres et roulements de cymbales arrivant plus tard ne peuvent enlever une impression de légèreté, la même que suggére la pochette. Un univers merveilleux s'offre à nous, il suffit de se laisser porter. Et, chers amis, dites-vous bien que cela ne fait que commencer... Si "No One Like you" vous a saisi tout entier et vous a permis de rêver, "Just Show me How to Love you" c'est l'extase. Oui, même pour ceux qui font de l'ulcère à l'écoute de la voix d'un ténor. Le duo Sarah / José Cura fait merveille au moment des refrains. C'est beau, mais beau... Et attendez, c'est qu'après il y a "Tu Quieres Volver". Cette reprise de la magnifique chanson des Gipsy Kings (après ça vous retiendrez peut-être autre chose que "Bamboleo" et "Djobi Djoba") exprime encore plus fort à mon goût que l'originale le sens de la chanson, terriblement poignant. Et encore ce n'est pas, pour faire un anachronisme, la version avec I Muvrini parue dix ans plus tard et bien qu'authentique à moitié seulement.

Le nom de l'album s'explique ainsi. Même les programmations batterie sur deux morceaux ne parviennent qu'à donner une indication de date de création un peu floue. Avec ce type d'oeuvre, le temps s'arrête irrémédiablement dès les premières mesures. Il ne faut sans doute pas s'attendre à ce que tout se vale dans Timeless, mais lorsqu'on atteint un sommet, c'est presque la perfection, presque presque... Il paraît que la perfection n'existe pas, pourtant je me demande comment dans ce style on peut faire mieux que la reprise de "Naturaleza Muerta" (seul titre à comporter un peu de guitare électrique), ou celle du "Who Wants to Live Forever" de Queen... Mieux que "Tu Quieres Volver" d'un point de vue chant féminin avec ce si bémol fabuleux lors du pont... Mieux que "There For me" et "Just Show me How to Love you" en termes de duo lyrique... Mieux que "Bilitis", où Sarah fredonne, simplement et magnifiquement, sans doute le meilleur titre de l'ensemble... Et l'ensemble trouve en "Time to Say Goodbye (Con te Partirò)" une bien belle conclusion car après tout malgré le doublon par rapport à Fly, si la présence de l'orchestre la place logiquement ici, on remarque que cela marche aussi bien au début d'un disque qu'à la fin. Peut-être même mieux à la fin...

Tout n'est certes pas du même niveau dans Timeless, mais cela reste toujours beau, très beau, tout ce que la beauté lyrique peut offrir, du petit fredonnement aux notes suraigües en fortissimo, dans tous les cas superbement assuré par une voix féminine en or. On saluera aussi la volonté de la belle à varier son répertoire. Deux titres bonus sont présents en bonus, enregistrés en live : Sarah accompagnée par un orchestre toujours, interprète l'air lent "O Mio Babbino Caro" et le plus enjoué "Alleluja" de Mozart. Pas indispensable mais toujours agréable à écouter, pour peu que l'on aime ce style de musique (et de chant...)

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   MARCO STIVELL

 
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- Sarah Brightman (chant)
- The London Symphony Orchestra
- Michael Soltau (claviers, programmations)
- Peter Weihe (guitares)
- José Cura (chant)
- Andrea Bocelli (chant)


1. No One Like You
2. Just Show Me How To Love You
3. Tu Quieres Volver
4. In Pace
5. There For Me
6. Bilitis - Générique
7. Who Wants To Live Forever
8. La Wally
9. Naturaleza Muerta
10. En Aranjuez Con Tu Amor
11. In Trutina
12. Time To Say Goodbye (con Te Partirò)
13. O Mio Babbino Caro (bonus)
14. Alleluja (bonus)



             



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