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METALLICA - Master Of Puppets (1986)
Par SASKATCHEWAN le 14 Mars 2014          Consultée 2699 fois

La tradition veut qu’avant 1991, METALLICA n’ait été qu’un groupe philanthrope, une association à la vie-à la mort de quatre gamins incorruptibles bien décidés à dire merde au système. Si l’on suit cet ordre d’idée, le Black Album est une trahison éclatante digne des pires princes félons sortis de l’imagination de Walter Scott. La vie faisant rarement l’effort de ressembler à un roman de Walter Scott, il faut bien avouer que le moteur de METALLICA, et ce dès 1981, c’est l’ambition qui dévore Lars Ulrich et James Hetfield. METALLICA n’a jamais été programmé pour être le porte-étendard des « valeurs » du metal, mais pour égaler un jour les LED ZEPPELIN, les DEEP PURPLE, les AEROSMITH, tous ces groupes qu’un ado rêvant de gloire, qu’il soit danois ou californien, ne peut que rêver d’égaler.

La première avancée significative dans cette quête de grandeur se produit dès août 1984, quand METALLICA s’associe à Q-Prime, une boîte de management dirigée par Peter Mensch et Cliff Burnstein qui a fait parler d’elle grâce au succès de DEF LEPPARD aux Etats-Unis. En parallèle, le groupe quitte le label indépendant Megaforce pour rejoindre Elektra, filiale de la Warner, qui va mettre toute sa force de frappe au service du jeune phénomène. Ce soutien de poids permet à METALLICA de prendre son temps pour enregistrer son troisième album : Master of Puppets. La phase de composition s’étale durant tout l’été 1985, et l’enregistrement lui-même dure trois mois sous l’égide de Flemming Rasmussen, toujours aux studios Sweet Silence de Copenhague.

Ce qui frappe d’emblée sur Master of Puppets, outre l’intro monumentale de « Battery », c’est sa ressemblance avec son prédécesseur : l’agencement des morceaux est le même à peu de choses près et les quatre musiciens n’ont pas beaucoup évolué, sauf peut-être James, qui s’affirme comme un chanteur et un parolier de premier plan. Tout commence donc par un hymne thrash avec « Battery », comme sur Ride the Lightning : les guitares fusent, Hetfield hurle à la mort et la batterie est tellement massive qu’on a l’impression d’avoir l’oreille collée contre la grosse caisse tout le long du morceau. Pas le temps de souffler : l’intro de « Master of Puppets » déboule, guitares au clair, pour une des minutes les plus démentielles de l’histoire du metal. Je n’échangerais pas la première minute de « Master of Puppets » contre la discographie entière de certains autres groupes… Après une minute pareille, le reste du morceau ne peut qu’être excellent, et il l’est !

METALLICA laisse parler toute sa puissance évocatrice sur « The Thing that Should not Be », deuxième incursion du groupe sur les terres de H.P. Lovecraft (encore un qui n’a pas volé ses initiales…). L’ambiance de ce titre est vraiment malsaine, avec des guitares bourrées d’échos en arrière-plan, une batterie monstrueuse et un Hetfield plus possédé que jamais. « Welcome Home (Sanituarium) » complète le quatuor parfait de ce début d’album, et martèle l’évidence : l’aliénation mentale est le fil rouge de Master of Puppets. Puisqu’il faut absolument mettre des mots sur ce morceau génialement indescriptible, disons que Kirk Hammett mériterait la béatification pour ce second solo venu d’ailleurs.

Difficile de ne pas décrocher ensuite, quand METALLICA entame son quart d’heure idéologique. « Disposable Heroes » aurait pu être un excellent morceau de thrash s’il ne s’étirait pas sur 8 longues minutes. Hetfield, avec sa voix caverneuse, aurait fait un très bon sergent instructeur. Le riff principal de « Leper Messiah » est encore moins impressionnant, le groupe ne perdrait pas grand-chose à l’accorder à Mustaine. « Damage Inc. » rééquilibre les comptes : les four horsemen jouent à 200 à l’heure, histoire de ne pas laisser le monopole de l’agression sonore à Reign in Blood.

Reste « Orion ». Après la sortie de Master of Puppets en février 1986, le groupe s’embarque dans une tournée mondiale, qui parcourt les Etats-Unis avant de s’arrêter en Europe. Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1986, alors que les deux bus de la tournée font route vers Copenhague, le premier bus qui transporte les membres du groupe se retourne sur la chaussée après une violente embardée. Cliff Burton est éjecté par la fenêtre ouverte lors de l’accident, et meurt écrasé par le bus renversé. Il est tentant de faire d’« Orion » un morceau prophétique, le testament d’un des bassistes les plus originaux et créatifs de son temps. Mieux vaut laisser ce rôle-là à « To Live Is to Die ». Orion, lui, n’a pas grand-chose à voir avec la mort : c’est un morceau où résonne à chaque note le talent d’un compositeur bien vivant, une lente progression où Burton et sa basse disposent chaque élément avec une intuition géniale digne des plus grands.

Master of Puppets n’est pas l’album de METALLICA qui égale Ride the Lightning. La lourdeur de « Disposable Heroes » et « Leper Messiah » tranche désagréablement avec l’immédiateté de « Trapped Under Ice » et « Escape ». Là n’est pas l’essentiel : cet album, malgré quelques faiblesses, contient lui aussi des passages absolument ahurissants qui ont redéfini un genre tout entier. Le fait que METALLICA soit revenu deux ans plus tard avec un album encore meilleur vous donne une idée du potentiel du groupe à son zénith.

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   (2 chroniques)



- James Hetfield (chant, guitare)
- Lars Ulrich (batterie)
- Cliff Burton (basse, chœurs)
- Kirk Hammett (guitare)


1. Battery
2. Master Of Puppets
3. The Thing That Should Not Be
4. Welcome Home (sanitarium)
5. Disposable Heroes
6. Leper Messiah
7. Orion
8. Damage, Inc.



             



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