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METALLICA - Kill 'em All (1983)
Par SASKATCHEWAN le 13 Février 2014          Consultée 2714 fois

La genèse de METALLICA est une telle succession d’évènements improbables qu’on se demande comment leurs petits copains de l’époque n’ont pas jeté l’éponge, dégoûtés par cette réussite quasi-surnaturelle. La rencontre entre James Hetfield et Lars Ulrich est une énigme à elle seule. En avril 1981, le gamin paumé de Los Angeles, le guitariste taciturne, chanteur malgré lui, auditionne un ado danois tombé du ciel, collectionneur maniaque de tout ce que la Grande-Bretagne produit de bruyant et de méchant à l’époque. C’est un coup de foudre à l’envers : les piètres qualités de batteur d’Ulrich ne produisent pas une grosse impression sur Hetfield et son pote bassiste Ron McGovney.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter le culot de Lars Ulrich, qui parvient à réserver un morceau pour son groupe sur la compilation Metal Massacre de son pote Brian Slagel, fervent chroniqueur de la scène metal de Los Angeles. Ulrich a besoin d’un groupe ; il rappelle Hetfield et McGovney, qui sautent sur l’occasion : METALLICA est né. Le jeune trio reprend le répertoire de l’ancien groupe de Hetfield, LEATHER CHARM, en particulier « Hit the Lights », une chanson-manifeste pleine de fougue adolescente choisie pour figurer sur Metal Massacre.

METALLICA n’a plus qu’à faire fructifier ce coup de pub inespéré. D’abord, il faut trouver un second guitariste. Après quelques atermoiements, c’est chose faite avec Dave Mustaine, un talent brut agrémenté d’un caractère de merde. Lassé d’allonger la thune en permanence et de se faire bizuter par Mustaine, McGovney quitte le groupe après avoir participé à quelques concerts et enregistré deux démos, dont No Life ‘til Leather, qui révèle METALLICA aux metalleux de la Côte Ouest. Ulrich et Hetfield mettent le grappin sur Sa Majesté des bassistes Cliff Burton, qui fait déménager METALLICA à San Francisco en décembre 1982, où le public s’est montré plus réceptif au heavy metal véloce pratiqué par le groupe.

Une fois de plus, ce sont les coups de chance et la gouaille d’Ulrich qui vont permettre à METALLICA de pendre toute le monde de vitesse. La démo No Life ‘til Leather a atterri entre les mains de Jon et Marsha Zazula, disquaires spécialisés metal à New-York, qui s’entendent avec Ulrich pour financer une série de concerts sur la Côte Est en première partie de VENOM. Le groupe charge tout son matos dans un van et s’embarque dans une calamiteuse traversée des Etats-Unis, à l’issue de laquelle Mustaine est viré du groupe à cause de son tempérament volcanique et de ses addictions naissantes. Dans l’urgence, Hetfield et Ulrich jettent leur dévolu sur le guitariste d’un autre groupe de San Francisco : Kirk Hammett d’EXODUS, qui s’envole pour New-York.

Parqués dans une salle de répétition insalubre dans le Queens, le nouveau METALLICA en profite pour enregistrer son premier album, Kill ‘em All, aux Music America Studios de Rochester. Sorti le 25 juillet 1983 sur Megaforce Records, le nouveau label fondé par Jon Zazula, le premier opus de METALLICA est un cocktail savoureux d’énergie juvénile et de complexes adolescents. Chaque membre du groupe apporte une partie de sa rage et de son idéal musical. Hetfield, plus guitariste que chanteur, évacue son manque de technique vocale en hurlant comme un possédé. Ulrich, fan indécrottable de DIAMOND HEAD, MOTÖRHEAD, SAXON et consorts, alimente les morceaux du groupe des riffs de ses idoles. Burton, bassiste extraterrestre, signe un instrumental bouillonnant nourri par ses nombreuses expériences musicales (« (Anesthesia) – Pulling Teeth »). Hammett, sage et docile, reprend l’héritage de Mustaine à la note près, quitte à rester dans l’ombre du grand absent.

Pour toutes ces raisons, Kill ‘em All est l’album de METALLICA qui sonne le moins METALLICA. La patte « Mustaine » est omniprésente malgré son éviction. Il y a comme un avant-goût de MEGADETH qui traîne sur certains morceaux, avec des riffs acérés qu’Hammett s’applique à jouer à une vitesse supersonique. Rien qu’avec le riff principal et les deux soli de « Hit the Lights », il fait cramer tous les radars de l’époque. Le temps de mimer une cavalcade à la IRON MAIDEN (« The Four Horsemen ») et de singer Lemmy Kilmister (« Motorbreath »), et la machine repart de plus belle, avec « Whiplash », ou l’essence même du coup de pied au cul exprimée en quatre minutes et six secondes. L’album culmine sur « Phantom Lord », une composition alambiquée qui n’aurait pas fait tache sur Ride the Lightning. Hetfield achève le morceau sur un croassement furieux particulièrement jouissif : « FALL TO YOUR KNEEEEEES AND BOW TO THE PHANTOM LOOOOOORD ! »

Tout n’est pas parfait sur Kill ‘em All, loin de là. Ulrich a parfois du mal à suivre le rythme à la batterie. Certains morceaux, « Jump in the Fire », « No remorse », « Metal Militia », noient leur excellent riff principal dans une bouillie sonore qui s’étire en longueur. « Seek and Destroy » est déjà grand, mais comparée aux versions live avec Jason Newsted, la version studio paraît presque trop timide. Reste un bon premier album, plein d’imperfections certes, mais riche en tueries radicales jouées pied au plancher. En 1983, avec Show No Mercy de SLAYER, Kill’ em All fait passer la New Wave of British Heavy Metal pour de sympathiques joueurs de mandoline que l’on peut désormais recommander à maman. Deux ans à peine après sa naissance fortuite, METALLICA est déjà un groupe à part…

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   (3 chroniques)



- Cliff Burton (basse)
- Kirk Hammett (guitare)
- James Hetfield (chant, guitare)
- Lars Ulrich (batterie)


1. Hit The Lights
2. The Four Horsemen
3. Motorbreath
4. Jump In The Fire
5. (anesthesia) Pulling Teeth
6. Whiplash
7. Phantom Lord
8. No Remorse
9. Seek & Destroy
10. Metal Militia



             



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