Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE CONTEMPORAINE  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


Sarah BRIGHTMAN - The Trees They Grow So High (1988)
Par MARCO STIVELL le 29 Octobre 2014          Consultée 1095 fois

Sarah BRIGHTMAN était faite pour la gloire, dans la branche d'artistes «qui n'en abusent pas». Ce petit bout de femme anglaise, danseuse et chanteuse lyrique dès son plus jeune âge, mène une carrière riche de près de 30 millions d'albums vendus. Elle a su installer sa réputation de par le monde mais reste méconnue dans notre bonne vieille France : on lui prête certains crédits fictifs (ce n'est PAS elle qui chante dans Le Cinquième Elément de Luc Besson) et, au contraire, on lui enlève des occasions de choix («Time to Say Goodbye»/«Con Te Partiro», reprise du tube d'Andrea Bocelli en duo et single le plus vendu de l'histoire en Allemagne sous cette forme).

Mais nous ne sommes pas là pour faire la biographie de la jolie brune au regard éblouissant, icône vocale qui a su conserver son humilité. En 1988, alors qu'elle fête ses vingt-huit printemps, elle sort de deux années de triomphe grâce à la comédie musicale The Phantom of the Opera, dans laquelle elle interprétait la soprano Christine Daaé, rôle féminin principal écrit spécialement pour elle par son mari Andrew Lloyd Webber. La chanteuse fait déjà preuve d'une grande maturité, ne serait-ce que lorsqu'elle parle : «Dans le passé, j'avais tendance à toujours chercher des réponses. À présent, je sais qu'il n'y a que des questions. Alors je vis, tout simplement.»

The Trees They Grow So High paraît chez EMI Classics. Sur des arrangements de Benjamin Britten et comme le suggère le titre emprunté à un standard, Sarah BRIGHTMAN reprend des chansons issues du folklore britannique en formule voix-piano. Celui-ci est joué par Geoffrey Parsons, musicien australien (décédé en 1995) spécialisé dans le lied. Ce qui fait donc l'originalité de ce disque, c'est la trame des airs, le mariage entre l'aspect lyrique et la chanson populaire traditionnelle. Sarah BRIGHTMAN possède une voix en or, on le sait. Ces airs, elle les chante si bien qu'on les croirait écrits pour elle, alors que dans l'ensemble, ils sont clairement anciens.

On retrouve donc «The Trees They Grow So High», repopularisé depuis vingt ans et de manière diverse par des artistes comme PENTANGLE, Alan STIVELL... Ailleurs, on peut entendre «The Last Rose of Summer», «The Wren», «Sweet Polly Oliver», «Early One Morning», autant de chansons issues de la Renaissance anglaise, l'époque des Tudor et au milieu, quelques extraits plus récents. «O Waly, Waly» n'est autre que la célébrissime «The Water is Wide», devenue si célèbre grâce aux variantes celtiques et jusqu'en France cette fois. France elle aussi représentée de manière notable avec «Quand j'étais chez mon père» et «La belle est au jardin d'amour».

Logiquement sur ces dernières, l'accent est approximatif, mais dans ce contexte lyrique, c'est chose naturelle, et avec une telle voix, cela coule de source, autant que le reste. Les arrangements de Benjamin BRITTEN sont conformes à ce que l'on peut attendre de la part d'un tel nom, placées en écho posthume de ses travaux sur des oeuvres littéraires anglaises entre les années 1940 et 60. Peu de dissonances saluant son début de carrière en revanche, même si l'univers présenté demeure autant jazz que baroque dans les harmonies. C'est remarquable sur les chansons les plus développées de l'album, les ballades ainsi que les medleys. La partie de piano sur «The Trees They Grow So High» ressort particulièrement.

L'album, long d'une petite heure, présente des mélodies dans des tons légers ou ballades feutrées, toutes aussi belles les unes que les autres, rendues enchanteresses par la voix féérique de Sarah BRIGHTMAN. Ses plus grandes réussites restent les traditionnels anglais suscités, mais on peut encore mentionner «The Ash Grove», le medley «Dear Harp of My Country», le court «Oliver Cromwell». The Trees They Grow So High, premier album solo de la demoiselle, est aujourd'hui un peu oublié, car plus guère réédité depuis longtemps, et de toute manière trop éloigné des oeuvres pop qu'elle réalisera ensuite. Mais quel enrichissement, quelle découverte attendrissante pour l'amateur ou le fan curieux ! Une expérience pleine de charme.

A lire aussi en MUSIQUE CONTEMPORAINE par MARCO STIVELL :


The ENID
Final Noise! (1989)
Conclusion live retentissante avant nouveau repos.




Anthony PHILLIPS
Private Parts & Pieces Xi - City Of Dreams (2012)
Musique contemporaine à base de claviers


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Sarah Brightman (chant)
- Geoffrey Parsons (piano)
- Benjamin Britten (arrangements)


1. 'early One Morning
2. Come You Not From Newcastle?
3. Sweet Polly Oliver
4. The Trees They Grow So High
5. The Ash Grove
6. O Waly, Waly
7. How Sweet The Answer
8. The Plough Boy
9. Voici Le Printemps
10. The Last Rose Of Summer
11. La Belle Est Au Jardin D'amour
12. Fileuse
13. Dear Harp Of My Country!
14. Little Sir William
15. O Can Ye Sew Cushions?
16. Oft In The Stilly Night
17. Quand J'étais Chez Mon Père
18. There's None To Soothe
19. Oliver Cromwell



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod