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HARD (BLUES) ROCK  |  LIVE

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1971 Rory Gallagher
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Rory GALLAGHER - Stage Struck (1980)
Par LONG JOHN SILVER le 17 Février 2020          Consultée 1154 fois

Rory GALLAGHER fait indubitablement partie des artistes dont le répertoire prend toute son ampleur joué Live. D’ailleurs, parmi les must have du guitariste irlandais figurent en pole position le mythique Live In Europe de 1972 et davantage encore Irish Tour ’74, considéré par beaucoup (ce qui est parfaitement défendable) comme étant LE sommet de sa carrière solo, celui qui resterait s’il fallait n’en conserver qu’un. Dans la lignée de ses fiévreux autant qu’illustres prédécesseurs, le guitariste publie l’incandescent Stage Struck en 1980, dernier album en public sorti de son vivant. Aucun doublon ne figure au programme puisque les huit morceaux sélectionnés sont issus des disques studio parus après 1974. Or le moins que l’on puisse dire, c’est que Stage Struck dépote grave, que Rory tient une forme étincelante, que sa section rythmique (le duo McAvoy–basse/McKenna–batterie) envoie du franchement lourd, que ce témoignage en public s’inscrit franchement, complètement, dans la veine Hard Rock du répertoire. Précisons enfin que les différentes plages ont été sélectionnées sur différentes dates de la tournée mondiale suivant la sortie de Top Priority, que l’agencement des morceaux ne correspond pas forcément à leur positionnement en concert, l’Irlandais n’ayant pas pour coutume de conserver – exactement - la même set-list d’une date à l’autre.

C’est au bouillant "Shin Kicker" qu’appartient la tâche d’ouvrir le brûlot, si ce titre a souvent servi les entames des concerts de Rory GALLAGHER, sur cette tournée particulière c’était plutôt le bien nommé "Follow Me" qui officiait. Qu’à cela ne tienne, la puissance du morceau nous cueille à froid, la cohésion du trio est étourdissante d’emblée, on sent que ça va secouer tout le long et on ne va –surtout- pas s’en plaindre ! "Follow Me" est ici affectée à l’ouverture de la deuxième face du vinyle, pour un résultat tout aussi réjouissant. Les interprétations de chacune des chansons sont survitaminées, pour ne pas dire survoltées, c’est la fête au village sur chacun des soli du guitariste qui s’en donne à cœur joie lors d’une version dantesque de "Moonchild", largement supérieure à son pendant en studio. Comme c’est le cas pour chacun des morceaux ici présents. "Wayward Child" gagne en vitesse d’exécution, tout comme "The Last Of The Independants", comme si les musiciens jouaient avec un flingue pointé sur leur tempe.

Seules "Brute Force And Ignorance" et "Bought And Sold" viennent quelque peu tempérer le tempo. Néanmoins, le sentiment d’urgence reste palpable y compris sur ces passages plus orientés sur un Blues Rock qui fait la trademark du guitar hero. Ces deux interludes sont placés en 3e position sur des faces qui en contiennent quatre. Cela pour permettre de reprendre son souffle avant "Moonchild", dont on ne dira jamais assez de bien de la version ci-jointe, puis de l’inévitable autant qu’imparable "Shadow Play". Cette chanson hargneuse vient parachever une démonstration époustouflante de classe, Rory y étale une niaque infernale, faisant presque passer la version de Photo Finish pour un aimable Blues Rock à la papa, les deux derrière sont au diapason, le pied au plancher, bref on rugit de plaisir et on en voudrait encore !!!

Cette version de "Shadow Play" s’arrête, passé les 5 minutes, sur une fausse fin, car, sous les ovations méritées du public, le groupe repart pour un (long) tour, néanmoins un fade out édite les quelques minutes restantes, ce titre durant environ 10 minutes dans sa version intégrale. Rory GALLAGHER, aussi producteur de l’album, ayant choisi de couper court, ce qui pourrait sembler répréhensible mais que votre serviteur admet totalement : cette fin interminable ne prenant pas sens en dehors du contexte "en concert", la suite n’apportant rien d’indispensable dès lors qu’on écoute le disque dans son salon.

Stage Struck se pose alors comme l’indiscutable successeur de Live In Europe et Irish Tour ’74, n’a strictement rien à leur envier, complète la légende du fabuleux guitariste irlandais, devient alors tout aussi indispensable que les deux suscités. Il existe des rééditions CD contenant en bonus "Bad Penny" et "Keychain", extraits du dernier effort en studio, des titres qui rééquilibrent davantage l’opus en direction du Blues Rock. On peut même s’en procurer contenant "Hell Cat", un titre inédit provenant aussi des sessions de Top Priority, qui relativise un peu plus la tendance purement Hard Rock de l’édition originale du disque. Quoiqu'il en soit, l’intensité qui émane de l’ensemble permet à ce Live d’obtenir l’honneur de pouvoir se ranger quelque part entre le Live Stock de Roy BUCHANAN et Captured Live de Johnny WINTER, deux simples albums Live d’anthologie, qu’il convient largement d’avoir écoutés au moins une fois dans sa vie.

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Rory Gallagher (guitare, chant)
- Gerry Mcavoy (basse)
- Ted Mckenna (batterie)


1. Shin Kicker
2. Wayward Child
3. Brute Force And Ignorance
4. Moonchild
5. Follow Me
6. Bought And Sold
7. The Last Of The Independants
8. Shadow Play



             



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