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BLACK SABBATH - Never Say Die (1978)
Par RED ONE le 3 Novembre 2011          Consultée 3708 fois

Never Say Die, c'est l'album qui clôt définitivement la première ère historique de BLACK SABBATH, celle des années 1970, celle d'Ozzy Osbourne en tant que frontman du groupe, celle du line-up classique. Après Never Say Die, plus rien ne sera jamais comme avant pour le légendaire groupe de Birmingham. Si cet album est souvent vu par les critiques comme le dernier mais aussi le plus mauvais enregistré par le Sabb' avec l'Homme-Grenouille, beaucoup oublient cependant qu'il a failli ne jamais être enregistré avec Ozzy !

En 1977, après une tournée Technical Ecstasy mitigée en terme de succès durant laquelle les tensions entre Ozzy et le reste du groupe deviennent de plus en plus fortes pour diverses raisons (drogues, groupies, business, et j'en passe ...) Ozzy quitte BLACK SABBATH pour la première fois. Se pose alors évidemment la question de remplacer Ozzy. Attention, nous sommes en 1977 et Ronnie James Dio est encore le chanteur de RAINBOW à cette époque, même si Tony Iommi avait déjà repéré l'individu. Non, en 1977, un autre choix se profile : celui de Dave Walker, ancien chanteur de FLEETWOOD MAC et vieille connaissance du groupe. Walker possède une voix totalement différente de celle d'Ozzy, plus grave, mais son registre blues/country plait au groupe qui le contacte : ni une, ni deux, il accepte le job. Durant l'hiver 1977-78, BLACK SABBATH, c'est donc Tony Iommi, Geezer Butler, Bill Ward et Dave Walker. Le groupe commence alors les sessions en vue de l'enregistrement de ce qui doit devenir le huitième album studio de BLACK SABBATH. Durant cet hiver, le groupe est invité sur un plateau TV britannique et y joue "War Pigs" ainsi qu'une nouvelle composition, "Junior's Eyes". Les réactions sont plutôt positives et tout le monde attend la suite impatiemment.

Pendant ce temps, Ozzy essaie laborieusement de fonder son propre groupe (qui porte déjà le nom provisoire de BLIZZARD OF OZZ) en débauchant les musiciens du groupe NECROMANDUS. Mais lassé de ne pas progresser dans ses projets solo alors que son groupe d'origine répète à quelques kilomètres de là, il revient tout penaud sonner à la porte de BLACK SABBATH. Si Tony Iommi et Geezer Butler ne sont pas franchement emballés à l'idée de reprendre un Ozzy déjà bien accro aux substances les plus dangereuses, la maison de disques insiste pour qu'il réintègre le groupe, et Bill Ward est alors chargé de congédier le malheureux Dave Walker. Ozzy accepte de jouer les nouvelles compositions du groupe mais refuse de chanter les paroles écrites par Dave Walker. C'est donc Geezer Butler qui se charge encore une fois d'écrire des paroles à Ozzy, et il semble qu'à ce moment là, il devait en avoir franchement assez de cette tâche de parolier. En effet, certaines paroles de l'album Never Say Die ne sont pas terribles et sentent le manque d'inspiration de la part de Geezer ...

Never Say Die est-il alors cet album réellemment mauvais que tout le monde s'acharne à décrire ? De nos jours, Ozzy le déteste ouvertement. Durant les tournées de reformation du line-up originel entre 1997 et 2005, aucun titre de Never Say Die n'a été joué. Non, en fait, cet album a un gros "défaut" : il ne ressemble pas vraiment à du BLACK SABBATH "conventionnel". En fait, beaucoup de gens vous diraient que la musique de Never Say Die, ce n'est pas du BLACK SABBATH. Et bien, en ce qui me concerne, oui et non. En réalité, la musique de Never Say Die, c'est une sorte de fusion bizarre entre du hard rock et du jazz rock progressif.

