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- Style : Stevie Ray Vaughan , Popa Chubby
- Membre : Muddy Waters , Captain Beyond

Johnny WINTER - Third Degree (1986)
Par ERWIN le 13 Avril 2010          Consultée 2002 fois

A l’instar de ses deux jumeaux, le troisième album de Johnny WINTER pour le label Alligator débute avec une slide digne du championnat du monde des manieurs de Bottleneck. Le titre « Mojo Boogie » rappelle d’ailleurs « It’s my Life » et son rythme entraînant deux ans auparavant, la qualité présente sous toutes ses facettes, la surprise un peu moins forcément, mais le solo arracherait des larmes de bonheur à tous les crocodiles de la planète… Les crocos pleurent ? avec Johnny oui ! Et il n’en finit pas de faire rugir sa gratte le coquin ! Bah, c’est pour notre plus grand plaisir. Le sophistiqué « Love Life and Money » prend la suite, avec un petit côté mainstream que n’aurait pas renié Stevie Ray Vaughan… « Somebody gotta suffer » !… A croire que le blond texan sait de quoi il parle; on en doute pas, sacré Johnny.

Petite nouveauté, la photo de couverture nous montre Johnny aux prises avec une « national » de fort belle allure, comme il l’avait fait de manière ludique pour son premier album avec son reflet dans « The Progressive Blues Experiment ». Et nous entendons Johnny à la national sur « Evil on my Mind », l’égal des plus grands sans aucun doute, le résultat est à la hauteur, gageons que dans les années 30, Johnny aurait été un fier adversaire de Robert Johnson ou de Bill Broonzy. Mais je crois que l’animal serait capable de nous émouvoir de la même manière avec un banjo ou n’importe quel instrument à cordes. Et il ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque nous retrouvons la slide des pionniers sur un « Bad Girl Blues » qui vous fera mal aux cervicales à force d’headbanger dessus tels des possédés. C’en est jouissif tellement c’est bon.
Johnny est réellement à son aise dès qu’il évoque les femmes un peu légères, on se souvient avec émotion de l'hommage qu’il leur rend sur « Sweet Papa John » à chacune de ses prestations scéniques et notamment sur le Captured Live de 1976.

On notera la Présence de « Dr John » Rebennack au piano, pour la toute première fois sur un album de WINTER. C'est dingue comme il aura fallu du temps pour que ces deux monstres sacrés se croisent sur « Tin Pan Alley » et « Love Life and Money ». Dans le même ordre d’idée, Johnny est sur un petit nuage puisque les deux acolytes de ses débuts de carrière sont présents sur trois titres : Tommy Shannon à la basse –qui œuvre en 86 avec le collègue Stevie Ray-, et Uncle John Turner, autre légende du Blues à la batterie sur « Shake Your Moneymaker » , « Broke and Lonely » et l’époumonant « See See Baby ».

Que ce soit sur les blues lents classiques comme « Tin Pan Alley », sur les blues plus modernes de l’école de Chicago comme « I’m Good », ou encore sur les tempos rock tel « Shake Your Moneymaker », Johnny excelle dans tous les genres issus du blues. Alors bien sûr, on pourra m’objecter que Johnny ne révolutionne rien, qu’il n’invente rien… Certes, mais ce qu’il fait, il le fait mieux que quiconque. Et ses parties de guitare continueront de résonner bien après que notre chaîne stéréo se soit éteinte.

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   ERWIN

 
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1. Mojo Boogie
2. Love Life And Money
3. Evil On My Mind
4. See See Baby
5. Tin Pan Alley
6. I’m Good
7. Third Degree
8. Shake Your Moneymaker
9. Bad Girl Blues
10. Broke And Lonely



             



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