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BLACK SABBATH - Sabbath Bloody Sabbath (1973)
Par TOMTOM le 27 Juin 2011          Consultée 4773 fois

Tony IOMMI, en 1975 : « Avec Sabotage on a voulu faire un bon album de rock ; Sabbath Bloody Sabbath n’était pas un album de rock ». Damn, comment expliquer ça à mes acouphènes ? 3 ans plus tôt, nous laissions nos camarades au beau milieu de leurs plaines enneigées, avec un album qui faisait office de mirage bordélique, le pied littéralement enfoncé sur l’embrayage. En roue libre, le virage allait être dur à négocier. Ca ne manque pas : le Sab défonce la porte du studio et les quelques neurones qui lui reste au cours de l’année 1973. Résultat : ce petit bijou qu’est Sabbath Bloody Sabbath. Dommage collatéral : la moustache de Tony IOMMI (!).

Une chose est sure, la poudre travaille encore salement les quatre compères. Ne regardons que les premières lignes de la chanson titre : « You've seen life through distorted eyes ». Mais, évolution notoire par rapport au Volume 4, les vieux démons sont parfaitement domptés, canalisés dans une musique jamais aussi bien jouée, entre démence incantatoire et mélodies (!) recherchées. En clair, bourrin et progressif, à l’image de l’emballage de la galette : « Heaven turns to hell ». Le premier témoignage est « Sabbath Bloody Sabbath », classique instantané du groupe. Ozzy OSBOURNE chante merveilleusement bien (il n’y arrivera d’ailleurs jamais plus), IOMMI se fend d’un riff parfait, ponctué de parties de guitare sèche pleines de finesse et d’un solo (« You Basterds ! ») assez dingue quand on pense que le gaillard n’a plus que 3 doigts entiers. Basse et batterie de plomb, les cymbales à la limite de la rupture. Vient ensuite « A National Acrobat », somnambulique jusqu’à l’arrivée de la wah-wah et des solos qui arrivent par bribes. Et puis comment oublier ce bordel qui s’enclenche à 50 secondes de la fin ? Tout ça est à la limite de l’expérimentation, complètement décousu et hautement jouissif. Des qualificatifs qui collent parfaitement aux deux derniers titres « Looking For Today » et « Spiral Architect » où on peut entendre de l’acoustique, des synthés, des violons et même des parties de flutes… Passons sur « Fluff », instrumental champêtre n’apportant rien de plus et « Who Are You », merde innommable surement sortie d’un délire futuriste à la Jon Lord.

Je vous sens sceptique. Vous avez raison, une chronique trop courte pour un tel album ! Et puis une sensation nauséabonde de calme se dégage de ces chansons (et même de « Sabbath Bloody Sabbath », c’est vous dire). Trêve de suspense bas de gamme et passons aux choses sérieuses.

Sabbath Bloody Sabbath est monumental parce qu’il garde jalousement dans ses entrailles « Sabbra Cadabra » et « Killing Yourself To Live », deux chansons pour lesquelles il serait légitime de se damner. La première c’est d’abord deux minutes de folie furieuse de riffs tronçonnés et de solos acides superposés, d’un jeu de batterie catapultant Bill WARD au statut de « grand » (si, après « Fairies Wear Boots » on n’en était pas encore persuadé). Ozzy OSBOURNE ne chante plus, il gueule et monte au plus haut, ce qu’il ne fait pas si souvent que ça. Geezer BUTTLER se révèle, lui, durant les quatre minutes de jam psychédélico-hardo-progressif qui suivent où le claviériste de YES, bien que tapant l’incruste au milieu des 4 tarés de Birmingham, fait des merveilles et rend l’ensemble impossible à reproduire en live.

La même remarque s’applique pour « Killing Yourself To Live », autre grand moment de bravoure. Mêmes ingrédients à savoir folie incandescente, basse proéminente et rythmique à se frapper la tête contre les murs (où le cul par terre pour ceux qui préfèrent). Seulement il y a ce solo, (j’ose) le meilleur que Tony IOMMI ait jamais sorti : 3 guitares s’emballant littéralement dans les méandres de la stéréo avant de revenir au centre dans un fracas dantesque. Quant au pigeon qui passe à 4:31, je ne l’explique pas. De toute façon, écouter ces deux chansons à la suite, c’est un peu comme débrancher son cerveau et dire adieu à ses tympans.

Sabbath Bloody Sabbath est donc un album classieux, raffiné, aussi bien dans l’ultra violence que dans le plus progressif et porté par un groupe à son apogée, un groupe qui lors du California Jam de 1974 (surtout connu pour le bordel que Ritchie Blackmore y met) atomisera la concurrence. Mais les quatre larrons auront alors trop donné, trop risqué leur vie ou trop péché que sais-je. En tout cas, les choses ne seront plus jamais les mêmes.

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   (4 chroniques)



- Ozzy Osbourne (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Buttler (basse)
- Bill Ward (batterie)
- Rick Wakeman (claviers)


1. Sabbath Bloody Sabbath
2. A National Acrobat
3. Fluff
4. Sabbra Cadabra
5. Killing Yourself To Live
6. Who Are You?
7. Looking For Today
8. Spiral Architect



             



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