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2011 Eclipse
 

- Style : Toto, Dare
- Style + Membre : Neal Schon

JOURNEY - Eclipse (2011)
Par GEGERS le 1er Juillet 2011          Consultée 2168 fois

La qualité des albums AOR et Hard FM (vous savez, ce hard rock gentillet qui fait pleurer vos copines et attendrit vos cœurs de rockers) depuis le début des années 2000 est si médiocre que chaque nouvelle sortie raisonnablement intéressante entraîne un déferlement de superlatifs et de chroniques adoratrices. Certains groupes ont, il est vrai, su tirer leur épingle du jeu dans le courant de la décennie et se faire une place au soleil dans un style aux codes relativement immuables (Dreamtide, Frontline notamment). Mais pour chaque nouveau groupe convaincant, combien de combos engoncés dans leurs clichés et n'apportant strictement rien à un genre qui semble avoir tout dit ? En ces temps de disette, l'amateur se tourne donc vers les valeurs sûres, ces mastodontes qui ont su donner au style ses lettres de noblesse. Manque de bol, Toto a lâché l'affaire, après avoir fait bander une dernière fois les fans grâce à un album exceptionnel (Falling in Between en 2006). Reste donc JOURNEY. Mais attention, ne partons pas ici en terrain défriché d'avance. Méfions-nous en effet de ces Andrew McNeice (webmaster du célèbre site Melodicrock.com) et autres spécialistes qui crient au chef-d'œuvre à chaque nouvel album du groupe américain depuis sa reformation en 1995.

Allez, ne soyons pas bégueule. Cet album est bon, très bon même. Pas suffisamment néanmoins pour y voir ici une nouvelle pierre angulaire de leur discographie et un album-référence du style, comme il a pu être écrit un peu vite par certains confrères. Non pas que Forces Parallèles se porte en parangon de l'objectivité. Nous ne sommes que des hommes après tout (enfin, à l'exception de certains membres de l'équipe qui rédigent leurs chroniques depuis Proxima du Centaure...). Reste qu'Eclipse n'est pas cette perle intemporelle annoncée, malgré ses nombreux atouts.

Tout d'abord, il faut reconnaître que Neal Schon et ses sbires ont eu le nez creux en recrutant leur vocaliste, Arnel Pineda, après un passage-éclair du pourtant monstrueux Jeff Scott Soto derrière le micro. Ce Philippin, qui œuvrait déjà sur le précédent opus, porte en effet de sa voix puissante et claire comme du cristal de roche les compositions de l'album. Auteur de lignes vocales tout simplement sublimes, il est sans doute la meilleure chose qui soit arrivée à JOURNEY depuis le milieu des années 2000.

L'album en lui-même a le mérite d'être novateur, témoignage d'un groupe peu enclin à vivre sur son passé et à tenter de reproduire le succès de « Don't stop believing ». JOURNEY n'hésite pas à se faire mordant, parfois sombre, et à proposer des pièces « complexes », la majorité des titres étant plus proche des 6 minutes que des 3'30 radiophoniques règlementaires dans le style. Tant et si bien que la première moitié de l'album est phénoménale et procure en effet un plaisir que seuls les dinosaures du genre semblent à même d'offrir. Riffs affûtés et soli de toute beauté accompagnent ces pièces imparables que sont « City of hope », « Edge of the moment », « Anything is possible » et surtout « Resonate » qui s'impose rapidement comme la meilleure chanson de l'album. Longue pièce aux allures de power-ballad, « Tantra » se présente également comme un grand moment de cette première moitié d'album. Et puis, le niveau baisse considérablement sur la face B. L'auditeur en vient à s'ennuyer, à atteindre patiemment un refrain percutant, et ne relève la tête qu'à l'occasion de la deuxième ballade « To whom it may concern », riche d'un feeling irrésistible, d'un refrain qui voit Arnel Pineda nous prendre par les sentiments, et d'un solo final qui laisse éclater l'émotion.

Donc oui, JOURNEY sait toujours se faire grand, très grand. Mais le temps d'une moitié d'album seulement, les titres percutants n'étant pas suffisamment bien agencés pour donner une impression de constance et d'homogénéité. On accepte avec bienveillance cette nouvelle offrande des maîtres de l'AOR, en reconnaissant les immenses capacités d'un groupe qui continue d'aller de l'avant. De là à crier au chef-d'œuvre, ou voir ici la meilleure sortie du premier semestre, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Note réelle : 3,5/5

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   GEGERS

 
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- Arnel Pineda (chant)
- Neal Schon (guitare, choeurs)
- Jonathan Cain (clavier, choeurs)
- Ross Valory (basse, choeurs)
- Deen Castronovo (batterie, percussions, choeurs)


1. City Of Hope
2. Edge Of The Moment
3. Chain Of Love
4. Tantra
5. Anything Is Possible
6. Resonate
7. She's A Mystery
8. Human Feel
9. Ritual
10. To Whom It May Concern
11. Someone
12. Venus



             



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