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HARD ROCK  |  LIVE

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BLUE ÖYSTER CULT - Extraterrestrial Live (1982)
Par LONG JOHN SILVER le 10 Décembre 2015          Consultée 817 fois

En 1982 paraît le – déjà – troisième disque live de BLUE ÖYSTER CULT, soit dix ans après l’avènement du groupe, dont on a coutume chez nous de traduire le nom par « culte de l’huître bleue », ce qui semble erroné puisqu’il paraît plus juste d’employer le terme secte en lieu et place du premier mot,« cult » en anglais pouvant tout aussi bien désigner l’une ou l’autre des significations. Religion étant une autre possibilité à ne pas écarter non plus. L’ésotérisme mêlé à une dimension politique émerge de textes souvent basés sur la science fiction mais également d’une iconographie soigneusement élaborée, comme c’est de nouveau le cas avec Extraterrestrial Live. On se souvient de l’assemblée des moines figurant sur la pochette intérieure du – si j’ose dire – cultissime On Your Feet Or On Your Knees dont se dégageait une impression glaçante à l’unisson des ambiances torves déployées par les chansons du combo, combo dont certains pointeront une fascination malsaine envers le IIIe Reich, ignorant au passage qu’il compte dans ses rangs messieurs Roeser et Bloom, seuls membres originels à encore en brandir l’étendard aujourd’hui.

Autre point relevant de l’aspect visuel, la pochette de On Your Feet étalait ses teintes pastels et précédait le passage du noir et blanc à la couleur, du hard rock proto metal froid à une heavy pop déjà plus chatoyante qui trouvait son apogée mise en image et en son au travers l’impeccable – bien qu’un poil frustrant – Some Enchanted Evening. Puis, les albums se sont succédés, Mirrors n’avait pas convaincu, le groupe partait en capilotade mais voilà qu’il renaissait de ses cendres grâce à la doublette produite par l’incomparable Martin Birch* : Cultösaurus Erectus et Fire Of Unknown Origin. Deux sommets. C’est donc au tour de la pochette de Extraterrestrial Live de s’insérer dans les bacs, on retrouve la lumière froide emplissant un décor réfrigérant, les symboles sont multiples, le titre du disque fait directement référence à une des chansons les plus emblématiques de BÖC, deux dobermans qu’on n’aimerait pas croiser en pleine nuit se posent en gardiens d’un vaisseau spatial d’où descend une des créatures qui illustrait Fire From Unknown Origin et au verso, stupeur ! Six musiciens sont représentés, le batteur Albert Bouchard désignant un gars jusqu’alors inconnu du public. On ne tardera pas à apprendre qu’il s’agit de Rick Downey, un des roadies, qui devient officiellement son successeur… mauvaise nouvelle des étoiles, car Ledit Albert est également un des principaux compositeurs de la formation en plus d’en être un de ses (quatre) chanteurs réguliers.

Albert s’est donc fait virer par ses désormais ex-camarades (dont son propre frère) qui lui reprochaient son implication de plus en plus minimale en tournée et notamment le fait de ne plus participer aux balances pré-concerts. Dont acte, cependant ce coup du destin ne présageait en rien un avenir haletant et malheureusement le pressentiment aller s’avérer juste, la carrière d’un des groupes majeurs du hard-rock sombrant après cela vers une confidentialité relative. Albert Bouchard se voit ici crédité sur deux titres captés en 1980 lors de la mythique tournée Black and Blue**. Qu’on se le dise, Extraterrestrial Live est considéré par beaucoup comme le dernier véritable album du Cult, à la fois double live, best of et cérémonie d’adieu. « Dominance And Submission » et « Black Blade » devenant les deux derniers titres enregistrés où l’on peut entendre le groupe originel au grand complet jouer ensemble. Comme ses prédécesseurs, ETL est une compilation de titres captés sur des dates différentes, pas nécessairement alignés dans l’ordre des set-lists, exposés sans aucun overdubs et dont l’interprétation de haute volée dévoile le potentiel du groupe en concert. Sept de ces titres n’avaient pas encore connu de publication live officielle, dont cinq issus des trois opus studios précédents, ce qui fait peu, alors que toutes ces versions sont d’excellente facture, notamment « Dr. Music », seul extrait de Mirrors, orné d’effets électroniques qui distribuent les pains d’emblée, bien plus pêchu que dans sa décevante version studio. Une seule chanson provient également de l’opus de 1980, la fantastique « Black Blade », époustouflante à nouveau, restent donc trois plages dédiées à FOUO***. À commencer par l’incroyable « Joan Crawford » à l’ambiance malsaine à souhait qui donne l’occasion à Allen Lanier de faire prévaloir une jolie technique pianistique, puis s’ensuit « Burnin’ For You », la ballade imparable chantée par Buck Dharma, mais celle qui parvient à décrocher pompon de la descente aux enfers reste tout de même « Veteran Of The Psychic Wars », dans une mouture étirée par un long autant qu'héroïque solo de guitare dont seul Mr. Roeser/Dharma possède le secret, on reste bouche bée, chaviré par tant de feeling et d’intensité tout en savourant ce voyage dans un au-delà aussi sombre que malfaisant.
Sans quoi l’inquiétant « Dominance And Submission » avait ouvert les hostilités, on retrouve le groupe des débuts, qui ne fait aucun quartier. On n’oublie pas non plus la reprise des DOORS, « Roadhouse Blues » qui laisse l’opportunité à Donald Roeser d’échanger les sortilèges en compagnie de Robbie Krieger, à la façon de sorciers se livrant un duel sans répit. On en frissonne encore.

Franchement, rien qu’avec cela on tenait déjà un album simple tout à fait consistant mais choix a été fait de doubler la dose et donc la durée, sincèrement on ne s’en plaindra pas. Joe Bouchard nous balance son « Hot Rails To Hell » comme au bon vieux temps où tous étaient unis et Eric Bloom succède au micro à frère Albert sur l’inévitable « Cities On Flame ». Évidemment on est à bonne école niveau riffs, ce groupe en possédait la science occulte puisqu’outre les titres précédents on trouvera aussi « The Red And The Black » (une tuerie), « Godzilla » (un classique) et « E.T.I » (irrésistible). De quoi frémir durant de longues nuits de pleine lune. On se quitte, comme de bien entendu avec «( Don’t Fear) The Reaper », incontournable parmi les autres, aussi savoure-t-on ce témoignage en forme de testament car désormais rien ne sera jamais plus comme avant.

* Producteur de Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Black Sabbath, MSG… Iron Maiden !
** Et pour cause puisque cette tournée réunissait BÖC et Black Sabbath période Dio
*** Fire From Unknown Origin 1981

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Eric Bloom (chant, guitare,claviers)
- Donald 'buck Dharma' Roeser (guitare, chant)
- Allen Lanier (claviers,guitare)
- Joe Bouchard (basse,chant)
- Rick Downey (batterie sauf 1 et 8)
- Albert Bouchard (batterie sur 1 et 8)


- disque 1

1. Dominance And Submission
2. Cities On Flame With Rock'n'roll
3. Dr. Music
4. The Red And The Black
5. Joan Crawford
6. Burnin' For You
7. Roadhouse Blues (the Doors)

- disque 2
1. Black Blade
2. Hot Rails To Hell
3. Godzilla
4. Veteran Of The Psychic Wars
5. E.t.i (extra Terrestrial Intelligence)
6. (don't Fear) The Reaper



             



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