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- Style + Membre : Michael Jackson

JACKSON 5 - Diana Ross Presents The Jackson 5 (1969)
Par ERWIN le 14 Octobre 2020          Consultée 287 fois

Il y a des familles dans le showbiz. De nombreuses et parfois grandes familles qui ont la fâcheuse habitude de se reproduire et d'imposer leurs progénitures qui comme acteur, qui comme chanteur ou autres. Dans le cas présent toutefois, c'est particulier. Tout le monde connaît Michael et Janet, mais la quasi-totalité de la famille a pondu des disques solos de l'insupportable La Toya au discret Jackie. Bref, tout a commencé pour eux par la création du groupe des JACKSON. Comment est-ce arrivé, me direz-vous ? Tout le monde se pose la question.

Tout vient du papa Joe : musicien ayant raté sa vocation, il se marie et s'installe à Gary Indiana avec Katherine, un trou paumé. Les enfants s'accumulent, et dès qu'ils sont en âge de porter guitare ou de taper sur des fûts, papa Joe les force à former l'ébauche d'un groupe familial. Ainsi Tito ayant chouré la gratte de papa se retrouve à la six cordes, Jermaine à la quatre – il en faut un ! -, les petits Marlon et Michael s'occupent des percussions, et l'aîné Jackie - de son vrai prénom Sigmund, c'est moins rock star ! -, bin on sait pas trop. Les nanas - inutiles d'après le sympathique Joe – font parfois les choeurs derrière, si le patriarche est de bonne humeur.

Une fois les enfants prêts, Joe assume les fonctions de manager et booke la fratrie sans cesse, l'Indiana, l'Illinois, le Michigan et l'Ohio y passent tant et si bien que le groupe décroche un premier deal avec Steeltown fin 67. Sort un premier single "Big Boy" qui attire l'attention des recruteurs de Motown, Berry Gordy signe les JACKSON 5 en Mars 69. Tout va très vite, l'aîné Jackie n'a que 17 ans, Marlon 11 et Michael a 10 ans. C'est déjà un cas unique dans l'histoire de la musique populaire. Et donc, ce premier album n'est évidemment pas parrainé par Diana ROSS – plutôt Gladys KNIGHT en fait - , mais Gordy a souhaité monter un plan marketing de l'espace pour ses nouveaux poulains. Considérant la suite des événements, on peut dire que c'est une réussite totale.

"I Want You Back" est la première grande réussite du duo liant la Corporation des auteurs de motown conduit par Berry Gordy et la fratrie Jackson. De la bubblegum pop dans sa plus jolie forme : c'est gai, insouciant, suffisamment groovy pour faire danser. Michael y apparaît en soprano génial de 10 ans - on est évidemment bien avant la mue -, et Jermaine s'adjoint quelques lignes vocales. Immense succès de l'année 69 numéro un du billboard, le titre est devenu un des emblèmes du groupe et le symbole d'une époque. Ce sera certes le seul single extrait de ce premier opus, mais il en suffisait d'un non ? En tout cas papa est satisfait. "Nobody" sort du même tonneau et présente les mêmes qualités, un funk plutôt sympa et groovy. La Corporation rules !

La première face est plutôt celle des "découvertes". "Zip-A -Dee-Doo-Dah" est le titre d'ouverture. Dès l'intro, Michael prend le pouvoir, il ne le lâchera qu'à son décès. Il faut admettre que le petiot rayonne déjà comme un grand et apparaît comme un showman accompli. Les bro font le job derrière aux choeurs toujours efficaces. Les lignes synthés et les choeurs de "Can You remember" me semblent toutefois très téléphonés, et aujourd'hui terriblement datés. "Standing In The Shadows Of Love", la reprise des FOUR TOPS – on note les similitudes avec "Reach Out I'll Be There" - est particulièrement réussi, Michael y impose sa personnalité avec brio, même si Jermaine n'a rien d'un faire valoir. On le retrouve d'ailleurs la plupart du temps au chant avec son petit frère. Enfin, "You've Changed" est gaie et porte la griffe du groupe, impossible de se tromper.

La seconde face est un who's who de la musique black des sixties. Berry Gordy est à la baguette ! Tout pour ses poulains qui, vu leur tendre âge, ne seront accusés de rien pour toutes ces reprises. Il faut taper dans les cadors, alors nous avons "My cherie amour" du déjà immense Stevie WONDER, qui a su ce qu'être jeune en musique était, Jermaine s'en sort fort bien seul aux commandes. Il est aussi superbe sur la "I'm Losing You" des TEMPTATIONS. Marvin GAYE est là avec le classique "Chained", mais Michael parvient à lui donner une nouvelle identité, très chouette ! Michael dompte ensuite la lenteur du "Who's Loving You" de Smokey ROBINSON. Tiens, les enfants sages reprennent SLY et la famille défonce ? Et "Stand" sonne bien ma foi, même s'il manque la loufoquerie des cinglés. Tiens, rien des SUPREMES ? On pensait pourtant que Diana ROSS parrainait la cause des bambins.

Voila. Tout s'est magnifiquement passé. Les JACKSON 5, en un seul album, ont rempli toutes les cases du star system. Papa Joe est aux anges, mais continue de terroriser ses troupes pour la bonne cause- Même Michael, bien que traumatisé à vie par son manipulateur de père, admettra que la rigidité de l'éducation aura oeuvré pour leur succès. Toujours est-il que nous voici déjà au sommet des charts et du stardom mondial. La scène est posée pour les années à venir, mais sans doute faudra-t-il plus de morceaux originaux pour emporter l'adhésion du plus grand nombre. Les reprises toutefois très réussies portent le sceau des JACKSON, je penche donc pour un 4 solide.

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   ERWIN

 
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- Jackie Jackson (chant)
- Jermaine Jackson (chant-basse)
- Marlon Jackson (chant-percussions)
- Michael Jackson (chant-percussions)
- Tito Jackson (chant-guitare)


1. Zip-a -dee-doo-dah
2. Nobody
3. I Want You Back
4. Can You Remember
5. Standing In The Shadows Of Love
6. You've Changed
7. My Cherie Amour
8. Who's Lovin You
9. Chained
10. I'm Losing You
11. Stand
12. Born To Love You



             



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