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BLACK SABBATH - Paranoid (1970)
Par PINHEAD le 24 Février 2011          Consultée 4355 fois

Je m'étais promis d'être moins indulgent avec les albums que je chroniquerais, arrêter de lâcher les 4 et les 5 à tout va. Je voulais être le bourreau des albums ratés, des morceaux bâclés, des groupes déchus... Plus rien ne devait me résister. Pinhead le destructeur de carrières, qui renvoie les ringards au placard, cassant les mythes les uns après les autres.

Puis il a fallu que j'écoute et que je dissèque Paranoid, deuxième méfait de BLACK SABBATH. Le genre de pochette qui vous indique immédiatement la gueule de l'album : pourrave à souhait. Saisissant alors ma plume tranchante et mon casque audio, je m’apprêtais à détruire la réputation des quatre pères du métal sur un coup de folie démoniaque.
Bien sûr, cela n'allait pas être si facile, l'album ayant sa réputation devant lui...



"Et meeeeeeerde! C'est pas juste!!! Pourquoi il est si bon cet album? Beuhhhhhhhhh".

Derrière ce sanglot étouffé s’enfuyaient mes rêves désormais brisés de glorieuse tyrannie critique. Adieu ma belle carrière de Jean-Pierre Coffe musical. Ce n'est sûrement pas sur ce Paranoid que je pourrai crier mon "C'est de la merde", le poing levé et la larme à l’œil.

Car en plus d'être historiquement essentiel (BLACK SABBATH oblige), Paranoid est irréprochable. Musicalement, le groupe abandonne ses dernières racines Blues et atténue les ambiances sataniques du premier méfait. Louable attention qui évite au groupe de lâcher la même année (il convient de le préciser) deux disques identiques, au risque de rater le coche sur le second et de répéter ses erreurs, ajoutant à cela le côté rébarbatif du "déjà-vu".

Paranoid, c'est avant tout la maitrise parfaite riff. Vous savez, celui qui vous rentre par l'oreille le matin, qui ne vous sort pas du crâne la journée, qui hante vous rêves la nuit, et vous trotte encore dans les méninges le lendemain. Tony Iommi gagne ses lettres de noblesse dans ce domaine malgré son handicap (couic couic les doigts). Il suffit d'entendre le single "Paranoid" pour réaliser l'ampleur du talent du guitariste. Premier tube Metal de tous les temps (Quoi? Qui a dit IRON BUTTERFLY que je lui pète la gueule?), le titre mélange habillement intro assassine et rythmique martiale, à la limite de la cavalcade. Marrant de remarquer que le riff qui a fait le succès de cette chanson n'est répété que deux fois dans la chanson (au début).

L'orientation prise par le groupe se fait davantage Doom métal: riffs de guitare lents et saturés à outrance, paroles malsaines (sans pour autant dériver sur les thèmes occultes du premier album) traitant d'angoisse, de mort, d'hallucinations obsessionnelles ("Fairies Wear Boots ")... Les imparables "Iron Man" (bien sûr), et "Electric Funeral" aux riffs dotés de distorsions psychotiques en sont de parfaits exemples... Charmant programme où les basses grondent de plus en plus fort et se démarquent de plus en plus de la guitare principale. Le groupe a indéniablement mûri à l'image de Iommi qui décoche des soli vraiment inspirés, inspiration qui faisait défaut à ceux de l'opus précédent.

D'ailleurs, le groupe n'hésite plus à s'aventurer dans des contrés inexplorées aux ambiances feutrées comme l'intriguant "Planet Caravan" qui se démarque sensiblement du reste de l'album, où dans de brutaux changements de tempo dépouillés de tout pont harmonique. Pour preuve, "Electric Funeral" inclut un passage à la limite du boogie en plein milieu de sa structure, sans pour autant chambouler la cohésion de l’œuvre. C'est plutôt une affaire de feeling qui sévit sur Paranoid, mené par un Ozzy Osbourne tout en confiance qui sort des sentiers nasillards pour de brefs instants de cris torturés sous une guitare tantôt étouffée, tantôt exploitée au maximum de sa puissance sonore.

L’instrumental "Rat Salad" permet quand à lui de juger du talent du batteur Bill Ward qui se fend sur ce morceau d'un excellent solo, et sur l'album en lui même de breaks très bien sentis.

Concluons cette chronique en citant le début de l'album (en toute logique): "War Pigs". Le morceau de la mort qui tue. Martial, contestataire (Vietnam les cocos), assommant, lourd... Les adjectifs me manquent pour en parler, donc démerdez vous pour l'avoir aux oreilles dans les dix secondes qui suivent.

[Dix secondes s'écoulent]

Voyez un peu de quoi je veux parler? Ozzy sait chanter juste, oui! Surprenant hein? Et puis cette envolée lyrique à la fin du morceau mes aïeux!!

Promis, je ne serai plus jamais si laudatif, quoique...

5/5 (qui va encore m'obliger à le classer Référence)

Coup(s) de cœur: "War Pigs", "Iron Man"

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   (5 chroniques)



- Ozzy Osbourne (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Bill Ward (batterie)


1. War Pigs
2. Paranoid
3. Planet Caravan
4. Iron Man
5. Electric Funeral
6. Hand Of Doom
7. Rat Salad
8. Fairies Wear Boots



             



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