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BLACK SABBATH - Master Of Reality (1971)
Par TOMTOM le 7 Mars 2011          Consultée 4280 fois

Sombre trip que celui dans lequel se fourre Black Sabbath en ce début d’année 1971. Les quatre compères en sont tout de même à poser dans la forêt, parés de leur plus belle tenue de druide. Occulte avez-vous dit ? Peut-être. Mais une chose est sûr : plus personne n’arborera aussi fièrement la moustache et ne pimentera ses messes noires avec autant d’herbe. Car, et nous aurons tout le loisir de le démontrer par la suite, l’épopée musicale du Sabbat Noir n’est qu’une banale histoire de dope mêlée à l’esprit particulièrement dérangé des quatre de Birmingham et dont nous tenons, avec Master Of Reality, la pierre angulaire.

Les deux premiers albums, malgré tous les efforts déployés pour les saccager, avaient été trop abordables et justement adulés par les teens. Ici quelque chose cloche. Infiniment plus lourd et lugubre, Master Of Reality signe l’apogée d’une consommation d’herbe devenue vite excessive. S’il n’en fallait qu’une preuve, nous soulignerions «Sweet Leaf », hymne à la marijuana inaugurée par le relent graveleux d’un Tony IOMMI tirant sur son joint (et vous en conviendrez, hautement plus impressionnant que celui du David GILMOUR de « Wish You Were Here »). Puis, plus les minutes défilent et plus la descente se fait aigre et morbide : le temps d’une chansonnette, « After Forever », le même IOMMI s’interroge sur Dieu (de là à faire de Black Sabbath les précurseurs du rock chrétien, faut pas déconner) ; « Children Of The Grave » et son titre fleurant bon la joie de vivre est la classique phase pseudo engagée du type gris et aviné. Satan est aussi de la fête avec « Lord Of This World », ne parvenant pas à faire sortir le groupe de sa torpeur (« Solitude »), le même groupe finissant d’ailleurs dans un délire spatial et pesant à la Hawkwind. Ambiance.

Pour tous ceux que ce romantisme bas de gamme et ces interprétations surajoutées ne font même pas sourciller, parlons un peu musique. Parfaitement en phase avec l’ambiance générale décrite précédemment, le son du Sab va beaucoup plus loin (et plus bas) que sur Paranoid : plus épaisse, la production révèle un chef d’œuvre de guitares contenues (« Sweet Leaf »), noyées dans un flot de basse assourdissant et incroyablement relevé, dans une vague de percussions venues d’outre tombe spécialement pour « Children Of The Grave ». Attardons nous d’ailleurs sur celle-ci, la meilleure de l’album : entourée par deux instrumentaux champêtres (le trip Office National des Forêts, souvenez vous. Et après tout, IOMMI avait bien débuté dans Jethro Tull alors…) magnifiée par un solo fantastique et un interlude prodigieusement maléfique, la chanson ferait presque passer Iron Man pour une déclaration d’amour de maternelle ; elle est l’étincelle fulgurante et apocalyptique dans cet océan lourd, lent et lugubre à souhait. D’ailleurs Tony IOMMI ne joue plus, on dit qu’il « tronçonne », à un rythme infernal et réservant par là à sa guitare le même sort qu’à ses pauvres doigts. Frappante aussi, l’intro de « Lord Of This World » (et ce solo, mein gott) pour qui Dante aurait pu réserver un cercle de son enfer. Geezer BUTLER (toujours très prés du riff), fait des merveilles ; Bill WARD matraque (que pourrait-on lui demander de plus ?) et s’est acheté une vraie batterie après le son Playmobil de celle de Paranoid. Tout ça est fabuleux. Et puis il y en a toujours une dans les albums du Sab, « Solitude » est bien une ballade de la trempe de « Planet Caravan », ne tombant pas dans la niaiserie qui sera inhérente à ces exercices dès le prochain album et dans laquelle Ozzy OSBOURNE nous gratifie même d’une voix agréable à l’oreille, pourtant bien endommagée par 30 minutes de chant (?) nasillard et monocorde.

Finalement, on le sent dans « Into The Void », les quatre bougres tutoieront bien le rebord du précipice : riff et voix au bout du rouleau, la fin n’est plus bien loin. Tomberont, tomberont pas ? En tout cas, l’ascension n’en aura été que plus belle.

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   (5 chroniques)



- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Ozzy Osbourne (chant)
- Bill Ward (batterie)


1. Sweet Leaf
2. After Forever
3. Embryo
4. Children Of The Grave
5. Orchid
6. Lord Of This World
7. Solitude
8. Into The Void



             



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