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ROCK  |  STUDIO

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1975 Ritchie Blackmore's R...
1976 Rising
1977 On Stage
1978 Long Live Rock'n Roll
1979 Down To Earth
1980 Difficult To Cure
1982 Straight Between The ...
1983 Bent Out Of Shape
1995 Stranger In Us All
2006 Live In Munich 1977
2013 Black Masquerade
2016 Memories In Rock - Live ...
 

- Membre : Deep Purple, Blackmore's Night, Msg, Dio, Black Sabbath, Ozzy Osbourne , Ian Gillan , Candice Night
- Style + Membre : Joe Lynn Turner
 

 The Deep Purple Appreciation Society (345)

RAINBOW - Ritchie Blackmore's Rainbow (1975)
Par MASTCARD le 18 Décembre 2015          Consultée 2160 fois

Dans le monde merveilleux de Ritchie, il y a des châteaux en forme de guitare qui tutoient les cieux du haut de leurs insolentes tours. Dans le monde merveilleux de Ritchie, il y a de la musique, aux inspirations médiévales et classiques, parce que ça le touche beaucoup, et parce que ça va bien avec les châteaux. Mais surtout, dans le monde merveilleux de Ritchie, il y a GILLAN qui se fait dévorer par les rats, dans la cellule la plus moisie du cachot le plus sombre, dans un château de merde, en plus. Le tout sous les moqueries et le regard haineux de Ritchie lui-même, drapé dans sa robe de magicien, sa Stratocaster en bandoulière. Aucune lumière ne vient sortir des ténèbres ce monde parfait, sinon un arc-en-ciel majestueux, une lune timide, et les lueurs écarlates d’un lac de lave bouillonnant.

Ce monde de rêve, c’est chez lui (générique de « Du côté de chez vous » à imaginer, merci). Car en 1975, Ritchie quitte les terres pourpres, où ses oeuvres n’étaient plus appréciées, ses propositions refusées, et le funk préféré. Lassé, c’est avec les musiciens d’ELF, première partie de DEEP PURPLE à l’époque, qu’il enregistre rapidement un album libérateur. Son album.

Étrangement, ce n’est pas un retour aux hard rock du temps d’IN ROCK qui nous est offert. Ce n’est pas un hymne à la puissance ou aux riffs rageurs, ni une ode à la vitesse ou au désordre, encore moins un hommage à la saturation ou à l’exagération. Non, étrangement, c’est tout le contraire. La fantaisie, le médiéval, le lyrique, le classique, tous viennent se mélanger au sein d’un rock’n’roll sans excès, pur, concis. Ce qui parvient à nos oreilles n’est alors que mélodie et harmonie, sur lesquelles vient se poser la virtuosité, celle d’un guitariste qui, on le perçoit nettement, se sent bien. Tout simplement bien.

Comment penser autrement à l’écoute de « Catch The Rainbow » et « Temple Of The King »…
Difficile de croire que cet homme, tout de noir vêtu, chaleureux comme peut l’être une porte d’ascenseur, au regard méprisant et aux fesses moulées, pouvait cacher derrière cette carapace, néanmoins charismatique, un univers si doux et si paisible que l’on croirait sorti d’un conte de fée. La première est lancinante, mélancolique, et se termine en apesanteur accompagnée de choeurs divins. La deuxième, portée par la guitare du ménestrel et la voix cristalline du lutin, subjugue par son évidence, telle ces chansons folk dont la mélodie nous reste ancrée dans la tête dès les premières notes. C’est beau. Tout simplement beau.

Non vraiment, Ritchie peut être fier de lui. Ce premier album est une franche réussite. Cependant, un détail noircit quelque peu cette fresque somptueuse. Beaucoup continuent de reprocher aux musiciens d’ELF, excepté DIO bien sûr, d’être de piètres bouses à côté de l’incroyable duo, dont l’alchimie « sauve » l’album, selon eux.
Un détail que le magicien décida de régler subtilement. Avant même le jour de l’offrande divine, Il se plaça en face des trois êtres, le visage furieux, brandit sa Stratocaster des deux mains, et lança avec rage : «VOUS… ME VALEZ… PAS !!!», fracassant sa guitare au sol. La terre s’effondra sous les pieds des pauvres êtres qui, bien étonnés, on les comprend, tombèrent dans la crevasse, non sans hurler leur mère respective. Le mal était réparé et le calme relatif revint vite sur les terres du magicien. Mais cet excès de violence ne fut pas sans conséquence. Le goût de la puissance et du gros riff le démangea de nouveau jusqu’au sang. Ses mains se serrèrent autour du manche maintenant cassant. Il eût faim de morceaux épiques et tonitruants. La suite, qu’on le veuille ou non, en aura dans le collant…

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   MASTCARD

 
   LONG JOHN SILVER

 
   (2 chroniques)



- Ritchie Blackmore (guitare)
- Ronnie James Dio (chant)
- Gary Driscoll (batterie)
- Craig Gruber (basse)
- Mickey Lee Soule (claviers)


1. Man On The Silver Mountain
2. Self Portrait
3. Black Sheep Of The Family
4. Catch The Rainbow
5. Snake Charmer
6. The Temple Of The King
7. If You Don't Like Rock'n'roll
8. Sixteenth Century Greensleeves
9. Still I'm Sad



             



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