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- Style : Blue Öyster Cult, Uriah Heep, Black Sabbath

GHOST - Ceremony And Devotion (2017)
Par LONG JOHN SILVER le 11 Mai 2018          Consultée 588 fois

Quoi ? On nous aurait dupés ? GHOST ne serait pas un vrai groupe ?! Dans l’histoire officielle est inscrit qu’à chaque fin de cycle, les goules musicien(ne)s se réunissent après avoir destitué en public chaque Papa Emeritus, pour désigner son successeur. Alors qu’en vrai c’est le contraire qui se passe. Le Papa se nommerait Tobias*, il jouerait de tout sur les disques, et les autres seraient principalement ses employés lors des tournées. Du moins c’est ce qu’il dit. Du coup, Papa aurait gardé tout l’argent des troncs généreusement pourvus par des hordes de fans ignorants car envoûtés. Sont vraiment cons ces metalleux. Mais là le masque tombe, on t’a reconnu Tobias ! Vu que tes ex-compagnons t’ont balancé et réclament – désormais et après avoir essuyé une fin de non recevoir de ta part - des sous devant la justice bassement terrestre. Obligé de faire ton coming out à la radio ! D’avouer sans avoir été soumis à la question : « I am Papa Emeritus I,II et III »**.

Tobias a viré tous ses ex-zicos avant d’entamer une nouvelle tournée, peu après la publication de Popestar. Derrière les masques, on n’y voit que du feu, si ce n’est qu’une femme a pris la place de bassiste. On annonce qu’un nouvel opus « is coming soon », on sait que GHOST est en studio. À moins que ce ne soit Tobias qui fait joujou avec ses instruments reliés à la console. Et là, patatras ! GHOST lance sur le marché un album live, d’abord disponible en version numérique (fin 2017) puis en version physique (début 2018). Du son oui, enregistré à l'été 2017, chez l'Oncle Sam, mais sans images sur DVD. Ceci pour (con)sacrer la première trilogie d’albums sans faire trop de chichis. Mais aussi pour la clore définitivement, pour signifier que tout ce qu’on va entendre : c’était avant ! Nonobstant le fait que ce Live n’est pas l’œuvre de l’équipe de musiciens entendue, approuvée et éprouvée depuis des années. Au moins sur les planches.

Du coup, comme on se fiche des conditions de travail de malfaisantes goules (pléonasme), on y jette une oreille, et puis finalement les deux. « Square Hammer » envoie la purée, c’est entraînant, vivifiant, vitrifiant aussi. C’est dingue comme ce titre est bon ! Ça, c’est du single de tueur ou je m’y connais pas. De tueur en série, parce que du single de tueur, une belle série va s’ensuivre. Ceremony And Devotion est un d’abord Greatest Hits Live qui peut muer au Best Of Live. Notamment si on considère la suite « Guleh/Zombie Queen » qui tombait un peu à plat en studio, alors qu’elle devient nettement plus captivante sur scène avec son expo psyché, ses guitares qui sonnent post-punk, ses ambiances torves et sa progression proto-prog. À l’opposé, on dégustera aussi avec gourmandise – et sans exprimer le moindre remord - « Body And Blood », bombinette pop pas vraiment sainte, nitouche ou pas.

De tubes imparables, ce disque est truffé : « Square Hammer », « He Is », et j’en passe et des « Ritual » et autre « Monstrance Clock » sont autant d’hosties pécheresses, vénéneuses et acidulées. Pourquoi se faire chier ? Pour quelle « Absolution » ? Les albums de GHOST sont très produits, en Live, le groupe (enfin groupe…) sonne de façon – certes - moins léchée – mais pas trop -, le son est plus homogène, il n’empêche : le recours à la technologie – même si la plupart du temps relativement discrète - fait partie du show. Les morceaux ne dévient pas vraiment de leur carrure, on ne laisse pas de place à l’impro, tout paraît réglé au quart de poil de Belzebuth. Si ce n’est qu’on y entend le public - bien - se manifester, l'allant est là. Et lalala. On entend Papa Tobias faire son bavard entre deux titres, mais pas trop. Pas trop "trop" du moins. Et que cette suite de titres fait - toujours - du bien (mal acquis ?) à entendre. Ceremony And Devotion s’inscrit dans l’histoire de GHOST comme une synthèse particulièrement efficace des trois albums initiaux. On note qu’ « Elizabeth » et « Secular Haze » ont disparu du track-listing final, alors qu’elles figuraient bien sur les set-lits de la tournée. Soit. On s’en fout : elles sont facilement écoutables sur la toile. Aussi, misérables hères que nous sommes, finissons cette chronique en accompagnant en homélie un malheureux curé à la dérive. Comme celui assez mal en point sur la pochette du premier album de DIO. Deux points, ouvrez les guillemets :
« Mes biens chers brozeurs, mes bien chères sisters (of sin), reprenez avec moi tous en chœur*** : Come together, together as one… ».
Nous voilà faits comme des rats.
Je ne vous salue point.

* Tobias Forge, non mais quelle surpriiiiise !!!
** Traduit du suédois en anglais, pour une meilleure compréhension à l’international, ça va sans dire :)
*** « Pas De Boogie Woogie » (avant de faire vos prières du soir) dixit Schmoll

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Tobias Emeritus Iii (chant)
- Employés Déguisés (la zique derrière)


1. Square Hammer
2. From The Pinacle To The Pit
3. Con Claviers Con Dio
4. Por Aspera Ad Inferi
5. Body And Blood
6. Devil Church
7. Cirice
8. Ghuleh Zombie Queen
-
9. Year Zero
10. Spöksonat
11. He Is
12. Mummy Dust
13. Absolution
14. Ritual
15. Monstrance Clock



             



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