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HARD ROCK  |  STUDIO

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1969 Led Zeppelin I
  Led Zeppelin Ii
1970 Led Zeppelin Iii
1971 Led Zeppelin Iv
1973 Houses Of The Holy
1975 Physical Graffiti
1976 Presence
1979 In Through The Out Do...
1982 Coda
2002 The Music Remains The Sa...
2007 Mothership
2012 Celebration Day
 

- Style : Cream, The Yardbirds , Cotton Belly's, Rory Gallagher , Whitesnake, Thin Lizzy, Deep Purple, Bad Company, Kingdom Come, Guns N' Roses
- Membre : California Breed, Jimmy Page & Robert Plant, Them Crooked Vultures, Robert Plant
- Style + Membre : The Firm

LED ZEPPELIN - Physical Graffiti (1975)
Par TOMTOM le 8 Novembre 2011          Consultée 4463 fois

Pouvoir être l’album du Zep préféré de PLANT, ce n’est quand même pas rien. Dans le jargon, on lui a trouvé un autre sobriquet : le chaudron de sorcière. Effluves mystiques donc, mais aussi savoureux mélange de sons et de styles, d’ambiances et de voyages. Physical Graffiti pourrait être la borne kilométrique marquant le carrefour (auriez vous dit « crossroads » ?) au bout de l’itinéraire de Led Zeppelin, la pierre de rosette délicate déchiffrant à elle seule tous les mythes parcourus cinq albums durant. Depuis le III, Led Zeppelin avait abandonné le blues rugueux et séminal de ses débuts. Avec ce double, nous arrivons au terme d’un voyage dans les plus hautes stratosphères de la musique.

Le secret de cet album ensorceleur n’est pas à aller chercher dans ses sessions d’enregistrement : tout bonnement chaotiques, elles seront maintes fois repoussées pour cause d’un John Paul JONES plus ronchon que d’habitude. Bien qu’il soit à bout de souffle, le groupe parvient à rejoindre Headley Grange à l’aube de l’année 1974. De ces sessions sortiront sept titres, les autres étant des enregistrements non retenus lors de l’élaboration des albums précédents. L’idée aurait pu paraître incongrue, en tout cas carrément osée. Fort heureusement les quatre gaillards savent parfaitement ce qu’ils font et, entre nous, sont loin d’être les derniers des branques. Le résultat est là : quinze chansons et autant de fenêtres à ouvrir pour investir la forteresse.

Loin de moi l’idée de fournir chacune des clés, entrer dans Physical Graffiti c’est enfoncer toutes les portes à la fois tant le tout transcende le particulier, l’idéal surpasse la matière. Cette posture holiste et éminemment spirituelle n’empêche cependant pas de remarquer que chacun dans cet album brille de mille feux. Elémentaire me direz vous, c’est du Led Zeppelin après tout. Mais ici plus que n’importe où ailleurs, les quatre apprentis sorciers maîtrisent leur art jusqu’au bout des doigts. Cinq mots suffiront : « In My Time Of Dying », pièce ahurissante de onze minutes, en une prise vierge de tout overdub. Tandis que Jimmy PAGE s’y tricote un riff au bottleneck sorti d’outre tombe, John BOHNAM se fend d’un rythme tribal aux variations surhumaines et largement indescriptible car dépassant tout ce que permet le vocabulaire français. Et puis il y a ce solo, encadré par les complaintes mystiques de Robert PLANT et la basse glissante de John Paul JONES. Blues tout droit tiré du delta (et composé en pleine verdure anglaise), PLANT y chante Jesus et des volutes morbides, ses camarades, eux, semblent définitivement avoir vendu leur âme au diable, pour jouer comme personne bien évidemment.

« In My Time Of Dying » est la quintessence de l’esprit de Physical Graffiti, pierre angulaire de l’édifice autant que la brèche qui le fait sombrer dans la folie la plus complète. On aurait pu s’attarder sur « Kashmir », voyage oriental hautement hypnotique emmené par la voix fabuleuse de PLANT, par un riff et une batterie réglés comme des métronomes. Un classique instantané et inoubliable, est-il besoin de le préciser ? Le sort se poursuit sur « In The Light » et son intro à la Rainbow, sur le stairway to heavenien (et donc magnifique) « Ten Years Gone », les mielleux « Bron-yr-Aur » (où PAGE s’impose comme un des plus grands guitaristes de folk, si on n’en était pas déjà persuadé) et « Down By The Seaside » qui pourraient faire craquer les plus burnés d’entre nous…

Les fondations hardos n’auront pas été oubliées avec « Custard Pie » (au riff très Ritchie BLACKMORE, décidemment), « The Rover », « Wanton Song » et « Sick Again ». Une attention toute particulière au funky « Trampled Under Foot » où le duo JONES au clavier et PAGE à la guitare fait des merveilles. Multiplions maintenant le nombre de titres par l’âge du capitaine ainsi que par le nombre de lignes que compte cette (trop courte) chronique afin d’obtenir le nombre de breaks de batterie, d’effusions de guitare ou de prouesses d’écritures contenus dans chacune des onze pépites que renferme la galette. Ainsi, on pourra se faire une certaine idée de ce que représente Physical Graffiti.

Pour l’auditeur, lancer le disque est toujours un moment particulier. Pour les quatre chanoines de l’Abbaye de Monte-à-Regret, ce sera comme une dernière procession : parti de si haut, plus rien ne pourra faire obstacle à la fulgurante descente de la lame.

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Au premier ampli, à droite.


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   (2 chroniques)



- Robert Plant (chant)
- Jimmy Page (guitare)
- John Paul Jones (basse,clavier)
- John Bonham (batterie)


1. Custard Pie
2. The Rover
3. In My Time Of Dying
4. Houses Of The Holy
5. Trampled Under Foot
6. Kashmir
7. In The Light
8. Bron-yr-aur
9. Down By The Seaside
10. Ten Years Gone
11. Night Flight
12. The Wanton Song
13. Boogie With Stu
14. Black Country Woman
15. Sick Again



             



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