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MAGNUM - The Visitation (2011)
Par GEGERS le 31 Janvier 2011          Consultée 4412 fois

Comment tourner cette chronique du nouveau MAGNUM ? Jouer sur l'émotion procurée par ce nouveau chef-d'œuvre de la bande à Tony Clarkin ? Rester dans les faits, descriptible et impassible ? Tout comme le groupe britannique est le seul à œuvrer dans son domaine, le pomp-rock (sorte de hard FM épique), il est difficile de rendre compte à l'auditeur potentiel (vous, quoi) de la teneur de ses publications musicales. Tenter de parler de MAGNUM, c'est pour le chroniqueur une véritable gageure, l'action nécessitant une mise à nu totale et mettant nécessairement de côté le peu de pudeur qu'il lui reste... Nulle autre solution que de se mettre à poil donc pour traiter de The Visitation.

Depuis la remise en route de la machine, avec le moyen Breathe of Life en 2002, il faut bien avouer que MAGNUM n'a quasiment jamais déçu, Princess Alice and the Broken Arrow et Into the Valley of the Moonking s'imposant comme des albums majeurs dans la longue discographie du groupe. Et pourtant, The Visitation les dépasse de la tête et des épaules, Tony Clarkin réalisant ici un travail de composition et d'écriture titanesque, digne de l'album-référence du combo, On a Storytellers Night (1985). Point d'album-concept ici, mais 10 compositions d'une richesse musicale extrême et présentées dans un packaging à la hauteur de son contenu (la pochette « officieuse » de l'album, visible dans le volet intérieur, étant un subtil clin d'œil à chacun des précédents albums du groupe). A défaut d'être une épopée thématique, The Visitation est un voyage musical aux allures d'Odyssée que l'on souhaiterait sans fin.

C'est par un des riffs les plus heavy proposés par le groupe que débute l'opus. « Black Skies », sombre et désabusé, est le dernier morceau finalisé par MAGNUM pour cet album (Clarkin a pour habitude de composer 20 à 30 titres par album avant d'en sélectionner les meilleurs), et il eut été dommage qu'il n'apparaisse pas sur The Visitation, tant il est convaincant. Soufflant le chaud et le froid, ce mid-tempo alterne ambiances sombres, presque agressives, et courts passages lumineux, transcendés par un Bob Catley à la voix intacte. Le poids des ans semble ne pas avoir d'emprise sur le chanteur, qui parvient encore à véhiculer nombre d'émotions contradictoires et d'une beauté sans pareille. Tantôt grandiloquent, tantôt intimiste, MAGNUM conçoit chacun de ses morceaux comme une épopée avec un début, un climax, et une fin. Le morceau-titre « The Visitation », introduit par un bruit de ressac, en constitue l'illustration parfaite, marqué par les nombreux changements d'ambiance, de rythme et une alternance dans la prédominance des instruments, claviers et guitare s'échangeant sans cesse le rôle principal.

Alors que nombre d'artistes rock contemporains se contentent de travailler l'efficacité de leurs refrains, il ne fait ici nul doute que MAGNUM a peaufiné chaque mélodie, chaque note avec une précision d'orfèvre, faisant de chaque morceau une œuvre complète et auto-suffisante. « Spin Like a Wheel », à l'aura bienfaitrice, « The Last Frontier », mélancolique et bouleversante, ou encore « Mother's Nature Final Dance », délicieusement entraînante, contribuent à l'indéniable réussite et à la cohésion de cet opus, qui révèle ses secrets au fur et à mesure des écoutes. Et si l'on peut regretter l'absence de paroles dans le livret, cela n'empêche pas pour autant d'apprécier les discours conscientisés, écologiques, et faisant preuve de la grande qualité de Tony Clarkin, qui prouve une nouvelle fois ses talents d'auteur, n'hésitant pas à laisser tomber la fantasy pour aborder des thèmes plus terre-à-terre.

Se clôturant sur le très rock « Midnight Kings » et un « Tonight's the Night » plus calme mais doté d'harmonies vocales irrésistibles, The Visitation s'impose comme le meilleur opus de MAGNUM depuis son grand retour, tout simplement. Si ce statut pourrait bien entendu être débattu selon la sensibilité de chacun, il reste que le groupe britannique propose là un album en tous points remarquable. Alors que la carrière du combo est plus proche de la fin que du début, voilà qui est bon à prendre !

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   GEGERS

 
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- Tony Clarkin (guitare)
- Bob Catley (chant)
- Mark Stanwey (claviers)
- Al Barrow (basse)
- Harry James (batterie)


1. Black Skies
2. Doors To Nowhere
3. The Visitation
4. Wild Angels
5. Spin Like A Wheel
6. The Last Frontier
7. Freedom Day
8. Mother Nature's Final Dance
9. Midnight Kings
10. Tonight's The Night



             



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