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Klaus SCHULZE - X (sechs Musikalische Biographen) (1978)
Par WALTERSMOKE le 20 Février 2013          Consultée 2810 fois

Dix albums, ça se fête ! C'est du moins ce que Klaus SCHULZE s'est sans doute dit en 1978, puisqu'à ce moment-là, ça fait 6 ans qu'il mène sa carrière solo tranquillement, en s'imposant comme un grand maître de la musique électronique. Aussi, pour marquer le coup, il décide de composer un double album dédié à certains personnages qu'il affectionne tout particulièrement, six pour être précis, d'où le sous-titre de X, à savoir Sechs Musikalische Biographen. Et au vu des hommes choisis, l'on se rend compte que SCHULZE n'a pas une culture négligeable, loin s'en faut, puisque sont mis à l'honneur Friedrich Nietzsche (bon, tout le monde le connait, lui), les écrivains Heinrich von Kleist, Georg Trakl et Frank Herbert (le seul anglo-saxon, d'ailleurs) ainsi que le musicien Friedemann Bach et le roi Louis II de Bavière.

Et dès les premières minutes du premier CD, le décor est planté : SCHULZE rend hommage de manière flamboyante et réussie à ces artistes, en utilisant de manière splendide les séquenceurs qu'il allie à la force lyrique et flamboyante des instruments classiques. Ainsi, sur "Friedrich Nietzsche", la combinaison de la batterie de Harald GROßKOPF, des choeurs majestueux et des synthés rend vraiment bien, et même si le morceau est « monotone » dans le sens où il ne subit pas de profonde variation, une fois qu'on commence à l'écouter, il est difficile de s'arrêter en plein milieu, tellement le morceau est profond et puissant. Mais à ce titre génial succèdent trois morceaux bien meilleurs. D'abord, il y a "Georg Trakl" et "Frank Herbert", soit les deux titres de X sans la présence remarquable d'instruments classiques, les plus électroniques : le premier constitue une espèce d'interlude fort plaisante où le sentiment de calme prédomine, et le second n'est ni plus ni moins qu'un nouveau festival de séquences remarquablement bien travaillées soutenues par une rythmique toujours aussi efficace. Et là, retour à l'alliage classique-électro avec "Friedemann Bach", où les percussions légères soutiennent un titre mélancolique et triste, voire tragique, où les synthés se la jouent pizzicato pour renforcer ce sentiment, et puis les envolées au violon qui parcourent le morceau sont sublimes, vraiment. Si X ne contenait que ces quatre titres, ce serait déjà le meilleur album de SCHULZE.

Mais devinez quoi ? Il y a un deuxième CD, qui contient le plus grand morceau jamais composé par Klaus SCHULZE (en dehors des titres de Dreams), j'ai nommé "Ludwig II von Bayern". Même dans les plus grandes interprétations de musique classique, le caractère épique et magistral présent ici est rare, très rare même. L'orchestre dirigé par Wolfgang TIEPOLD prend toute la place, seuls quelques claviers soutiennent cette véritable démonstration sans concession, et de manière générale la folie qui étreignait le monarque est retranscrite avec fidélité, en témoigne le dernier tiers qui voit les instruments à cordes ne joue que deux notes, comme pour faire écho à une perdition totale, avant de reprendre le thème du premier tiers accompagné cette fois d'une batterie bien rock qui étonne positivement plus qu'elle ne choque.
Et en guise de conclusion à tout ceci, SCHULZE achève l'auditeur avec "Heinrich von Kleist", un morceau issu de la même veine que "Friedemann Bach", avec un violoncelle phénoménal, des choeurs splendides en plein milieu et puis le final du morceau, qui reprend les choeurs de "Friedrich Nietzsche", n'est certes pas à pleurer, mais déclenche une émotion incroyablement forte.

S'il ne faut retenir qu'un seul album de Klaus SCHULZE des années 70, c'est bien X qui se devra d'être choisi tant il présente le compositeur sous son meilleur jour. Et même si la qualité des albums suivants ne sera pas mauvaise, très peu pourront avoir la prétention de le tutoyer. Seule ombre au tableau, pas de morceau qui honore Richard Wagner, bizarre.

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   (2 chroniques)



- Klaus Schulze (claviers, percussions)
- Harald Großkopf (batterie)
- Wolfgang Tiepold (violoncelle, chef d'orchestre)
- B. Dragic (violon)
- Orchester Des Hessischen Rundfunks


1. Friedrich Nietzsche
2. Georg Trakl
3. Frank Herbert
4. Friedemann Bach

1. Ludwig Ii Von Bayern
2. Heinrich Von Kleist



             



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