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HEAVY METAL GOTHIQUE  |  STUDIO

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1988 Danzig
1990 Danzig Ii: Lucifuge
1992 Danzig Iii : How The ...
1994 4p
1996 V : Blackacidevil
1999 6 : 66 Satan's Child
2002 I Luciferi
 

- Membre : The Misfits , Samhain, Black Flag, Ministry, Prong, Queens Of The Stone Age, Ozzy Osbourne , Social Distortion
 

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DANZIG - Danzig Iii : How The Gods Kill (1992)
Par RED ONE le 16 Juin 2015          Consultée 1939 fois

Album après album, Glenn Danzig enfile en ce début de décennie 1990 les perles d'une discographie réellement exemplaire. Après avoir côtoyé l'excellence à plusieurs reprises entre 1982 (Walk Among Us) et 1986 (Samhain III), le crooner gothique du New Jersey laissait exploser son génie torturé sur les deux premiers opus de son nouveau groupe, DANZIG. How The Gods Kill, troisième épisode du cycle, est le dernier album de DANZIG à être affublé d'un chiffre romain, marquant ainsi d'une certaine façon l'aboutissement de ce long processus de métamorphose initié par Glenn dès le split des MISFITS en 1983.
Ce troisième DANZIG peut effectivement être considéré comme un aboutissement. Car plus encore que les deux épisodes précédents, auxquels on pouvait éventuellement reprocher quelques maladresses (mais est-ce vraiment certain ?), Danzig III atteint la perfection. Compositions brillantes, production époustouflante, ambiances majestueuses, et pour couronner le tout, une pochette signée par le maître suisse H.R. Giger, "père" des Xénomorphes de la saga Alien. Ça met tout de suite dans l'ambiance, non ?

Le premier titre de l'album, "Godless", nous fait rapidement comprendre de quoi il retourne : un son tranchant, véloce, très dark, lorgnant sur le thrash metal, rapidement contrebalancé par un retour brutal à des rythmes lents, pesants, très doom. On jurerait voir la Terre entière s'écrouler devant nous, comme si la folie la plus totale nous envahissait. Sur Danzig III, Glenn et sa bande semblent s'éloigner quelque peu des accents très bluesy des deux précédents albums pour s'orienter vers quelque chose de plus mature et de plus complexe. L'écrasante magnificence de "Godless" n'était toutefois qu'une mise en bouche. DANZIG nous fait partager sa profonde mélancolie gothique sur le morceau titre, "How The Gods Kill", superbe moment de doom atmosphérique, à la mélodie poignante. Glenn n'a jamais aussi bien chanté que sur ce morceau très émouvant, qui démarre tout en douceur avant un violent déchaînement de rage. Des aspects presque grunge, lorgnant sur le rock alternatif américain, commencent cependant à poindre dans la musique des Américains, annonçant déjà quelques unes des expérimentations de l'opus suivant, Danzig 4 (1994).

Danzig III ne déçoit jamais : les ambiances développées par le groupe sont réellement uniques, envoûtantes, chaque titre est un petit bijou de rock noir, à l'ADN infernal savamment distillé. L'entêtante "Dirty Black Summer", avec son clip réalisé par Anton Corbijn, est incontestablement le moment fort de l'opus : DANZIG nous balance ici un metal à la croisée des chemins, entre heavy, thrash et doom. Une douce sensation d'ivresse dépressive nous envahit sur "Anything", tourbillon de heavy sombre et raffiné. C'est réellement magique. Même s'il n'est pas aussi présent que sur les deux précédents albums, le blues refait quand même fugacement quelques apparitions remarquables. On relèvera ainsi l'implacable "Bodies", où le groove de basse martial d'Eerie Von met parfaitement en valeur les riffs métronomiques de John Christ. DANZIG se fait impérial et majestueux sur "Left Hand Black", la guitare de John Christ s'y fait rugissante, pendant que Chuck Biscuits et Eerie Von envoient une rythmique thrashy de toute beauté. On navigue ici dans certains aspects de ce metal fusion typique des années 1990, aux sonorités alternatives et aux grooves bien trempés. DANZIG est incontestablement dans son époque, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça défonce tout.

Nous ne sommes cependant pas au bout de nos surprises : "Heart Of The Devil" ressemble presque à du black metal (le chant en moins), les accords de guitare de John Christ y sont réellement sinistres... Voilà qui donne presque envie d'aller brûler quelques églises en Norvège, tiens !
Mais les révélations ne sont pas encore finies : car c'est un Danzig quasiment... pop qui se dévoile sur la surprenante "Sistinas", étonnante ballade doucereuse aux intonations rockabilly. Quel moment ! Glenn Danzig n'a jamais été aussi doux. Néanmoins ce calme apparent masque évidemment la tortueuse tempête qui clôture l'album : "Do Wear The Mark", titre aux sonorités thrash puissantes, est un vrai bijou, de même que la massive "When The Dying Calls".

Plus qu'un album réussi, How The Gods Kill est une expérience. DANZIG accouche en 1992 d'un épais magma gothique, très noir et très compact, dont il est assez difficile de s'échapper. Plus heavy que les Danzig I et II, plus mélancolique, plus tourmenté, plus noir, Danzig III est un monument. Comme un immense monolithe noir dressé en plein milieu d'une plaine désolée. Terrifiant, mais terriblement fascinant.

Alors n'hésitons plus à le proclamer : nous avons peut être ici devant nous le meilleur album de toute la carrière de Glenn Danzig. Probablement son dernier chef d'oeuvre. À réécouter encore et encore...

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   RED ONE

 
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- Glenn Danzig (chant, claviers)
- John Christ (guitare)
- Eerie Von (basse)
- Chuck Biscuits (batterie)


1. Godless
2. Anything
3. Bodies
4. How The Gods Kill
5. Dirty Black Summer
6. Left Hand Black
7. Heart Of The Devil
8. Sistinas
9. Do You Wear The Mark
10. When The Dying Calls



             



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