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 The Deep Purple Appreciation Society (282)

RAINBOW - Live In Munich 1977 (2006)
Par LONG JOHN SILVER le 11 Décembre 2017          Consultée 339 fois

L’homme en noir est facétieux : ce concert faillit ne jamais avoir lieu. Blackmore est retenu en Autriche puisqu’impliqué dans une altercation à Vienne, juste après un concert. Il arrive donc bien après tout le monde : l’équipe technique, « son » groupe* et le public. Peu avant une entrée en scène qui démarre dans des temps Axlrosiens**. À l’époque c’était relativement fréquent de commencer (très) tard. Autre temps, autres meurs. D’ailleurs Blackmore l’avait échappé belle lors du festival California Jam en 1974, après avoir détruit une caméra avec sa guitare parce que le caméraman le gênait. Heureusement pour lui, il était loin quand la police locale s’en est mêlée. La police Autrichienne serait-elle plus efficace ? Finalement tout finit par arriver, surtout quand on a des avocats réactifs, et en plus la télé est bien là***.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça envoie du lourd. D’emblée, on remarque que le jeu de Bob Daisley à la basse paraît moins linéaire que celui de Jimmy Bain alors que le groupe déboule sur les chapeaux de roue, « Kill The King » oblige. Pour l’anecdote, Bob Daisley succède en réalité à Mark Clarke – rapidement viré -, un futur URIAH HEEP contre un ex. Sauf que la référence Live de RAINBOW, connue depuis des lustres, c’est bien On Stage, album live (donc) largement soumis au point de vue de Martin Birch, producteur capable de tenir tête à Blackmore. Birch avait façonné On Stage en éliminant ce qui pouvait n’être imputable qu’à l’instant présent, conservant ce qu’il estimait être (re)transmissible, sans échantillonner la set-list du groupe dans l’ordre établi. Or en concert, les titres les plus sujets aux facéties – musicales cette fois - de l’homme en noir sont placés en seconde moitié. Les débuts restent relativement balisés, « Kill The King » et « Mistreated » sont grandioses, admirables, fabuleux , bref : tout un tas d’adjectifs qui te disent que ça déchire grave sa race. Blackmore se la pète avant d’envoyer « Sixteen Century Greensleeves », mais lui, il a l’droit. David Stone fait le job, entouré de tout un tas de claviers, parce qu’après tout on a sorti l’artillerie lourde. N’empêche, on aimait bien Tony Carey, mais il lui fallait supporter le patron, et ça c’était - juste - plus possible. Dio chante comme un Dieu. Surprenant ? Cozy Powell est un cogneur de toute première bourre, monstrueux de puissance.

Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, même si on continue de se dire qu’il était quand même pas mal du tout ce Tony Carey, on va pas bouder pour si peu. Blackmore lui a même piqué sa place, ça s’entend sur la sublissime « Catch The Rainbow », la meilleure chanson de RAINBOW. « Long Live Rock’n’Roll » remporte ici ses galons de « classique », jouée dans un esprit, euh… très rock’n’roll ! Jerry Lee LEWIS aurait aimé. D’ailleurs on en profite pour faire chanter le public, avec Ronnie Dio qui fait monter la sauce. On comprend mieux le travail effectué par Birch sur On Stage en écoutant les titres restants, de plus nombreuses – et plus étendues – plages d’impro se développent, les musiciens sont excellents cependant on peut goûter différemment le solo de batterie de Cozy Powell pendant « Still I’m Sad ». Blackmore se lance dans « L’Hymne À La Joie », ce qui ne peut que faire plaisir aux Allemands, pièce qu’il intitulera quelques années plus tard « Difficult To Cure » ****, c’est tout dire. J’ai évoqué le solo de batterie, ceux de claviers peuvent largement aussi bien servir de prétexte pour aller aux toilettes ou envoyer des sms. Mais ne soyons pas non plus alarmistes, on échappe au – gros - quart d’heure de bruit (voire plus si affinités) comme c'était l'usage à l’époque de « Space Truckin’ »*****.

Le rappel, « Do You Close Your Eyes », moins éclaté façon puzzle (un peu moins mais tout de même, d'ailleurs Blackmore continue de se la péter grave avant de commencer véritablement à jouer le morceau) que les titres placés en 2e partie du show », fait la synthèse de ce qu’on a entendu sur la longueur d’un concert, entre carrures et foutoir. Franchement ça valait le coup d’y être, surtout que Dio allait tirer sa révérence dans la foulée. La grande absente du disque reste « Stargazer », pas jouée ce soir là. Il est vrai qu’officiellement le groupe promouvait On Stage, album Live impeccable, sur lequel elle ne figurait pas plus. Cela pour d’obscures raisons. Regrets éternels ? Meuh… Il y’a Live In Germany 1976, de toute façon Blackmore et l’Allemagne sont fusionnels.
Au fait, j’ai parlé de Tony Carey dans ma Kro ? Bon, on s'en tape : Ritchie rules.

* Cozy Powell préférait se rendre d’un endroit à un autre en pilotant un bolide entre deux dates, lui et Ronnie Dio n’étant pas spécialement copains, si on en croit ce qui se dit communément
** Il paraît que depuis l’épisode Axl/DC, Axl Rose démarre désormais à l’heure convenue
*** Le concert a été filmé – comme prévu, on a eu chaud - dans le cadre de l’émission Rockpalast
**** Également titre de l’album de RAINBOW publié en 1981
***** DEEP PURPLE, un titre que le groupe jouait en fin de show

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Ritchie Blackmore (guitare)
- Ronnie James Dio (chant)
- Cozy Powell (batterie)
- Bob Daisley (basse, choeurs)
- David Stone (claviers)


1. Introduction
2. Kill The King
3. Mistreated
4. Sixteen Century Greensleeves
5. Catch The Rainbow
6. Long Live Rock'n'roll
7. Still I'm Sad
8. Man On The Silver Mountain
9. Do You Close Your Eyes



             



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