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BLUE ÖYSTER CULT - Secret Treaties (1974)
Par GEGERS le 16 Août 2011          Consultée 2334 fois

Il y a les trois mousquetaires, les trois petits cochons, et puis il y a les trois premiers albums de BLUE ÖYSTER CULT, dits de la période « noir et blanc ». Indissociables et complémentaires, ils constituent un triptyque incontournable de la musique hard rock. Parus à un intervalle de quelques mois à peine, ils permettent également de constater l'évolution fulgurante d'un groupe alors affamé et désireux d'imposer son rock pour bikers (qui a parlé de heavy metal ? Ah oui, leur manager...) à grande échelle. Face au mur le groupe décide, pour son troisième album, de délaisser légèrement l'aspect psychédélique de sa musique pour la structurer et la canaliser, même si Secret Treaties est loin d'être exempt de toute folie. Considéré, à juste titre, comme un des tous meilleurs albums du combo américain, cet album permet à BÖC de prendre son envol artistique et commercial.

C'est durant l'hiver 73-74 qu'Albert Bouchard et ses acolytes fignolent leurs talents de compositeurs, s'enfermant dans un gîte de Long Island. La section rythmique, plus affutée de jamais, aligne les riffs dans un coin tandis qu'Allen Lanier, entre deux roulages de pelle à Patti Smith, trouve le temps de s'amuser sur un vieux synthé Moog trouvé dans un coin. L'époque est à la créativité, ainsi qu'à l'expérimentation contrôlée. L'album sonne à la fois de manière totalement débridée et dénuée de frontières, mais laisse à penser que chaque détail, du riff pachydermique de « Career of evil » jusqu'au vent glacial qui marque la fin d' « Astronomy » a été savamment pesé, et à fait l'objet d'un peaufinage d'orfèvres.

En perdant ainsi en spontanéité, BOC gagne en revanche en concision et en efficacité. Tel une entité organique, Secret Treaties mêle inspirations brutales et violentes (« ME 262 », « Dominance and submission ») et expirations qui, mêlées d'ésotérisme et d'une légère touche de psychédélisme, apportent à l'album une substance et une hétérogénéités convaincantes (« Subhuman », « Flaming Telepaths »). On pense de moins en moins à Steppenwolf, à Black Sabbath ou au MC5, mais l'on se contente d'aimer BÖC pour ce qu'il est, à savoir un groupe riche d'une identité propre.

Sans temps mort, à l'exception peut-être du plus faiblard « Cagey Cretins », Secret Treaties enfile les perles et s'impose au fil des écoutes comme un album d'une richesse insondable. Même les titres les plus « superficiels », parmi lesquels l'incroyable pépite hard rock « ME 262 ») sont prétextes à des jams endiablées en live, et sont riches d'une force lyrique appréciable bien que souvent incompréhensible pour les non-initiés. « Dominance and submission », chantée par un Albert Bouchard hâbité, hypnotise grâce à son riff et sa montée en puissance qui en font un des meilleurs titres de l'album, tout comme « Flaming Telepaths », qui se montre plus grandiloquent de par son piano introductif et ses couplets en accords majeurs, lumineux et irrésistibles. Et comment ne pas mentionner la pépite de l'album qu'est « Astronomy » ? Mystérieux, à la fois délicat et obscur, tout juste sait-on de ce morceau qu'il est basé sur une saga littéraire écrite par Sandy Pearlman une dizaine d'années plus tôt, dans laquelle il est question de cosmos et d'univers en expansion. Cette saga épique servira, quelques années plus tard, de base à l'album Imaginos. En attendant, « Astronomy », constitue une clef de voûte permettant à l'album Secret Treaties de s'achever de la plus belle des manières, ce titre n'étant pas sans rivaliser avec un certain « Stairway to heaven » de vous savez qui...

Ce troisième album de BÖC permet au groupe américain de se placer enfin sur les rails du succès, s'éloignant de ses inspirations pour s'imposer de lui-même comme un grand nom du hard rock. Sans faute de goût ou presque, l'album s'impose comme une réussite indéniable du quintet. Si vous ne le possédez pas encore, ruez-vous sur la version remasterisée sortie par Sony en 2001, qui propose notamment d'excellentes b-sides issues des sessions d'enregistrement de l'album (« Boorman the Chauffer », « Mommy ») ainsi qu'une reprise surprenante du « Born to be Wild » de Steppenwolf.

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- Eric Bloom (chant, guitare, claviers)
- Albert Bouchard (batterie, chant)
- Donald 'buck Dharma' Roeser (guitares)
- Allen Lanier (claviers, guitare)
- Joe Bouchard (basse)


1. Career Of Evil
2. Subhuman
3. Dominance And Sumission
4. Me 262
5. Cagey Cretins
6. Harvester Of Eyes
7. Flaming Telepaths
8. Astronomy
9. Boorman The Chauffer (bonus Track)
10. Mommy (bonus Track)
11. Mes Dames Sarat (bonus Track)
12. Born To Be Wild (bonus Track)
13. Career Of Evil (bonus Track - Single)



             



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