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MAGNUM - On The 13th Day (2012)
Par GEGERS le 17 Octobre 2012          Consultée 2268 fois

Fringant sexagénaire, Tony Clarkin est le genre d'esprit vif constamment occupé par MAGNUM, son bébé depuis maintenant 40 ans. Malgré des sorties d'album très rapprochées, le compositeur et son comparse de toujours Bob Catley font preuve d'une constance qui force le respect et l'admiration. Particulièrement actif depuis son retour en 2002, MAGNUM a depuis accouché d'une demi-douzaine d'opus inspirés et vivifiants. The Visitation, sorti en 2011, se faisait l'aboutissement d'une seconde partie de carrière flamboyante, témoignage d'un groupe fidèle à ses racines tout en étant parfaitement implanté dans le siècle nouveau. Après l'intermède Evolution, sympathique collection de titres réenregistrés, le groupe continue d'enrichir sa discographie avec ce seizième album studio, On The 13th Day.

Ce nouvel opus est le genre d'album que l'on découvre avec bienveillance et envie. MAGNUM n'a que rarement déçu, et chacune de ses nouvelles offrandes est à prendre comme un cadeau, Catley, Clarkin et leurs comparses poursuivant leur bonhomme de chemin à un âge ou beaucoup choisissent de tirer leur révérence. Bien que l'on soit acquis par avance à la cause des rockers britanniques, il faut reconnaître que leurs sorties récentes sont, en toute objectivité, des petites pépites d'un hard rock classieux et inspiré. On The 13th Day ne déroge pas à la règle, et constitue une nouvelles collections de morceaux le plus souvent bluffants.

L'épique « All The Dreamers », chargé d'ouvrir l'album, se fait bien moins agressif que l'entame de l'album The Visitation. Introduit par un clavier discret ainsi qu'un murmure aérien et lancinant de Bob Catley, le morceau balance rapidement un de ces riffs mid-tempo imparables dont Tony Clarkin à la recette. Avec ses sept minutes au compteur, ce premier titre donne la fausse impression que MAGNUM va proposer un album-concept long et épique, traitant des fameuses (et fumeuses) malédictions associées au chiffre treize. Si ce sujet est utilisé sur le morceau-titre, sympathique pièce AOR entraînante laissant un large espace d'expression aux claviers de Mark Stanwey, les titres qui composent l'album ne sont pas liés par une thématique commune. Au contraire, ils se font des témoignages des différentes facettes et du savoir-faire de MAGNUM. « Blood red laughter », titre de rock mélodique mettant en avant la voix de Bob Catley, rappelle dans sa structure complexe et son refrain agressif l'époque de On A Storyteller's Night. L'agressivité latente, que l'on retrouve sur les réalisations les plus récentes du groupe, se fait pressante sur « Dance of the black tattoo », dont le riff pesant couplé à des vocalises « burnées » et un refrain imparable, en font un des meilleurs morceaux de l'album. Et, chose à laquelle le groupe ne nous avait plus habitué, voici que débarque avec « So let it rain » un tube, véritable et calibré, dont la luminosité et l'impact immédiat des mélodies auraient participé à en faire à coup sûr un véritable succès commercial dans les années 80.

Malgré la prédominance de tempos medium ou lents, On The 13th Day dégage une énergie de tous les instants. Ce n'est qu'en de rares occasions que le groupe prend la peine de véritablement calmer le jeu. Lorsqu'il le fait, il donne ainsi naissance à « Putting Things in Places », une power-ballad sur laquelle la voix magistrale de Bob Catley prend aux tripes. La complainte du chanteur, greffée sur des mélodies ébouriffantes de classe, finissent de convaincre qu'en 2012, MAGNUM a plus que jamais son mot à dire. La power-ballad de l'année, sans aucun doute !

Il n'y a ainsi pas grand chose à reprocher à cet album, si ce n'est une fin légèrement moins percutante (le légèrement redondant « From within » et ses influences AOR), ainsi qu'un agencement des titres ne mettant pas forcément en valeur ces derniers. En effet, l'énergique « See how they fall » aurait mérité d'ouvrir l'album, plutôt que d'être relégué en fin d'opus, tandis que la superbe « Putting Things in Places » aurait gagné à être présentée plus tôt, offrant une respiration bienvenue entre les titres les plus énergiques. Reste que, avec son talent et son savoir-faire, MAGNUM accouche à nouveau d'un album largement de son standing. S'il lui manque la flamboyance d'un The Visitation, il présente suffisamment d'atouts pour être considéré comme une (nouvelle) réussite majeure du gang britannique.

Ecoutez "So Let It Rain" : http://www.youtube.com/watch?v=ztjLcPIgi9M

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   GEGERS

 
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- Bob Catley (chant)
- Tony Clarkin (guitare)
- Harry James (batterie)
- Al Barrow (basse)
- Mark Stanway (claviers)


1. All The Dreamers
2. Blood Red Laughter
3. Didn't Like You Anyway
4. On The 13th Day
5. So Let It Rain
6. Dance Of The Black Tattoo
7. Shadow Town
8. Putting Things In Place
9. Broken Promises
10. See How They Fall
11. From Within



             



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