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HARD ROCK  |  STUDIO

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BLACK SABBATH - Vol. 4 (1972)
Par TOMTOM le 8 Avril 2011          Consultée 4151 fois

Indication préalable : les dépenses occasionnées par l’acquisition de cocaïne excèdent largement la totalité des moyens financiers mis à disposition pour la réalisation de cet album. Forcément, ça laisse des traces. Et dès lors, pas étonnant que la perle blanche de l’album s’intitule « Snowblind », deuxième couplet (avec « Sweet Leaf » rappelez-vous) de l’internationale stoner. On aura l’occasion d’y revenir.

Consommation excessive, donc. Mais qui passe à un autre niveau : nous laissions nos quatre amis dans leur trip herbivore à la fin de l’album précédent ; nous les retrouvons ici les cavités nasales en feu. « My eyes are blind but i can see » entonne l’autre lors de ce magnifique refrain, surement le plus lyrique de BLACK SABBATH. Mouais. Comment expliquer alors l’affligeante médiocrité de « Changes » et de ses paroles niaises à souhait (« I’ve lost the best friend, that i ever had ») ? Ou l’incompréhension de l’auditeur face au truc « FX » ? Ou ce « Laguna Sunrise » à l’intro complètement débile ?

Mais je suis mauvaise langue, je commence par le plus mauvais. Sans blague, cet album est un dérapage complet : BLACK SABBATH est en roue libre, ses quatre membres ayant la vision brouillée par les icebergs qui peuplent leur cerveau depuis peu. Cependant, fort de deux albums successifs monumentalement fantastiques, les quatre de Birmingham n’ont plus aucune limite et domptent magistralement leurs nouveaux démons. Enfin, le "magistralement" viendra plus tard. Pour le moment, on peut juste dire qu’ils s’en sortent bien.

Le son tout d’abord. Tout bonnement indescriptible. Caverneux et moderne à la fois, moins lourd que Master Of Reality. Distordu, je pense que c’est le mot, ça s’écoute limite en louchant. Distordus comme les riffs d’IOMMI en quelque sorte, l’homme n’ayant pas gagné en délicatesse depuis la dernière fois. On retrouve la règle des trois « L » (pour Lourd, Lent et Lugubre) parfaitement reproduite dans « Wheels of Confusion » et « Under the Sun », respectivement première et dernière chanson de l’album qui jouissent chacune d’un épilogue ahurissant, épique comme sait le faire le Sab, tout particulièrement la deuxième dont la seconde partie n’est pas sans rappeler la fin de « War Pigs ». Déluge de solo, changement de rythme dans de grand fracas de cymbale, basse martelée… Tout ça est bien connu.

Cependant, le reste laisse une impression de « moins » une fois le mange disque repu. D’accord, toutes restent valables (on n’est pas sur un album d’Aerosmith, et même lorsque Black Sabbath n’a plus d’inspiration, il le montre moins) mais surement trop peu calibrées. Et puis il y ce moment salsa sur « Supernaut » qui aurait pu être, par aliieurs, une bonne chanson. Il y avait le solo, la voix d’Ozzy et tout. Mais non. Idem pour « St. Vitus Dance » intro merdique, mais riff et rythmique de dingue.

Vous comprenez maintenant : les mecs avaient les idées, mais l’immonde trip dans lequel ils sombrent donne à l’album son goût de bouchon, une impression bizarre d’être fait rapidement. Ca lui donne son charme après tout, ce côté un peu underground : « ouais j’écoute de la musique de drogué, les mecs savent pas ce qu’ils font mais c’est magnifique ». Camarade, choisis ton camp. Voyant ma note, vous saisissez sans peine le mien. Surement à cause de « Snowblind », magistrale de bout en bout où OSBOURNE chante ce refrain magnifique, où IOMMI pond ce solo merveilleux. Sans doute un des meilleurs titres du sabbat noir.

Mais si on devait pointer le meilleur défaut de Black Sabbath Vol.4 (en plus de son titre) ce serait d’être précédé par Master Of Reality et surtout (surtout) d’avoir pour successeur Sabbath Bloody Sabbath.

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   (4 chroniques)



- Tony Iommi (guitare)
- Ozzy Osbourne (chant)
- Geezer Buttler (basse)
- Bill Ward (batterie)


1. Wheels Of Confusion/the Straightener
2. Tomorrow's Dream
3. Changes
4. Fx
5. Supernaut
6. Snowblind
7. Cornucopia
8. Laguna Sunrise
9. St. Vitus Dance
10. Under The Sun/every Day Comes And Goes



             



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