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BLUE ÖYSTER CULT - Agents Of Fortune (1976)
Par GEGERS le 21 Novembre 2011          Consultée 1916 fois

Et voilà, il fallait bien que ça arrive, que le chroniqueur se retrouve le nez dans l'eau, incapable de trouver des idées structurées à soumettre à propos d'un album du Blue Öyster Cult. Surprenant ? Pas vraiment. Ce qui est surprenant, c'est le début de carrière du groupe américain, qui sort coup sur coup et en moins de 5 ans quatre albums (dont un live) qui s'imposent avec le temps comme des incontournables d'un hard rock désormais bien en place et aux leaders bien affirmés. Un quatuor indivisible, qui laisse douter de l'éventuelle origine extraterrestre d'Eric Bloom et sa clique.

Mais l'on retombe bien vite sur terre à l'écoute de cet Agent of Fortune qui dénote largement et sciemment du style pratiqué sur ses prédécesseurs. Une cassure nette se produit, même si le groupe n'en renie pas pour autant ses premières amours. Il y a cette pochette tout d'abord, et ce croupier au regard perçant (cela cache forcément quelque chose...) qui désigne de sa main droite l'énigmatique logo du groupe. Il y a ces tons différents, et cette absence quasi-totale de la couleur blanche qui donne l'impression d'un changement brutal et sans concessions.

Le changement se fait pourtant en douceur. « This ain't the summer of love », qui se charge d'ouvrir l'opus, est totalement dans la lignée de Secret Treaties, et n'est pas sans rappeler un « ME 262 » au tempo légèrement ralenti. Il y a toujours ces ambiances plus sombres et sournoises derrière l'apparence légèreté hard rock, qui confèrent au morceau cette aura envoûtante. Et c'est là, juste après ce premier titre, que se montre le nouveau visage du BÖC, sur « True confessions ». Un visage faisant la part belle aux influences bluesy, laissant un large espace d'expression au piano et surtout mettant en avant des cuivres (en l'occurrence un saxophone), élément jusqu'alors inédit dans la musique du groupe. Pas désagréable, mais l'ensemble sonne ici plus pop et moins recherché, malgré un évident savoir-faire. Les cuivres feront une nouvelle apparition sur « Morning glory », une des pièces les plus dispensables de l'album, gâchée par un clavier imposant et donnant au morceau un aspect guimauve et aseptisé préjudiciable.

Bien entendu, impossible de parler d'Agents of Fortune sans mentionner le tube qui a permis à BÖC d'exploser commercialement, « (Don't fear) the reaper ». Cette pièce soft-rock, intégralement composée par le guitariste Donald « Buck Dharma » Roeser, se veut un titre riche en textures et en couches, liées entre elle par une ambiance faussement éthérée et une montée en puissance offrant à ce titre intemporel un break en apothéose. Un morceau résolument nouveau pour le groupe, mais une très grande réussite artistique.

Une réussite que le groupe ne parviendra malheureusement pas à répéter sur le détestable « Tenderloin ». Malgré une certaine légèreté des guitares et l'ajout d'éléments électroniques rappelant l'attrait du groupe pour la science-fiction, la sauce ici peine vraiment à prendre, et nuit quelque peu à une fin d'album peu convaincante. Heureusement, BÖC le vrai, le grand, sait encore y faire, et propose quelques perles à ranger parmi les plus grandes réussites de sa discographie : « E.T.I. », « Tattoo vampire » ou « Revenge of Vera Gemini » (ce dernier agrémenté des vocalises « malsaines » de Patti Smith ») perpétuent la tradition de ces pièces hard rock chiadées et délectables qui foisonnaient sur les 3 précédents albums.

Au final, Agents of Fortune montre un BÖC « double-face », fidèle à ses racines mais n'hésitant pas à innover, malheureusement pas toujours pour le meilleur... Quelques flamboyances et quelques déceptions parsèmes un album qui accélère encore plus la course du groupe américain vers le succès commercial. Apprécions cette offrande, avant la dégringolade artistique...

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   (2 chroniques)



- Eric Bloom (guitare, claviers, chant)
- Albert Bouchard (guitares, harmonica, percussio)
- Joe Bouchard (basse, guitare, piano, chant)
- Allen Lanier (basse, guitare, claviers, chan)
- Donald « Buck Dharma » Roeser (synthétiseur, guitare, percuss)
- Michael Brecker (cuivres)
- Randy Brecker (cuivres)
- Patti Smith (chant)


1. This Ain't The Summer Of Love
2. True Confessions
3. (don't Fear) The Reaper
4. E.t.i. (extra Terrestrial Intelligence)
5. The Revenge Of Vera Gemini
6. Sinful Love
7. Tattoo Vampire
8. Morning Final
9. Tenderloin
10. Debbie Denise



             



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