Recherche avancée       Liste groupes



      
THRASH METAL  |  STUDIO

Commentaires (4)
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Metallica, Megadeth, Annihilator

SLAYER - Repentless (2015)
Par ERWIN le 20 Septembre 2015          Consultée 1594 fois

Quatre très longues années se sont écoulées depuis "World painted blood". Le décès du blondin Jeff Hannemann, le foie rongé par l'alcool, a laissé un trou béant dans le légendaire combo Thrash de San Francisco. Principal pourvoyeur des compositions classiques du groupe, sa disparition est pour ses collègues un cataclysme. Ce n'est pas tout : une énième dispute mène à un autre départ du drumgod Dave Lombardo,... Enfin, il y a changement de maison de production, on est dorénavant chez Nuclear blast. Y'a pas à tergiverser, ce sera le salut ou la curée ! Kerry King, désormais seul en charge de la composition, est sous pression. L'arrivée logique du gratteux d'EXODUS Gary Holt et le retour évident de Paul Bostaph derrière les fûts ne changent pas grand chose à l'affaire. L'instant est grave, et l'élégante présence de djizeus notre saigneur sur la tof de couverture revêt finalement bien plus qu'un symbole !

Alors Kerry a donc composé 11 des 12 berceuses que vous trouverez derrière ce charmant artwork. Il est partout, âme sensée et quasi-dernier espoir du thrash ricain. Le jovial tatoué à la barbiche de Cromagnon a certainement fait son possible pour tirer les SLAYER de l'ornière. On ne pourra lui tenir rigueur d'un éventuel échec.

Avant la sortie de l'album, Il relâchera quelques brûlots pour appâter les fans. Ainsi, en 2014, la méchante "Implode" sonne bien classique, et aurait largement pu se retrouver sur "Reign in blood", ça fait plaisir, un excellent cru. Il est accompagné plus tard par "When the stilness comes" dont les arpèges rappellent "South of heaven", et qui écrase tout sur son passage, Kerry a rarement fait aussi fort, et Tom Arraya positionne ici un chant plus atmosphérique de bon aloi, la chanson phare de cette livraison. C'est cependant "Repentless", assortie de sa vidéo choc qui est chargée d'amener la bonne parole aux djeuns d'aujourd'hui. La compo est rapide, méchante, mais traîne un esprit un peu passéiste, SLAYER a fait bien mieux et beaucoup plus fort dans ce trip il y a bien longtemps. Mais la chanson reste efficace, et la vidéo fracasse, aucun doute la dessus.

On étripe les bisons sur "Delusions in saviour", l'instrumental d'entrée qui nous repositionne bien des années en arrière. SLAYER n'a finalement pas beaucoup bougé depuis ses débuts, tel un AC/DC du thrash. Mais il faut aussi admettre que je n'ai jamais été fan des speederies sans concession et il y en a pas mal dans le coin telle "Atrocity vendor". "You against you" est un brin plus efficace mais dans le genre destruction totale, "Take control" est plus réussie et se pose pas mal, même si étrangement, elle sonne un peu kitsch à nos oreilles ! La cavalcade de "Vices" dépote aussi pas mal.

En revanche, dès que le rythme ralentit, on atteint des sommets, ainsi sur la rythmique plombée de "Pride in prejudice". Le char d'assaut est bien en mouvement sur "Cast the first stone", c'est sévèrement burné, et les grattes y sonnent la charge tant en rythmique qu'en solo ou la technique de Holt fait merveille. Il nous change quelque peu du style épileptique de Kerry, ça repose les esgourdes !

La dernière contribution de Jeff Hannemann est là : le titre "Piano wire" est le dernier sur lequel il ait posé sa redoutable griffe. Une rythmique de mammouth bien dans l'esprit, lancinante et pêchue sur laquelle Tom s'égosille comme les fans aiment à l'entendre. Pas son meilleur, mais un titre qui va dépoter en live et qui permet à ce nouvel opus de bénéficier de l'unique touche de Jeff. Il y a cependant aussi le titre "Chasing death" qui aurait pu sortir de sa plume, qui évoque le combat perdu d'avance de l'homme face à l'addiction alcoolique, titre qui symbolise à merveille le tragique destin du blondinet. Un sublime hommage du méchant chauve à son comparse.

Pas de surprise, du SLAYER de chez SLAYER, certes peu original, mais en parfaite adéquation avec ce qu'attendent les fans, ce qui était devenu assez rare avec leurs dernières sorties, c'est à signaler. L'absence de Jeff ne nuit aucunement aux capacités de Kerry King à proposer du matos de qualité. Sans toucher au génial, on se prend une bonne baffe dans la tronche et ça fera plaisir aux thrasheurs, même aux palmipèdes les plus désespérés ! Un titre d'exception avec "When the stillness comes" pour un opus très correct.

A lire aussi en HARD ROCK par ERWIN :


DEF LEPPARD
Hysteria (1987)
L'arlésienne.




SLAYER
Show No Mercy (1983)
Naissance du thrash


Marquez et partagez





 
   ERWIN

 
  N/A



- Yom Araya (chant-basse)
- Kerry King (guitare)
- Gary Holt (guitare)
- Paul Bostaph (batterie)


1. Delusions Of Saviour
2. Repentless
3. Take Control
4. Vices
5. Cast The First Stone
6. When The Stillness Comes
7. Chasing Death
8. Implode
9. Piano Wire
10. Atrocity Vendor
11. You Against You
12. Pride In Prejudice



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod