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- Style : The Zombies , The Kinks , Harry Nilsson , Cheap Trick, The Monkees
- Membre : Paul Mccartney , John Lennon , George Harrison , Ringo Starr
 

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The BEATLES - Beatles For Sale (1964)
Par ERWIN le 26 Février 2011          Consultée 4788 fois

Fin 64. Nous naviguons en pleine Beatlemania. Mais après avoir essuyé des tempêtes médiatiques, des foules hystériques dans des concerts dantesques, les premiers émois de leur vie de Rock Star, les quatre mecs dans le vent ressemblent fort à quatre "fatigués" dans la bourrasque, tout de noir vêtus, écharpes, manteaux, visages las, traits tirés… Pas si simple, la vie de superstar interplanétaire ! C’est qu’il faut enchaîner, cramer les marrons jusqu’à ce qu'EMI en fasse une indigestion de billets verts. Alors la fine équipe, soit Brian Epstein et Georges Martin, se colle à la tâche. A peine sorti A Hard day’s night, les scarabées réintégrent une première fois le studio en Aout, puis en Octobre pour des sessions-marathon. Comme de bien entendu, il leur est impossible de remplir le skeud avec des chansons originales : manque de temps, manque d’énergie.

Du coup, cet album « à vendre » s’avère une représentation exhaustive de leurs sets live de l’époque constitués pour une presque moitié de reprises de classiques du Rock’n’roll. Ce qui n’est pas pour me déplaire, comme vous devez bien vous imaginer. Signalons en outre que For sale va détrôner leur précédent opus à la tête des hits, la routine s’installe quoi…

Les souvenirs de la "Cavern" de Liverpool sont légions sur cette galette : Il y a là le vibrant "Rock and Roll music" de Chuck BERRY dont John tire un parti remarquable. Sur le "Words of love" du regretté Buddy HOLLY -dont Maca a racheté le catalogue-, on jurerait l‘originale… En mieux… Quelle performance ! Les superbes "Everybody’s trying to be my baby" et "Honey don’t" de Carl PERKINS, et le medley composé de "Kansas city" des auteurs préférés du King Elvis ainsi que le "Hey hey hey" de Little RICHARD… On peut dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte sur les pionniers du Rock, prouvant ainsi qu’ils appartiennent à ce monde de rébellion et de sueur. Rapidement catalogués comme un groupe de pop, ils assument pleinement cette identité Rock de première bourre… On rajoute à cela le "Mr Moon light", chanté par John très décrié par la communauté des fans comme un des pires titres du répertoire des fab four, pour ma part, c‘est à "Everything little thing" que j‘attribue cette position. La postérité retiendra en tout cas ce medley d’anthologie assumé de bout en bout par un Paulo en pleine possession de ses immenses moyens. En revanche, aucune composition originale de Georges ou Ringo la dessus, ils se contentent chacun de reprendre avec talent une des odes du sieur PERKINS.

Du coup, l’album est dans la continuité du précédent, totalement confisqué par l’hydre bicéphale que devient l’association Lennon-McCartney. Et malgré un statut d’album "inférieur" -est-ce seulement envisageable, un tel qualificatif pour un album des BEATLES?-, nul doute que John et Paul font mouche. J’en veux pour preuve la sublime "Eight days a week", dont le refrain ne laisse personne indifférent, mais aussi le superbe "Baby’s in black", deux classiques évidents, chantés à l’unisson par les deux compères alors à leur sommet de leur art vocaliste. C’est John qui débute cependant l’album avec deux compos, la célèbre "No reply" au ton un brin narquois, mais dont le bridge "I saw the light, I nearly died" est déjà très moderne, à tomber par terre… Puis c’est "I’m a loser", cette petite comptine moqueuse, un trip bien dans l’esprit du caractère du Johnny… Mais se foutre du monde ainsi dans l’autodérision n’est pas à la portée du premier loubard venu, il faut l'admettre... Un petit plus pour l’oubliée "I don’t want to spoil the party", à la croisée des mondes country et pop. Enfin, Paul se charge de la sensationnelle "What you’re doing" au lick de guitare scintillant pour une autre oubliée de la cause… Avec un solo mémorable du sieur Harrison.

Bref, vous aurez compris en substance : cet album est parfaitement à sa place dans la disco des quatre gars de Liverpool. Représentatif d’une époque, d’un style, d’un moment dans leur vie. Réussie, cette quatrième rondelle l’est assurément, pour ceusses qui ont autre chose que du standard en pensée quand ils écoutent les BEATLES. C’est leur album le plus décrié, aussi je ne me priverai pas de vous dire : écoutez-le ! Il en vaut franchement le coup !

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   ERWIN

 
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- John Lennon (chant, guitare rythmique, harmonica, piano)
- Paul Mccartney (chant, basse, piano, orgue)
- George Harrison (guitare solo, chœurs, chant, percussions)
- Ringo Starr (batterie, chœurs, chant)
- George Martin (claviers)


1. No Reply
2. I’m A Loser
3. Baby’s In Black
4. Rock And Roll Music
5. I’ll Follow The Sun
6. Mr. Moonlight
7. Medley: Kansas City / Hey, Hey, Hey, Hey
8. Eight Days A Week
9. Words Of Love
10. Honey Don’t
11. Every Little Thing
12. I Don’t Want To Spoil The Party
13. What You’re Doing
14. Everybody’s Trying To Be My Baby



             



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