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Peter GABRIEL - Play - The Videos (2004)
Par MARCO STIVELL le 31 Janvier 2011          Consultée 1828 fois

C'est précisément en début d'année 2004 que Peter GABRIEL a l'idée de réunir pour la première fois sur vidéo la totalité de ses clips. Un gros travail s'ensuit, et ce Play nous parvient en fin d'année, flambant neuf dans son boîtier simple aux couleurs très Real World (le label de Peter).

Tous les clips. On se souvient avoir vu et revu les "Sledgehammer" et consorts, mais le chanteur a tenu à nous les offrir pour les redécouvrir, au milieu d'autres tubes et avec des titres plus confidentiels. Si l'on sait que la carrière musicale de l'artiste est exemplaire aussi bien sur le plan musical que vidéographique, l'ensemble de ce dernier support mérite un petit retour et l'on va s'apercevoir que même un génie considéré unanimement ainsi n'est pas dépourvu de défauts.

Pour commencer, on peut présenter un peu les divers réalisateurs. Beaucoup n'ont été que "ponctuels", associés à un clip seulement, mais sont malgré tout pourvus d'un nom assez grand pour qu'on le retienne (ex : Sean Penn pour "The Barry Williams Show" ou Anna, la fille de Peter pour "Father, Son") tandis que d'autres, Stephen R. Johnson en particulier sont arrivés à se faire une bonne réputation par le biais de plusieurs clips plus ("Steam, "Sledgehammer") ou moins ("Big Time") marquants. York Tillyer s'est aussi chargé de nombreux clips, en assemblant diverses images ("Games Without Frontiers", "Solsbury Hill"...). Dans tous les cas, le programme est alléchant. Reste à savoir si le rapport image/son vaut vraiment le coup (coût) dans sa globalité.

En fait, comme je l'ai dit plus haut, Play n'est pas exempt de clips sympathiques à regarder, mais dont on recherche le sens souvent en vain. Aussi bien pour "Lovetown" (un peu trop "intello" à mon goût) que pour "Zaar" ou "Solsbury Hill", on remarque que les réalisateurs se sont bien adaptés à l'imagination débordante d'un Peter alors souvent en quête d'une reconnaissance, sans jamais faire ce que l'on appelle vulgairement du "commercial". Les idées foisonnantes sont réparties de manière spécifique et il y en a pour tous les goûts, du kitsch (mais néanmoins attachant par moments) au sublime. Cependant pour ces clips-là, on ne peut s'empêcher de courir après un sens, que l'on ne connaîtra sans doute jamais tant que le chanteur lui-même ne se sera pas expliqué. Le summum étant atteint sur "Lovetown", certaines apparitions de personnages "décalés" ainsi que les salades sur le final de "Solsbury Hill". Et une compréhension difficile mêlée à des images pas toujours du meilleur goût rend le visionnage difficile. On peut dire aussi que cela tient parfois aux chansons, tubesques mais qui sur la longueur et à force de répétitivité n'aident pas vraiment à apprécier le tout ("Steam", "Big Time").

On remarque ainsi que les meilleurs clips de cette vidéo se situe autour des clips les plus originaux ou les plus simples. Pour les premiers, on retiendra bien évidemment "Sledgehammer", "Blood of Eden" (avec la belle Sinead O'Connor) et "Digging in the Dirt", non créés par le même réalisateur mais qui emploient force images de synthèse. Fruits, trains, poissons, saletés à tout va ornent ces clip géniaux et qui servent totalement bien la musique. On peut dire que c'est encore meilleur avec la présence de Peter sur les trois. "Blood of Eden" retranscrit avec désespoir l'urgence du chanteur à se rapprocher de ses enfants après s'être séparé de sa femme Jill (mains qui se joignent, corps étendus qui s'éloignent...). Notons que sur "Sledgehammer" comme sur d'autres clips de cette vidéo, Peter a retenu des idées pour ses prestations live futures (la veste à étoiles, la bulle-Zorb de "Growing Up"...). Quant aux clips les plus simples, on se contentera notamment d'un "Father, Son" intimiste (Peter au piano dans la plus grande humilité, vidéos en noir et blanc de moments partagés avec son père et son fils), d'un "The Drop" intriguant mais vibrant (les fameux bonshommes à tête de goutte et les spermatozoïdes), ainsi que d'un très sobre "Don't Give Up". Ce dernier est centré sur l'accolade de Peter et de la grande Kate Bush - enfoiré de Peter -, tournant sur eux-mêmes lorsque le chant alterne (face à la caméra), tandis que le décor change derrière au fur et à mesure de la progression du morceau. Il ne se passe donc pas grand-chose, contrairement à la chanson, mais cela reste très appréciable.

On peut rester dubitatif devant certains choix (images, versions de chansons peu appropriées comme le "I Don't Remember" du Plays Live ou le "Kiss That Frog" qui nous est présenté comme celui du Secret World Live mais qui malgré la présence de Paula Cole ne l'est pas du tout), ou admiratif devant d'autres (les clips suscités, "Biko" qui nous renvoie au DVD The Way Up qui nous est promis depuis belle lurette, "Red Rain" ou la pluie rouge ne tombe jamais, l'impressionant "The Barrry Williams Show" qui est une critique évidente de l'émission de Jerry Springer), il n'empêche que les chansons restent franchement excellentes et qu'il faut voir ce DVD au moins une fois. Certains sont, rien que pour le fun, à ne carrément pas manquer comme "Shock the Monkey" où Peter pète les plombs, ou lorsqu'il se la joue dans un corps de Musclor sur "Steam". On retiendra aussi que Peter a rendu hommage à tous ses albums, excepté le second et les BO de films (Passion est présent cependant). En prime, nous avons droit à trois clips en bonus. "Games Without Frontiers - Live 2004" n'est autre que l'extrait du DVD Still Growing Up - Live and Unwrapped, avec une scène et un public différent à presque tous les plans. "Modern Love" : le titre en lui-même, très rock est toujours plaisant à entendre, est une excellente surprise, mais le clip n'est pas une franche réussite. Voir Peter en combinaison robot, avec des cheveux longs, et fuir de jolies demoiselles, c'est malgré tout à voir également. Enfin, sauvons le clip de "The Nest That Sailed the Sky", hommage à un morceau instrumental ambient élégant par un clip "technologique", en rapport avec cette partie d'Ovo, ainsi que la présentation de la famille pendant la tournée Growing Up avec Anna Gabriel enfin visible (sans parler de Melanie). On voit Peter jouer aux boules, Tony Levin nous parler pendant trois secondes, et tout le monde bien s'amuser.

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Non disponible


1. Father, Son
2. Sledgehammer
3. Blood Of Eden
4. Games Without Frontiers
5. I Don't Remember
6. Big Time
7. Lovetown
8. Red Rain
9. In Your Eyes
10. Don't Give Up
11. The Barry Williams Show
12. Washing Of The Water
13. Biko
14. Kiss That Frog
15. Mercy Street
16. Growing Up
17. Shaking The Tree
18. Shock The Monkey
19. Steam
20. The Drop
21. Zaar
22. Solsbury Hill
23. Digging In The Dirt
24. + Bonus



             



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