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Steve ROACH - Traveler (1983)
Par WALTERSMOKE le 8 Août 2014          Consultée 1559 fois

Continuant sur sa lancée, Steve ROACH ne perd pas de temps et sort en 1983 son deuxième album solo, intitulé Traveler, nom qui serait tout indiqué pour toute sa discographie d'ailleurs, tant la musique du Californien appelle au voyage et à l'apaisement. Il s'agit également du premier album distribué en vinyle, Now étant à l'origine uniquement disponible en cassette : ainsi, un plus large public peut alors être concerné par les œuvres de ROACH.

Au-delà des questions de support, Traveler montre un Steve ROACH semblant effectuer un rétropédalage musical. En effet, ce qui caractérise en premier lieu l'album est un son qui sonne de manière datée. Rien de plus normal, pourrait-on dire au vu de la date. Certes, mais en fait non, puisque même si comparaison n'est pas raison, Now, sorti un an auparavant, sonne plus moderne et a mieux vieilli. Traveler part donc du mauvais pied et verra forcément ses morceaux pénalisés par le travail de production.

Les morceaux, parlons-en et avec plus de détails. Alors que ROACH semblait jouer sur la profondeur ambient sur Now, il privilégie ici les séquences brutes, non accompagnées de nappes de claviers ou si peu, du moins en majeure partie. Le souci, c'est que l'album devient de facto plus mécanique et moins organique. La technique de ROACH, sans être tape-à-l'oeil, est bonne, mais ne fait pas tout, alors même que les bonnes idées ne manquent pas. En témoignent "Worlds", qui ouvre l'album, et le morceau éponyme. Ce dernier, par ailleurs, est une preuve incontestable du lien avec la Berlin School, voire plus : difficile de ne pas faire de lien avec le TANGERINE DREAM de White Eagle, entre autres. La qualité sonore amplifie d'autant la déception, et l'on se prend à imaginer Traveler remixé de bien noble manière.

Ces soucis n'empêchent pas les meilleurs morceaux de l'album de briller. "Time for Time" présente ainsi un séquençage qui ne paie pas de mine de prime abord, mais finit par marcher. "Canyon Sound", pour sa part, explore la voie ouverte par "Cloud Motion" sur Now, et préfigure autant les merveilles purement ambient à venir. Quant à "Worlds", sa vivacité et son caractère brut de décoffrage sont à même de dérouter plus d'un, avant de finalement séduire.

Avec Traveler, Steve ROACH ne confirme qu'à moitié son talent. Le musicien en a encore sous la pédale, mais semble hésiter un peu, sans compter le problème de la production bien sûr. Mais patience, le Californien n'en est encore qu'à ses débuts, et un monument impressionnant attend son heure pour frapper. Un monument... ou plus.

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- Steve Roach (tout)
- Will Morris (percussions sur 5)


1. Worlds
2. Mysteries Continue
3. Light Sound
4. Snow Canon
5. Traveler
6. T.b.c
7. Canyon Sound
8. Time For Time
9. Reflector



             



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