Si ces influences fusion étaient déjà perceptibles sur le très bancal Technical Ecstasy deux ans plus tôt, en revanche, là, on atteint des sommets d'innovation : claviers futuristes de Don Airey, sonorités jazzy limites brésiliennes, cuivres (oui oui !), harmonica, orchestre ... Autre nouveauté de taille, Geezer et Tony chantent ! Ils font les choeurs sur l'épique chanson "A Hard Road", ce qui nous laisse apprécier la voix claire et aérienne de Geezer ainsi que la voix grave et chaude de Tony. Profitez-en et ouvrez grand vos oreilles, ce sont leurs seules traces vocales sur un support discographique dans toute leur carrière. Bill Ward chante pour sa part de nouveau sur un titre entier comme sur l'album précédent ("Swinging The Chain") et nous délivre une performance étrange mais convaincante, en tout cas plus convaincante que sur "It's Alright". Détail amusant, vous noterez au passage que ce dernier album avec Ozzy se termine par une chanson sur laquelle Ozzy ne chante absolument pas ...

L'album s'ouvre sur la très rentre-dedans "Never Say Die", single de l'album, un sympathique morceau pêchu sur lequel le groupe s'essaie à une forme de rock teinté de pop. Et dès cette entrée en matière, dès le pont de la chanson, quelque chose nous surprend : l'atmosphère aérienne dégagée par ce titre. Cet aspect ne quittera pas l'album. Dès les chansons suivantes, les claviers de Don Airey (futur RAINBOW et DEEP PURPLE) nous envellopent dans une ambiance étrange qui ressemble peu à ces titres sombres que le groupe pondait auparavant. Mais l'obscurité est toujours là, sous-jacente dans certains arrangements et dans certains textes, et ressort dès le second titre, "Johnny Blade", aux paroles délirantes. Les chansons, pour la plupart, présentent des structures complexes et peu évidentes, plus proches du rock progressif que du hard rock bluesy. Les expérimentations fusent dans tous les sens (telles ces parties de cuivres intrigantes sur "Breakout") et les cassures de rythme sont légion. On est très décontenancé à l'écoute de cet album. Certains titres ressortent plus que d'autres, tels que ces joyaux progressifs que sont "Johnny Blade", "Junior's Eyes", "Air Dance" et "Shock Wave" ... Au final une véritable atmosphère onirique et psychédélique se dégage de ce Never Say Die quand même sombre par certains moments, coloré et aérien par beaucoup d'autres, et au final très étrange.

Never Say Die est un album que je considère personnellement comme n'étant pas réellemment un album de BLACK SABBATH avec Ozzy Osbourne, puisqu'il a été composé en grande partie avec Dave Walker. Cet album est très différent de ce que proposait le groupe quelques années auparavant et il n'a également pas grand chose à voir avec ce que deviendra le groupe deux ans plus tard sur le monumental Heaven And Hell. Quoique sur ce dernier point, je pourrais objecter, car une piste telle que "Air Dance" présente quelques points communs lointains avec "Heaven And Hell", mais bon c'est une comparaison qui n'engage que moi ...

Prenez la peine d'écouter ou de réécouter Never Say Die, c'est un très bon album de BLACK SABBATH, très original et atypique dans la discographie du groupe, entre jazz rock et hard rock très progressif, plein de couleurs originales, plein d'émotion et plein de bonnes idées. Un album malheureusement encore incompris de nos jours. Du grand art.

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- Tony Iommi (guitares, chant)
- Geezer Butler (basse, chant)
- Ozzy Osbourne (chant)
- Bill Ward (batterie, percussions, chant)
- Don Airey (claviers)
- John Elstar (harmonica)
- Will Malone (arrangements de cuivres)


1. Never Say Die
2. Johnny Blade
3. Junior's Eyes
4. A Hard Road
5. Shock Wave
6. Air Dance
7. Over To You
8. Breakout
9. Swinging The Chain



             



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