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VARIETE FRANCAISE  |  LIVE

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Gérard LENORMAN - Olympia 75 (1975)
Par WALTERSMOKE le 5 Octobre 2019          Consultée 191 fois

Faire un Olympia, c'est un sacré bon début de consécration pour un jeune chanteur en France. Cela ne veut certes pas dire qu'on est devenu « le » grand de la chanson française, mais disons qu'il s'agit d'un bon indicateur au moins en termes de popularité. C'est dans cette optique qu'on peut voir le premier live de Gérard LENORMAN. Le chanteur normand est déjà fort d'une carrière de 3 albums [1], et a sorti quelques singles ayant fait parler de lui en bien. Alors pour appuyer son succès, autant marquer le coup pour son premier opus live, non ?

Comme souvent, on apprécie la sobriété et surtout l'efficacité du titre des albums live français. Olympia 1975, faut-il vraiment faire un dessin ? Sorti la même année, disons-le d'emblée : c'est non seulement un live qualitatif, mais aussi une compile-synthèse idéale de la « première » partie de carrière de Gérard LENORMAN. Est-ce dû à un effet Olympia poussant les artistes qui s'y produisent à donner le meilleur d'eux-mêmes ? C'est fort possible. C'est le cas pour notre Gégé, et de loin.

Il y a quand même des choses à dire dès la sélection des chansons. La tracklist d'Olympia 1975 n'oublie personne mais on remarquera que contrairement à l'Olympia de Christophe, par exemple, LENORMAN a préféré tirer un trait sur sa carrière des années 60 – et c'est tant mieux. Autre point positif, les inédits. Au nombre de 7 (ou 9 pour qui a l'édition vinyle d'origine), rien que leur présence justifie l'acquisition du live et apporte une supériorité manifeste aux lives ultérieurs de LENORMAN. Un petit point négatif ? Bon, allez : il manque "Vénus ou bien Venise", la plus belle chanson de Gégé.

Comme d'habitude, l'interprétation constitue la vraie plus-value d'un album live, et Olympia 75 n'y coupe pas. Le moins que l'on puisse dire, c'est que LENORMAN a fait la poussière et pas qu'un peu. Les arrangements sont plus opulents, plus dynamiques et plus rapides. Cela se remarque tout particulièrement sur les chansons issues de Les matins d'hiver (1972), mais quelques scories studio ultérieures comme "Soldats ne tirez pas" connaissent une seconde jeunesse, pas forcément probante mais indiquant une nette amélioration. Quel dommage que le line-up ne soit pas indiqué, mais bon, parait-il que SEUL LE CHANTEUR COMPTE, dans la chanson française. D'ailleurs, que dire du principal intéressé ? Et bien, on pourrait parler d'un sans-faute de la part de Gégé. On le sent content d'être sur scène, de partager un moment privilégié avec le public, ce qui a sans aucun doute contribué à une interprétation générale convaincante et persuasive. Il reste encore quelques ratés, mais ce n'est pas forcément lié à la performance vocale en elle-même : ainsi, sur "Les jours heureux", LENORMAN tente de séduire la foule, mais à moitié en vain – peut-être n'est-il pas assez fédérateur, mais bon, c'est assez mineur.

Parlons un peu plus des inédits. Écartons "Au-delà des rêves" et "La mort du cygne" (on en reparle dans la chronique de l'album de 1977) pour voir les vrais inédits de la mort qui tue, les chansons qui n'ont jamais trouvé le chemin des albums studio classiques. "Le magicien" est clairement taillé pour le concert, et ce d'autant plus qu'il est joué au début. On ressent vraiment l'univers LENORMAN, toujours proche de l'enfance et de l'émerveillement, tout en étant assuré d'une rigueur musicale minimale. Dans cette perspective, on retrouve "Le petit lapin" et "La Fanette", clairement orienté pour les prépubères, et ça s'écoute sans plus, pas de quoi tutoyer les cimes ni hurler au scandale musical. Mais l'inédit qui attire tous les regards, c'est "La ballade des gens heureux". Oui, LE single neumbeurre ouane de Gérard LENORMAN n'a jamais existé qu'en single 45-tours (on exclut les lives et les compiles) ; personnellement, c'est une chanson que je n'ai jamais vraiment trouvé bonne, et ce n'est pas la découverte de la discographie de LENORMAN qui changera la donne, au contraire. Notons quand même que le public accroche bien vite à cette chanson, alors même qu'il ne semblait pas trop la connaître à l'époque.

Olympia 75 est une bonne opération permettant à Gérard LENORMAN de consolider sa carrière. L'album prouve que le chanteur parvient à se défendre sur scène, mais aussi qu'il est capable d'évoluer et d'offrir des relectures certes proches des versions studio mais sans en être des copies carbone. Et pour ceusses que la variété française du début des années 70 rebute à cause de son caractère vieillot, il compile le meilleur de LENORMAN dans un écrin supérieur. Alors, pourquoi se priver ?


[1] : bon, 4 en fait puisqu'il y a eu Noëls du Monde en 1974 ; mais sincèrement, qui s'en fout ?

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1. Sur Les Quais
2. Le Petit Prince
3. Le Magicien
4. Comme Une Rose Noire
5. Les Jours Heureux
6. Soldats Ne Tirez Pas
7. Au-delà Des Rêves
8. Les Matins D'hiver
9. Le Petit Lapin
10. Sur Le Chemin De La Vie
11. Quelque Chose Et Moi

1. La Fête Des Fleurs
2. Le Funambule
3. Je Vous écris
4. Marie
5. Ailleurs
6. Il
7. La Fanette
8. La Belle Et La Bête
9. La Parade
10. La Ballade Des Gens Heureux
11. Si Tu Ne Me Laisses Pas Tomber
12. La Mort Du Cygne
13. Et Moi Je Chante



             



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