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METALLICA - Hardwired... To Self-destruct (2016)
Par SASKATCHEWAN le 7 Février 2017          Consultée 1934 fois

« Programmé… pour s’autodétruire »… Est-il possible que METALLICA ait choisi un nom d’album pareil sans penser à sa carrière depuis Load ? On ne compte plus les fois où les Four Horsemen ont appuyé sur le bouton rouge : Load-Reload, l’affaire Napster, Saint-Anger, Lulu. À part les ROLLING STONES, quel groupe s’est risqué à faire enrager ses fans à ce point ? Si METALLICA était de la haute noblesse, « Hardwired… to Self-destruct », traduit en latin, aurait pu être la devise de la maison !

L’annonce que le nouveau-né serait un double-album n’a fait que confirmer l’évidence : ces types sont des kamikazes. Déjà que les malheureux sont incapables d’élaguer leurs compos en temps normal, qu’est-ce qui leur prend de se lancer dans un récital étalé sur deux disques ? Et ils trouvent encore le moyen de caler un inédit en ouverture du troisième CD bonus (pas mal, ce « Lord of Summer ») ! Cela dit, si l’on se pose un instant auprès de son boulier, qu’on enfile sa plus belle chemise à rayures de comptable, on ne peut que remarquer que les deux disques de Hardwired ne font en tout et pour tout que deux minutes de plus que Death Magnetic, et un peu moins que Load tout seul. On est loin de l’orgie tant redoutée !

Quand débarque le premier single, « Hardwired », l’aiguille du tripomètre s’en va faire un tour dans des zones proscrites aux cardiaques et aux femmes enceintes. Hommage évident à « Battery », ce morceau d’ouverture possède le riff de l’espoir, celui qui met à genoux au milieu du salon, la hargne retrouvée d’Hetfield couverte par des « Hare Krishna ! Hare Rama ! ». Même Ulrich est bien en place ! La bonne impression se transforme en joie trépidante à l’écoute des deux courts formats suivants. « Atlas, Rise! », qu’on espère être une référence aux Grecs plutôt qu’à Ayn Rand, opère dans un registre plus heavy, avec un refrain assez bateau qui finit néanmoins par s’incruster dans les synapses. Le dernier et non des moindres, « Moth into Flames », est un hybride particulièrement réussi, avec un riff « rangers sur la table » digne du Black Album et une ligne vocale qui rappelle les meilleures mélodies de Load (si, il y en avait, mauvaises langues !).

Load, justement. Derrière la production massive, on devine quelques références au mal-aimé de la discographie des Mets. Le chant de Hetfield, surtout, est par endroit beaucoup plus rock que metal : sur « Now That We’re Dead », « Halo on Fire » et « ManUNkind ». Hélas, le jumeau difforme est aussi de la partie : les longueurs pseudo-psychédéliques de « Am I Savage? » et « Dream No More » ne sont pas sans rappeler Reload. On trouve aussi quelques compos frustrantes, la plus emblématique étant « Halo on Fire ». Tout commence de manière assez quelconque, et il faut attendre trois minutes pour que le morceau décolle vraiment à la faveur d’un break bien mené. Mais à partir de là, quel pied !

À vrai dire, pour la première fois depuis bien longtemps, un album de METALLICA donne l’impression que ses quatre musiciens ne sont pas complètement rincés. Hetfield est irréprochable, il n’avait pas été aussi juste depuis Garage. Ulrich a retrouvé un niveau correct, mais il a la sale manie de meubler ses trous d’air à coups de cymbales (« Dream No More »). Hammett parvient à placer de bons solos (« Here Comes Revenge »), même si tout n’est pas d’une originalité renversante (« Murder One »). Trujillo est sans doute celui qui est le plus à la peine, cantonné comme il est à son rôle de porteur d’eau en studio. Les passages où on l’entend distinctement (l’intro de « ManUNkind » par exemple) démontrent pourtant que c’est un excellent musicien.

Histoire d’emporter le cœur des indécis, METALLICA a choisi de sortir son atout maître en toute fin de partie. Hardwired… to Self-Destruct finit comme il a commencé, sur une charge thrash de derrière les fagots. « Split Out the Bone » vient conclure en beauté un disque deux pourtant moins convaincant que le premier. Alors que les pointes de vitesse de Death Magnetic laissaient une douloureuse impression de R5 en surrégime, le METALLICA de 2016 semble avoir beaucoup plus d’énergie à revendre… Ce n’est pas le concert à Rasputin Music placé sur le CD trois qui fera dire le contraire !

En dépit de ses nombreuses longueurs et de quelques morceaux trop reloadiens pour être honnêtes, ce dixième album studio des Californiens est un bon cru. Au regard de ce qui précède, c’est un véritable petit miracle, d’autant plus que le format choisi, le double-album, avait tout du traquenard. C’est tout à l’honneur de METALLICA de s’en être tiré.

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   SASKATCHEWAN

 
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- James Hetfield (chant, guitare)
- Kirk Hammett (guitare)
- Robert Trujillo (basse)
- Lars Ulrich (batterie)


1. Hardwired
2. Atlas, Rise!
3. Now That We're Dead
4. Moth Into Flame
5. Dream No More
6. Halo On Fire

1. Confusion
2. Manunkind
3. Here Comes Revenge
4. Am I Savage?
5. Murder One
6. Spit Out The Bone

- Disque Bonus édition Deluxe
1. Lords Of Summer
2. Ronnie Rising Medley (rainbow Medley)
3. When A Blind Man Cries (deep Purple)
4. Remember Tomorrow (iron Maiden)
- Live à Rasputin Music, 16/04/16
5. Helpless (diamond Head)
6. Hit The Lights
7. The Four Horsemen
8. Ride The Lightning
9. Fade To Black
10. Jump In The Fire
11. For Whom The Bell Tolls
12. Creeping Death
13. Metal Militia
14. Hardwired



             



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