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- Style + Membre : Michael Jackson , Jermaine Jackson, Jackie Jackson

JACKSON 5 - Maybe Tomorrow (1971)
Par ERWIN le 21 Octobre 2020          Consultée 223 fois

L'immense succès de "I'll Be there" quelques mois plus tôt infléchit les compositions des JACKSON 5, tout au moins le genre que la corporation dirigée par Berry Gordy propose au groupe de jeunes gens. Pour l'instant, les frères restent sous la coupe du patron de la motown qui les fait bosser sous une poigne de fer avec l'aide de Joe Jackson. Ils grandissent cependant et le temps n'est pas loin ou ils vont commencer à se poser des questions existentielles … essentielles. Mais pour l'heure, la seule pensée du jour concerne les billets verts, les considérations artistiques viendront plus tard ! Le monde est en pleine Jacksonmania : un magazine leur est dédié, un dessin animé narrant leurs aventures imaginaires – qui débute en septembre de cette année – passe toutes les semaines et ils sont les principaux invités du show de Diana ROSS à la télé. C'est l'effervescence.

"Never Can Say Goodbye" sort peu avant l'album en mars de cette année. 44, l'orchestration est légèrement plus lente que celle restée dans la mémoire collective de Gloria GAYNOR ou même celle tout aussi féminisée des COMMUNARDS en 87. La voix de Michael passe bien, mais il est possible - probable – que la version féminine ait plus de dynamique et d'allant. C'est pourtant un titre créé sur mesure par la corporation. Le tire atteint tout de même la deuxième place du billboard, tout va bien. L'éponyme "Maybe Tomorrow" prend la relève, mais la mollesse du titre ne sert en rien la juvénile voix de Michael qui semble un peu perdu au milieu de cette guimauve. Les fans ne s'y trompent pas et, sans être un four, le single ne passe pas la vingtième place des charts, ce qui, en pleine époque de gloire, est tout de même un désaveu. Ce titre est à oublier à mon sens.

L'équipe de la Motown se point toutefois avec une majorité de titres cette fois. On quitte les rivages de la bubblegum pop sans pour autant être soul. "Petals" se veut plus funky, avec une vibe pop sur les choeurs, mais ça reste moyen. Jermaine et Michael partagent le micro sur la plus groovy "My Little Baby" au refrain bien dynamisé par une basse vrombissante. "It's Great To Be Here" tente de renouer avec les grands standards de Bubblegum, et cette fois la sauce prend pas mal, l'ensemble se laissant très bien écouter. J'aurais quant à moi choisi ce titre comme single en lieu et place du second. La fibre BEATLES présente en chacun de nous se réveille cependant sur "Blue Skies" où une jolie guitare acoustique et des arrangements subtils nous transportent en territoire pop, rappelant quelque peu "Strawberry Fields". Les frangins y font un très joli travail d'harmonie vocale, sans doute le sommet de cet album. Ce n'est pourtant pas une reprise d'un groupe british quelconque, mais une compo originale des cadors de la motown. Dingue non ?

Mais on sent que le producteur a des idées derrière la tête et se prépare à lancer les carrières conjointes de Michael et de Jermaine. Ce dernier se fend donc de trois titres sur ce cinquième opus : "She's Good" avec sa grosse orchestration pré-disco le voit donc revenir seul au micro, mais c'est très mou et manque de groovy. "I Will Find A Way" est plus pop et ne réveillera pas votre fibre de black music, le chant se révélant même plutôt plat. "Sixteen Candles" nous replonge dans des effluves doowop plutôt sympa, même si le genre n'est alors plus du tout à la mode. "The Wall", avec sa grosse orchestration de cordes, n'est pas désagréable, mais ne laisse guère à Michael l'occasion de briller. Enfin, on retrouve "Honey Chile" de MARTHA and The VANDELLAS, qui laisse à Michael l'occasion de renouer avec une fibre plus groovy et sautillante.

Ce cinquième album se vend légèrement moins que ses prédécesseurs, mais 3,5 millions de disques restent une manne providentielle pour la firme de Detroit qui garde donc l'oeil et la main sur sa poule aux œufs d'or. Côté fratrie cependant, les choses sont sur le point d'évoluer puisque Michael et Jermaine vont sortir leur premier album solo sous la coupe de Berry Gordy évidemment. Les jeunes gens sont pressés comme des citrons et n'ont pas plus d'adolescence qu'ils n'ont de vie privée. Sans doute n'ont-ils jamais été là pour ça de toutes manières, mais il faut de temps en temps le rappeler. Les aînés Jackie et Tito semblent avoir moins souffert de cet état de fait, même si tout est relatif, alors que Michael, sans cesse sous les projecteurs, n'a aucun répit.

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   ERWIN

 
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- Jackie Jackson (chant)
- Jermaine Jackson (chant-basse)
- Marlon Jackson (chant)
- Michael Jackson (chant)
- Tito Jackson (chant-guitare)


1. Maybe Tomorrow
2. She's Good
3. Never Can Say Goodbye
4. The Wall
5. Petals
6. Sixteen Candles
7. Blues Skies
8. My Little Baby
9. It's Great To Be Here
10. Honey Chile
11. I Will Find A Way



             



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