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- Membre : Stray Cats, Dust

Brian SETZER - Nitro Burnin' Funny Daddy (2003)
Par ERWIN le 18 Juillet 2011          Consultée 1520 fois

Pour son onzième album solo, le roi des matous de gouttière à ressorti le Hot rod enflammé. Une réminiscence de Ran’t’n’rave ? Une volonté de symboliser les roots, banane en avant, look de Teddy boy, les docks, le revers bien visible du jean ? Avouons-le : Brian Setzer n’est jamais décevant, et cette livraison se présente ainsi dans ses meilleurs atours. Nous sommes en 2003, et le « Rockabilly rebel » a désormais 44 ans.

La Gretsch rugit ainsi que la Lespauls de Billy Gibbons sur « Sixty years », sa voix est en revanche moins bourru qu celle du révérend. Le titre outre une rythmique en béton armé, est le digne descendant de « Runaway boys », en plus méchant, puisqu’il en profite pour glisser quelques attaques sur le big bizness et la big money.
La Grestch, toujours elle, est nucléaire sur l’intrumental « Rat pack boogie », le solo est à peine croyable tellement il est jouissif. Brian est le seul guitariste de Rock’n’roll/Rockabilly a faire passer de telles émotions avec son instrument… Pire, on jurerait qu’il est encore dans l’insouciance de ses 20 ans.

L’essai transformé de « The wild wind » nous plonge dans une ambiance à la Morriconne -on dirait aujourd’hui à la Tarantinno finalement, excusez moi d’être un vieux con !-. Je la trouve épique et superbement éxécutée. On y trouve tous les ingrédients propres à une BO de qualité, absolument géniale, avec même un petit coté amérindien sur le riff de guitare.
Un ch'tit coup de gospelisation sur la prière qu’est « St Jude », une nouvelle curiosité. Pour le moins , il y a de tout sur ce skeud.

On retrouve tout de même sur « Luck be a lady » une intervention du Big Band des familles, comme sur le Brian Setzer orchestra. La chanson est une véritable tuerie, un travail d’orfèvre sur les orchestrations avec un Brian en pleine possession de ses moyens. Une véritable perle.
Je parviens d’ailleurs à l’écouter en boucle un paquet conséquent de fois. Cette symbiose entre la Gretsch agile et foisonnante d’idées du chaton qui croone tel Dean Martin, et la section des cuivres titanesque est un régal pour les sens.

Les deux versions de « When the bells don’t chime » présentent la facette bluegrass de sa musique, d’autant que la seconde propose un banjo en droite ligne issu des champs de coton du mississipi, ce mec sait tout faire. Le titre est terriblement adictif, impossible de ne pas taper du pied là dessus.

On s’approche carrément du Psychobilly sur « Don’t trust a woman » ou l’agressivité de la guitare transforme littéralement l’identité de la compo de Brian.
« That someone just ain’t you » et “To be loved” sont deux slow doowap sympas.
“Ring ring ring” de même que « Smokin and burnin » sont très typées Stray Cats, il fallait bien les citer quelque part ! Du Rockabilly de bon aloi mais qui ne révolutionne pas la musique.

A lui tout seul, Brian Setzer symbolise le Rock’n’roll depuis plus de 30 ans, comme s’il conjuguait le charisme d’Elvis, le talent de guitariste d’Eddie Cochran, la voix de Gene Vincent, le talent de compositeur de Carl Perkins. Ce mec est une véritable tornade. A ce titre et pour nous enchanter depuis si longtemps sans s’auto-plagier ou connaitre une baisse de régime, il mérite toute notre admiration, ainsi qu’une place entre le King et Eddie Cochran pour sa contribution essentielle à la musique populaire depuis 1980.
Du fait de sa diversité et du plaisir ressenti à son écoute, cette énième aventure mérite 4 étoiles.

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   ERWIN

 
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- Brian Setzer (chant, guitare, banjo)
- Johnny 'spaz' Hatton (contrebasse)
- Bernie Dresel (batterie, percussions)


1. Sixty Years
2. Don't Trust A Woman (in A Black Cadillac)
3. When The Bells Don't Chime
4. That Someone Just Ain't You
5. Rat Pack Boogie
6. Ring, Ring, Ring
7. Drink Whiskey And Shut Up
8. Smokin' 'n Burnin'
9. Wild Wind
10. St. Jude
11. To Be Loved
12. When The Bells Don't Chime (banjo Mix)



             



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