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CHANSON FRANçAISE  |  STUDIO

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- Style : Francis Cabrel , Georges Brassens , Alain Souchon , Julien Clerc

Maxime LE FORESTIER - Hymne à Sept Temps (1976)
Par GEGERS le 28 Janvier 2012          Consultée 1756 fois

« Mon stylo chez moi se déplume
Et marche une demi-fois sur vingt ».

Peut-on être un hippy chantant ses revendications politiques et sociales toute sa carrière durant ? Assurément non, si l'on en croit Maxime LE FORESTIER. Las de jouer les soixante-huitards contestataires, le barbu choisit, sur son quatrième album, d'adopter un ton plus léger et plus poétique, dénué de considérations politiques. Exit les pamphlets à la « Parachutiste », qui constituaient pourtant une majeure partie de l'intérêt de ses premières réalisations.

Considéré comme une de ses meilleures réalisations par ses amateurs éclairés, Hymne à Sept Temps est pourtant et avant tout un album fade, duquel se détachent quelques pièces convaincantes et flamboyantes. Aïe, voilà, c'est dit. Non pas qu'il s'agisse véritablement d'un vilain petit canard, mais cet opus inaugure une série d'albums dispensables de l'artiste qui émailleront les années 80.

Une poésie sentimentale, voici donc le menu de cet album marqué par la variété des mélodies et des ambiances. On alterne entre la bossa-nova du morceau introductif « Hymne à sept temps » et le blues façon Nouvelle-Orléans (« Blues blanc pour un crayon noir »), en passant par la grandiloquence façon comédie musicale de la longue pièce épique (11 minutes tout de même) « Le fantôme de Pierrot ». Sympathique et surprenant, mais difficile de trouver un quelconque fil conducteur à l'ensemble qui se dissout bien vite dans cette variété des ambiances et des mélodies. Les ambiances les plus « traditionnelles », marquées par une guitare sèche et un instrument à cordes frottées (le plus souvent un violoncelle), nous les retrouvons sur « Le fil », « Nous serons vieux » ou « Mentir ». Manque de chance, nous avons ici affaire aux trois morceaux les plus anecdotiques de l'album. A tout prendre, la petite mélodie dansante jouée au violon de « La chanson du jongleur » ou le piano de « Mourir d'enfance », quoi que pas très convaincants, s'imposent comme des petits arrangements sympathiques sur un album chiche en bons moments.

Quid donc de la poésie de Maxime ? Elle se fait espiègle et délectable sur « Hymne à sept temps », petite fable en faveur d'un changement d'hymne national, ou résolument réaliste sur « Blues blanc pour un crayon noir », dont le sujet (l'angoisse de la page blanche) semble totalement coller à l'état d'esprit de l'artiste. Pour le reste, nous avons principalement droit à de la redite, sur « Amis » et la dissolution de l'amitié, « Nous serons vieux » et les espoirs fous d'une jeunesse désabusée, ou encore « Le fantôme de Pierrot », consacrée aux illusions perdues. Pessimiste ou réaliste, Maxime LE FORESTIER assure sans réellement convaincre, la faute à un répertoire bien plus riche et intéressant que ces chansonnettes sans grand intérêt.

Un album salué pour le tour de force qu'est « Le fantôme de Pierrot » (que votre serviteur trouve exécrable), mais, mis à part pour « Hymne à sept temps » et « Blues blanc... » totalement anecdotique dans la discographie du barbu. Mais le pire reste à venir...

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1. Hymne à Sept Temps
2. Le Fil
3. La Chanson Du Jongleur
4. Amis
5. Blues Blanc Pour Un Crayon Noir
6. Nous Serons Vieux
7. Mourir D'enfance
8. Mentir
9. Le Fantôme De Pierrot



             



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