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HARD BLUES  |  STUDIO

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1979 Highway To Hell
1980 Back In Black
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1983 Flick Of The Switch
1984 '74 Jailbreak
1985 Fly On The Wall
1986 Who Made Who
1988 Blow Up Your Video
1990 The Razors Edge
1992 Live At Donington
  Live
1995 Ballbreaker
2000 Stiff Upper Lip
2001 Stiff Upper Live
2008 Black Ice
2011 Let There Be Rock
2014 Rock Or Bust
 

- Style : The Darkness , Guns N' Roses, The Dead Daisies
- Membre : Dio, The Firm , Asia, Manfred Mann's Earth Band, Uriah Heep
 

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AC/DC - Pwr/up (2020)
Par BRADFLOYD le 13 Novembre 2020          Consultée 2446 fois

En ce vendredi 13 novembre, alors que le monde se demande comment il va se sortir de cette vacherie de crise sanitaire, symbole d'un monde nouveau empli de pertes de repères, il peut être bon, parfois, de revenir à des valeurs sûres, celles qui faisaient que, dans nos jeunes années, on avait l'impression de participer à l'histoire de la musique en achetant à la pelle tous les vinyles de nos groupes favoris. Je me rappelle ainsi 1980 et la sortie de la bombe tellurique Back in Black, hommage à un certain Bon Scott parti rejoindre les HENDRIX et autres Janis JOPLIN, second album le plus vendu au monde derrière Thriller de Michael JACKSON et devant le "D.S.O.T.M" des PINK FLOYD. Un groupe de hard blues australien qui tient la seconde place. Quand on y réfléchit, c'est assez fou, vu ce qui nous est proposé actuellement sur les ondes numériques et aseptisées (pour info, ce 13 novembre verrait aussi la sortie d'un album (?) de Aya Nakamura. Triste monde que celui de 2020).

Vendredi 13 donc. Les superstitieux y verront-ils un signe ? Le dernier rejeton d'AC/DC "sort" dans les bacs, lesquels restent inaccessibles en raison du caractère "non-essentiels" des produits de culture, alors même que ces produits peuvent aider à ne pas sombrer. Alors, à tous les suicidaires et autres dépressifs, mettez-vous ce nouvel album entre les esgourdes et dansez, faites cracher le son, vénérez les Marshall, tapez du pied et prenez-le (votre pied), faites vibrer vos enceintes et dites-vous que l'ancien monde est toujours là et AC/DC en est son plus fidèle représentant. "PWR/UP".

Pour ceux qui ne le sauraient pas, qu'est-ce qui caractérise le son AC/DC depuis 47 ans ? Tout d'abord, une batterie métronome. Un tchak/poum régulier de Phil Rudd, lequel ne fait jamais de soli, parce que cela dessert la musique du groupe, et qui te fout un after-beat sur les second et quatrième temps, sauf exceptions, rares cependant. Une basse d'une simplicité confondante, tenue par Cliff Williams, qui va jouer une note sans discontinuer (des toniques jouées en croches) jusqu'à ce qu'un changement d'accord l'oblige à bouger son doigt sur le manche. Et oui, il y a plus d'une note sur une basse, même si elles sont très loin de servir toutes dans un morceau d'AC/DC. Là dessus, vous ajoutez une guitare qui occupe l'espace en saturation naturelle et qui joue au fond du temps sur des accords en powerchord, appuyée par une autre guitare qui, elle, occupe les espaces laissés libres par la guitare rythmique, surtout dans la partie aigüe du manche. Ces deux guitaristes sont les deux frangins Young, Angus et Malcolm, co-compositeurs du groupe. Si je mentionne Malcolm, c'est à dessein : certes, celui-ci a quitté le groupe pour raison de santé avant Rock Or Bust, remplacé par le neveu Stevie Young, mais il semble, parce qu'il faut toujours de jolies histoires pour susciter l'intérêt, que ce nouvel album soit le résultat de l'exploitation d'idées développées par les deux frangins du temps ou Malcolm était encore en état. En bref, PWR/UP serait l'hommage du groupe aux disparus (Malcolm est mort en 2017, un mois après son aîné George, l'auteur de "Friday On My Mind" des EASYBEATS) ce qui permet de faire le lien avec Back in Black, confère plus haut.

