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- Style : Led Zeppelin, Whitesnake
- Membre : Scorpions, Kottak

KINGDOM COME - Kingdom Come (1988)
Par GEGERS le 16 Novembre 2012          Consultée 2200 fois

L'histoire de KINGDOM COME est celle d'une ascension, éblouissante et fulgurante, puis d'une chute, d'une longue agonie qui n'a pas encore pris fin. L'histoire de beaucoup de groupes, en fait. Sauf que chez KINGDOM COME, les protagonistes sont permanentés.

Il était une fois, donc, un jeune artiste allemand du nom de Lenny Wolf qui, désireux de faire carrière dans la musique, se rend à peine son adolescence terminée au pays dans lequel tout se passe, les Etats-Unis. Après avoir publié deux albums sous le nom de Stone Fury, passés relativement inaperçus, l'artiste s'entoure d'une bande de jeunes Américains aux dents longues (parmi lesquels le prometteur James Kottak, qui fera les beaux jours de Scorpions à partir de 1996) et s'embarque dans son projet hard rock, KINGDOM COME. Immédiatement, le succès est au rendez-vous. Le premier album Kingdom Come du groupe éponyme s'écoule comme des petits pains, porté par deux singles tournant alors en boucle sur les ondes radio et MTV : « Get it on », mid-tempo bluesy et énergique, et la ballade « What love can be », audacieuse et moins mièvre que ce que les concurrents du groupe pouvaient proposer à l'époque. Le premier single, néanmoins, se fait également oiseau de mauvaise augure : son riff, proche de celui de « Kashmir » de Led Zeppelin, ainsi que la voix de Lenny Wolf, semblable dans sa tessiture et ses intonations à celle de Robert Plant, suscite pléthore de critiques et d'indignations, le groupe se voyant même affublé du surnom peu enviable de « Kingdom Clone ».

Sauf que, si la ressemblance est là, elle n'est pas pour autant scandaleuse. Si Lenny Wolf joua dans un premier temps la mauvaise foi, refusant de reconnaître l'influence du Dirigeable sur son groupe, il s'agissait plus d'une volonté de se défendre et de ne pas être classé dans la catégorie des suiveurs du groupe de Jimmy Page. Car KINGDOM COME est bien plus qu'une copie de Led Zeppelin. Bien sûr, la voix du chanteur rappellera Plant, mais il ne s'agit en aucun cas d'une posture ou d'une singerie. Lenny Wolf chante de manière naturelle, sans forcer son timbre puissant et nuancé. Et puis, les résonances bluesy restent minoritaires sur un album qui propose le plus souvent du hard US parfaitement ancré dans son époque, certes moins festif et hédoniste que celui proposé par des groupes comme Bon Jovi, Tesla ou Dokken, mais gonflé de riffs marquants et de refrains mémorisables : « Living out of touch », lancinant et sensuel, « Pushin' hard », l'acoustique « Loving you » ou l'électrisant « Shout it out » et sa rythmique entraînante sont autant de morceaux qui offrent une caution artistique au groupe américano-germanique.

Autant de morceaux de qualité qui, couplés à la production rugueuse de Rob Rock, permirent à ce premier album de KINGDOM COME d'être certifié platine quelques mois à peine après sa sortie. Un succès fulgurant donc, qui permit au groupe de se faire connaître plus encore en participant à la version américaine des Monsters of Rock en 1988, en compagnie des mastodontes de l'époque Van Halen, Scorpions et Dokken. Malgré la mainmise (déjà) de Lenny Wolf sur son groupe, ce premier album constitue un travail collaboratif qui porta ainsi rapidement ses fruits. La guitare lead de Danny Stag, lumineuse, participe autant que la frappe de James Kottak à renforcer les qualités musicales d'un album dont les amateurs de hard US se délecteront, en attendant la suite.

Quelques clips pour les coupes de cheveux :
Get It On :http://www.youtube.com/watch?v=nq1tpCkAecI
What Love Can Be : http://www.youtube.com/watch?v=emKO_TPnI4M&feature=related

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   GEGERS

 
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- Lenny Wolf (chant)
- Danny Stag (guitare)
- Rick Steier (guitare)
- Johnny B. Frank (basse)
- James Kottak (batterie)


1. Living Out Of Touch
2. Pushin' Hard
3. What Love Can Be
4. 17
5. The Shuffle
6. Get It On
7. Now Forever After
8. Hideaway
9. Loving You
10. Shout It Out



             



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