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The STRANGLERS - 10 (1990)
Par ARP2600 le 1er Mai 2015          Consultée 692 fois

Le dixième album des STRANGLERS marque la fin d'une belle aventure musicale, quoi qu'on pense de ceux qui l'ont suivie. C'est ici que la route du talentueux Hugh Cornwell s'est séparée de celle de ses trois comparses et, il faut bien l'avouer, le groupe n'a plus jamais été le même sans lui. Ce sont autant sa belle voix si particulière que son gros apport à la composition qui manqueront cruellement par la suite, sans oublier son jeu de guitare même si celui-ci était le vide le plus facile à combler.

Il faut dire que cela ne pouvait plus continuer ainsi bien longtemps... 10 est symptomatique des tensions au sein du groupe. Il a fallu plus de trois ans pour le réaliser et pourtant, il est manifestement bâclé : seulement dix chansons pour 36 minutes, dont pas mal de remplissage, peu d'idées pour les textes, et une production à couper au couteau. La chose la plus réussie est la pochette désopilante, si typique du caractère moqueur des STRANGLERS : sur ce montage habile, les quatre membres du groupe sont déguisés en dix personnalités de l'époque : Jet Black joue les gros (Fidel Castro, Yasser Arafat, Joshua Nkomo), JJ Burnel joue les femmes (Margaret Thatcher, Benazir Bhutto) ainsi que le pape, Hugh Cornwell se réserve George Bush ainsi que Kadhafi, et enfin Dave Greenfield interprète Rajiv Gandhi et Gorbatchev. Le pire c'est que la plupart sont ressemblants.

A côté de cela, c'est un peu la disette, malheureusement. Quand on lance le disque, le meilleur vient tout de suite. "Sweet smell of success" annonce la couleur de bien belle manière, avec son rythme bien rock et le retour de l'orgue de Greenfield au lieu de synthés. Une dernière occasion d'apprécier le chant de Cornwell dans une bonne chanson... Par contre, la bonne odeur du succès, ils ne l'ont pas tellement sentie avec ce disque, dont la qualité moyenne et l'inadéquation à l'époque ont manifestement peu convaincu le public européen qui avait aimé les trois précédents. Il faut dire qu'on s'éloigne cette fois plus nettement de la New Wave. De manière étrange, ils semblent avoir cherché à sonner encore plus américain que sur Aural Sculpture et Dreamtime, aussi bien en revenant à leur vieille influence des DOORS que par l'utilisation de rythmes un peu groovy et de cuivres, et enfin la quasi disparition des synthés, à part sur le final "Never to look back" qui sonne du coup hors de propos.

Dans le détail des autres chansons, maintenant, ce n'est pas le délire... Le single "96 Tears", reprise du groupe rock'n'roll QUESTION MARK & THE MYSTERIANS, est d'une platitude affligeante. "Too many teardrops" en reprend une parole comme titre, ce qui dénote du manque d'idées, mais celle-ci sonne plutôt bien. Ensuite, "Someone like you", "Man of the Earth" et "Where I live" sont banales, leur rythme ne décolle jamais. "In this place" propose une bonne mélodie, une construction plutôt doorsienne, mais là, manque de pot, le son est affreux et brouillon, ce dernier problème affectant aussi "Out of my mind". Il reste "Let's celebrate", un titre un peu crétin mais entraînant.

10 n'est pas à proprement parler un mauvais album, il n'est pas vraiment désagréable, sa construction est assez cohérente et les STRANGLERS jouent quand même bien. Il est néanmoins difficile de vraiment lui apporter du crédit, il s'agit d'une conclusion tristement anecdotique pour la formation originelle du groupe, là où Meninblack et Feline avaient au moins un intérêt historique. A n'écouter que quand on connaît les neuf précédents donc. On se doute, vu l'introduction de cette chronique, que la suite ne sera pas d'un niveau exceptionnel mais laissons donc un minimum de surprise...

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- Jet Black (batterie)
- J.j. Burnel (basse, chant)
- Hugh Cornwell (chant, guitares)
- Dave Greenfield (claviers, chant)
- Alex Gifford (saxophone)
- Chris Lawrence (trombone)
- Sid Gould (trompette)
- Stuart Brooks (trompette solo sur 1)


1. Sweet Smell Of Success
2. Someone Like You
3. 96 Tears
4. In This Place
5. Let's Celebrate
6. Man Of The Earth
7. Too Many Teardrops
8. Where I Live
9. Out Of My Mind
10. Never To Look Back



             



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