On sait très bien aujourd'hui qu'il ne se vendra pas 50 millions de PWR/UP à travers le monde, comme son illustre aîné. Aussi, la comparaison s'arrêtera à l'hommage. En revanche, celui-ci permet-il d'y retrouver l'ADN du groupe ? Je dois dire que j'ai dû m'y reprendre une dizaine de fois pour "comprendre" l'album, déterminer s'il s'agit d'un bon cru du groupe ou s'il est dans la continuité de leurs dernières productions, ni franchement bonnes, ni franchement mauvaises. J'ai été quelque peu circonspect lorsque j'ai lu toutes les critiques dithyrambiques, ne parlons pas de la presse française, mais même de la presse étrangère qui en tresse des lauriers tous plus énôôrmes les uns que les autres. Il faut dire qu'en ces temps de marasme, AC/DC fait un peu figure de valeur refuge pour les amateurs de rock'n'roll.

En fait, il y a à boire et à manger dans ce nouvel opus des Australiens. Pour la partie positive, nous avons déjà le combo au complet puisque la voix depuis 40 ans est de retour et, le moins qu'on puisse dire, c'est que Brian Johnson n'a rien perdu de sa puissance malgré ses 73 ans. Ses problèmes de surdité réglés par un appareillage des plus efficaces, cela lui permet de s'entendre et de placer ses parties vocales comme du temps de sa jeunesse. Appuyé par des chœurs toujours bien placés, il permet aux compositions d'avoir cette identité sonore que l'on connaît depuis 40 ans et cela fait du bien aux cages à miel.

Les compositions, parlons-en justement. Les premières écoutes m'ont laissé une impression quelque peu mitigée, notamment le premier quart du disque, single compris. Une impression de déjà entendu, avec trois titres qui ne dépareillaient pas les uns des autres au point qu'il me semblait entendre toujours le même morceau, quand bien même les rythmes ne soient pas les mêmes. Disons qu'à force d'écoutes, je m'y habitue, mais j'ai plutôt l'impression que le groupe est en mode automatique et ressort toujours la même recette. On est en pays de connaissance, mais je ne suis pas enthousiasmé. Ce qui m'importe, c'est la mélodie et là, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas vraiment, que nous ne quittons jamais le même spectre sonore. En plus, les soli d'Angus sont d'une platitude rarement entendue. Comme s'il avait perdu de sa dextérité et qu'il fait un solo parce que, finalement, c'est obligatoire dans le cahier des charges. Et puis, le single… Ils auraient pu en choisir un autre parce que, musicalement, il me semble être un des titres les plus faibles du disque.

A partir du quatrième titre, on bascule dans une autre dimension. "Through The Mists Of Time" fait dans le power pop, avec une production des plus originales dans la disco du groupe. Et le pire, c'est que cela fonctionne vachement bien, et ce dès l'intro ou Phil Rudd nous montre qu'il sait faire autre chose que du tchak/poum en syncopant son beat. Et il ouvre la voie à des titres comme "Demon Fire", second single (il aurait été plus adéquat de le mettre en n°1) du disque avec la voix d'outre-tombe de Brian et le riff à la ZZ TOP, "Witch's Spell" qui rappelle les plus belles périodes du groupe, "Wild Reputation" qui lorgne vers le southern rock, "Kick You When You're Down" et son gimmick de guitare au sein du couplet entre chaque partie de chant, ou "Systems Down" et "Money Shot" qui ne sont pas très originales, mais permettent de dodeliner de la tête tout en tapant du pied sans avoir honte du plaisir qu'on y prend.

Enfin, le disque se termine sur "Code Red", un rock lent pas si éloigné d'AEROSMITH (époque Toys In The Attic) et l'on se prend à penser que, finalement, malgré l'entrée en matière quelque peu poussive et peu originale sur les trois premiers titres et une petite baisse de régime avec "No Man's Land" placée en 9ème position, ce disque des Australiens tient quand même bien la route et relève largement le niveau de ses prédécesseurs. En cette période triste et morose, je ne saurais donc que vous le conseiller.

Note réelle : 3,5/5

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   (2 chroniques)



- Stevie Young (guitares)
- Phil Rudd (batterie)
- Cliff Williams (basse)
- Angus Young (guitares)
- Brian Johnson (chant)


1. Realize
2. Rejection
3. Shot In The Dark
4. Through The Mists Of Time
5. Kick You When You're Down
6. Witch's Spell
7. Demon Fire
8. Wild Reputation
9. No Man's Land
10. Systems Down
11. Money Shot
12. Code Red



             



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