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- Style : Ariana Grande

Mariah CAREY - Glitter (2001)
Par JEREM le 15 Avril 2017          Consultée 247 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

« Glitter » c’est la tâche noire de la carrière de Mariah Carey. Une période qu’elle voudrait bien oublier, et d'ailleurs, on remarquera que dans les années qui suivirent, elle ne parlera plus jamais de cet opus, qui semblait pourtant lui tenir à coeur à l’époque. Tout commençait pourtant bien. Cet album était dans les tiroirs depuis de nombreuses années, mais son label n’en voulait pas. Carey a dû beaucoup se battre pour imposer son projet, qui deviendra en 2001 la bande originale de son premier film. Vu sa popularité, c’était un boulevard. Et pourtant boom, les galères s’enchainent. L’opus reçoit un accueil terrible, les ventes sont mauvaises - s’expliquant aussi sur le fait que l’album sort le 11 septembre 2001, mauvais karma - et surtout le film censé porté le film est un four abyssal. C’est d’autant plus triste que Carey venait tout juste de signer un nouveau contrat juteux, qui sera réduit en cendres puisqu’elle se fera licencier suite à l’échec du disque, tombant alors en dépression. Une Diva en lambeaux.

Et pourtant, ce disque n’est pas si terrible. Il est même une prise de risque assez intéressante pour la chanteuse qui fait évoluer son son. Il s’adapte en réalité à l’univers du long-métrage qui se déroule dans l’Amérique des années 80. L’ambiance sonore respire donc cette période, avec plusieurs titres teintés de hip-hop, de disco et de funk. Mais ça ne prend clairement pas avec le grand public. Il faut dire que si l’album n’est pas désagréable, il n’y a rien de sensationnel, et il n’y a pas de réel tube. « Loverboy », le premier single est efficace, mais pas si différent de ce qu'elle a pu sortir par le passé. C’est une piste urbaine assez dansante - surtout en version remixée -, mais elle a déjà fait largement mieux. Le deuxième titre exploité ne fait pas plus d’étincelles. « Never too far » est une grande ballade typique de la marque Carey. C’est joli, mais sans éclat.

Elle est déjà plus convaincante quand elle tire sur la corde de la soul avec un titre comme « Reflections » où son interprétation délicate fait la différence. Ce ne sera malheureusement pas assez pour sauver le navire qui sombre. Les deux autres singles sont pourtant bien plus réussis. « Don’t stop » est une bonne piste hip-hop avec une production qui rappelle effectivement les 80’s, c’est bien raccord avec le fil rouge du disque, et donc efficace. Et surtout il y a la reprise torride de « Last night a DJ saved my life », un titre entendu des milliers de fois, et pourtant - encore une fois - elle se l’approprie avec une facilité déconcertante. D’une durée de six minutes, Carey, plus érotique du jamais, fait des miracles en reprenant cet hymne disco. Un tube de presque manqué, car ce sera le seul petit succès du disque dans les charts.

Placée en début de disque, « Lead the way » est une jolie ballade, très bien interprétée. Mais le défaut persiste, ce n’est pas si différent de ce qu’elle faisait dans les années 90. Elle s’en sort mieux que les pistes plus urbaines. « Want you » par exemple, voilà un titre super sympa. C’est frais, sucré, bien interprété. Même chose pour « If we » avec Ja Rule, pas spécialement audacieux pour l’époque, mais ça marche.

Bref, « Glitter » n’est pas la catastrophe souvent vendue, ce n’est pas le carnage auditif d’une chanteuse à la dérive. En tant que bande originale, il peut se défendre, Mariah Carey prenant quelques risques au niveau des sonorités. Mais ce n’est pas un indispensable de sa carrière, loin s’en faut, malgré quelques titres sympas. Cet échec cuisant ne fera qu’écrire la légende, car l’important ce n’est pas tant la chute mais ce qui va suivre. Et Mariah, telle une warrior, va tout faire pour revenir au sommet en signant un mirobolant contrat dans un nouveau label, soit le début d’un nouveau chapitre.

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- Mariah Carey (arrangeuse, productrice, auteur, chant, choeurs)
- Eric Benet (chant)
- Busta Rhymes (chant)
- Steve Hodge (mixage)
- Clark Kent (producteur)
- Torrel Ruffin (guitare)
- Alice Preves (violon)
- Mary Ann Tatum (choeurs)
- Bradley Yost (assistant, mixage)


1. Loverboy (remix) (feat. Da Brat, Ludacris, Twenty
2. Lead The Way
3. If We (feat. Nate Dogg & Ja Rule)
4. Didn't Mean To Turn You On
5. Don't Stop (feat. Mystikal)
6. All My Life
7. Reflections (care Enough)
8. Last Night A Dj Saved My Life (feat. Busta Rhymes,
9. Want You (feat. Eric Benet)
10. Never Too Far
11. Twister
12. Loverboy (feat. Cameo)



             



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