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- Style : Cali
- Membre : Manu Katché

Stephan EICHER - Engelberg (1991)
Par GEGERS le 9 Septembre 2013          Consultée 1336 fois

Engelberg, station de sports d'hiver située à 1890m. 3000 habitants, une petite ville comme la Suisse en compte tant, si l'on excepte la présence d'un casino à la portée historique incroyable. Non pas parce que des chanceux y ont fait sauter la banque à coups de millions, mais parce que Stephan EICHER y a enregistré son album le plus célèbre et le plus écoulé à ce jour. Un album dont vous connaissez forcément le titre emblématique, tube incontournable dans le paysage musical francophone, à savoir « Déjeuner en paix ». Accompagné de son désormais indéboulonnable parolier Philippe Djian, le barde bernois donne alors naissance à un morceau qui déploiera bien vite ses ailes pour s'imposer comme le plus connu de sa discographie. Un morceau à l'aura tellement énorme qu'elle aurait pu phagocyter l'album, et réduire à néant l'impact des autres morceaux présents sur Engelberg. Il n'en est rien, ce sixième album du chanteur étant une véritable usine à tubes.

Dire qu'Engelberg est le brouillon, une ébauche de Carcassonne serait au pire inconscient, au mieux osé. Comment cet opus-clé dans l'histoire de Stephan EICHER ne pourrait-il pas être synonyme d'un accomplissement artistique ? Tout simplement parce que cet opus s'inscrit dans une évolution musicale vers un rock plus mordant et foisonnant qui ne trouvera son climax que sur l'album dédié à la cité languedocienne, même si ce dernier ne renferme pas autant de tubes que son prédécesseur. Coincé entre Carcassonne et My Place, opus paru en 1989 qui marquait les balbutiements d'une musique plus construite, plus efficace, et la mise en place des nombreuses collaborations qui allaient permettre à Stephan EICHER de « confronter » sa musique et de la faire ainsi progresser de manière phénoménale, Engelberg est un album multi-facettes qui impressionne par ses flamboyances.

Dominique Blanc-Francard, à la guitare et à la production, Manu Katché à la batterie ou encore Pino Palladino à la basse, qui accompagneront Stephan Eicher pour un bout de chemin, participent à donner une ambiance collégiale à l'album, témoignage d'une équipe soudée, loin de l'image de solitude froide et hivernale dégagée par la pochette de l'album. Une ambiance favorable, donc, à l'éclosion de nombreuses réussites. Parmi les plus connues, impossible de passer sous silence « Pas d'ami (comme toi) », bleuette amoureuse et son refrain engageant et persistant, « Tu ne me dois rien », ballade acoustique intemporelle, et bien sûr « Déjeuner en paix », porté par des violons up-tempo et cette ligne mélodique si fluide, si belle, qu'elle ne pouvait que donner naissance à un tube rock de toute beauté.

D'autres titres de l'album ont survécu au temps. C'est le cas de « Hemmige », titre enjoué aux forts accents tzigane et chanté en bernois, transporté par un piano sautillant qui participe à en faire un des moments forts des concerts du chanteur ; et la tendre ballade finale, « Djian's Waltz », discrète et douceureuse, qui préfigure de la tonalité mélancolico-tendre des ballades de Carcassonne. Une demi-douzaine de titres incontournables donc, qui suffisent à faire d'Engelberg un album indispensable et emblématique. En grattant un peu plus profond néanmoins, on remarque le potentiel intéressant de certains titres un peu oubliés : l'exaltante « Move closer », la beauté folk-rock de « Easy », ou la sympathique reprise de « I'm so lonesome I could cry », autant de pièces séduisantes dont l'intensité, légèrement plus faible que sur les tubes de l'album, explique sans doute leur impact moindre.

Malgré toutes les qualités précitées qui font d'Engelberg un album indispensable et raisonnablement jouissif, cet album n'est malgré tout qu'un aperçu du meilleur à venir. Un peu plus hétérogène que son successeur, très légèrement affaibli par quelques titres dispensables (« Wicked ways », « Es ist alles »), il doit avant tout son impact à ses immenses tubes que l'on fredonne encore régulièrement aujourd'hui.

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- Stephan Eicher (chant, guitare, piano)
- Dominique Blanc-franchard (guitare)
- Steve Bolton (guitare)
- Simon Clark (piano, hammond, synthesizer)
- Manu Katche (batterie)
- Pino Palladino (basse)
- Max Lässer (guitare, mandoline)
- Arnaud Methivier (accordéon)


1. Wake Up
2. Pas D'ami (comme Toi)
3. Move Closer
4. Dejeuner En Paix
5. Easy
6. Hemmige
7. Wicked Ways
8. I'm So Lonesome I Could Cry
9. Es Ist Alles
10. Tu Ne Me Dois Rien
11. Come On Home
12. Djian's Waltz



             



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