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LYNYRD SKYNYRD - (pronounced 'lĕh-'nérd 'skin-'nérd) (1973)
Par MASTCARD le 31 Décembre 2012          Consultée 2093 fois

Il était une fois, dans une grande ville du sud-est des Etats-Unis, un homme tout à fait ordinaire qui exerçait la profession d’enseignant de gymnastique au lycée Robert E. Lee. Dans sa jeunesse, en bon américain tout à fait ordinaire, il fut enrôlé dans l’armée après avoir obtenu son diplôme dans ce même lycée. En bon américain tout à fait ordinaire ayant fait l’armée, il était très conservateur et ne demandait qu’à passer le reste de sa vie peinard, à faire le métier qu’il aime, avec l’honneur immense d’avoir servi sa nation. En bon américain tout à fait ordinaire, orgueilleux, conservateur et aigri par la guerre, il avait en horreur la soudaine mouvance hippie qui sévissait depuis le milieu des années soixante. En bon citoyen du pays de la Liberté, perpétuellement en guerre contre le Mal, il sentait monter en lui la rage des champs de bataille quand se présentait à lui un élève touché par ce fléau, longs cheveux au vent. Cet homme tout à fait ordinaire aurait pu vivre le reste de son existence comme il l’entendait, s’il n’y avait pas eu, parmi ces élèves frappés par le Mal, une formation de rock-sudiste, qui décide de renommer leur groupe en parodiant le nom de leur vaillant professeur, notre homme tout à fait ordinaire, Leonard Skinner.

Voilà pour la petite histoire.

Si on les connaît sous ce nom à partir de 1973 et leur premier album, que voici, il faut savoir que nos gars de Jacksonville se connaissent et jouent ensemble depuis 1964. Le noyau dur du groupe est composé du chanteur Ronnie Van Zant, et des guitaristes Gary Rossington et Allen Collins ; d’ailleurs la majorité des morceaux qui finiront sur ce premier album est composée par le trio. Le batteur Bob Burns s’ajoute rapidement dès 1965. Ensuite pendant huit ans, les différentes formations s’enchaînent autour du quatuor. Plusieurs musiciens dont Ricky Medlocke (qui partira fonder BLACKFOOT, un autre pionnier du rock-sudiste), ne resteront pas plus d’un an dans le groupe. Ce manque de stabilité explique, entre autre, la sortie tardive du premier album. Mais nos gars sont de vrais bosseurs (aux dires même de Monsieur Skinner) : le groupe tourne dans les clubs et répète sans arrêt, avant de se faire enfin remarquer par Al Kooper. Ils signent chez MCA pour la somme pitoyable de 9000 dollars, et enregistrent tant bien que mal (ambiance détestable entre les musiciens et le producteur) ce premier album.

Voilà pour l’autre petite histoire.

Ce travail acharné de la part des membres du groupe est audible dès le premier titre. Il règne entre les musiciens une véritable synergie, tout est en place, c’est une musique à la fois carrée et souple. Les trois guitaristes solistes (c’est la première fois qu’on comptait autant de gratteux dans une formation) dévoilent le fruit de leurs répétitions en nous assenant des riffs acérés et des solos efficaces, techniques sans être trop démonstratifs. Alternant entre un rock incisif dopé au country, la ballade mélancolique, et le blues en acoustique, cet album est un véritable hommage à l’esprit du sud des Etats-Unis. « Mississippi Kid » en est l’exemple le plus frappant, à la limite de la caricature. Mais par ces arrangements simplistes elle contraste avec le reste de l’album ; tout comme « Things Goin’ On », qui surprend avec ce piano enjoué qu’on dirait sorti d’un film de Chaplin. Ces « intrusions », que l’on peut aussi prendre comme un trait d’humour, apporte de la variété à un album qui, sans cela, aurait peut-être été trop monotone. Monotone car le tempo est globalement lent, et parfois semble identique sur plusieurs morceaux : « I Ain’t The One » et « Poison Whiskey » par exemple. Heureusement, la cadence est accélérée une fois l’artillerie électrique de « Free Bird » lancée, pour achever l’album sur l’envol d’un oiseau, un décollage d’avion, comme si le groupe s’était retenu tout ce temps et se libérait enfin ; peut-être le signe d’une discographie future encore plus prometteuse. Et même si ce célèbre solo n’est pas improvisé, une telle « alchimie guitaristique » est rare et délectable.

Voilà pour l’album.

Avec (pronounced 'lĕh-'nérd 'skin-'nérd), LYNYRD SKYNYRD popularise pour de bon le rock sudiste, plus encore que le Allman Brothers Band. La ballade « Tuesday’s Gone » est un succès, « Simple Man » a un côté fédérateur qui la rend vite incontournable, et « Free Bird » est rapidement devenu l’archétype du morceau sudiste, qui en inspirera d’autres… Ces trois morceaux propulsent l’album et le groupe au sommet. Comparé aux Rolling Stones et aux Allman Brothers, LYNYRD SKYNYRD est, après un unique album, déjà (ou plutôt enfin) un grand groupe.

Et voilà pour la légende…

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   MASTCARD

 
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- Ronnie Van Zant (chant)
- Gary Rossington (guitare)
- Allen Collins (guitare)
- Ed King (guitare, basse)
- Billy Powell (claviers)
- Bob Burns (batterie)
- Leon Wilkeson (basse sur 2,6)
- Al Kooper (basse, mandoline, choeurs, mellotron, orgue)
- Robert Nix (batterie, percussions)
- Bobbye Hall (percussions)
- Steve Katz (harmonica)


1. I Ain't The One
2. Tuesday's Gone
3. Gimme Three Steps
4. Simple Man
5. Things Goin' On
6. Mississippi Kid
7. Poison Whiskey
8. Free Bird



             



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