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Chuck BERRY - Fresh Berry's (1965)
Par ERWIN le 5 Mars 2020          Consultée 480 fois

Il n'y a pas le moindre signe avant coureur de ralentissement chez notre Chuck ! Du sprint, encore du sprint toujours du sprint ! Z'avez vu l'animal courir comme un dératé sur scène et faire tout plein d'acrobaties ? Bah c'est toute la vie de Chuck. Sinon, pour ce neuvième opus, Chess a accepté de changer l'habituelle équipe de requins derrière sa star, et v'la-t-y-pas que nous retrouvons ici une partie du Paul BUTTERFIELD BLUES BAND, avec le Paulo à l'harmonica et le mythique six cordiste qu'est Michael BLOOMFIELD. À la même époque Jimi HENDRIX évolue dans le backing Band de LITTLE RICHARD, il y a une certaine logique. Cette fois, théoriquement, Chuck ne devrait pas trop la ramener. Il ne la ramène pas sur la couv d'ailleurs, il faut une loupe pour le voir dans les notes.

On passe sur l'intro ou je fais une crise ? Allez 'Wasn't Me' est un petit rock'n'roll de belle allure, moins ventre à terre que d'ordinaire. Chuck y narre par le menu ses nombreuses conquêtes autour du globe et d'autre divers soucis... Bon, comme tous les mecs qui sont allés en prison, il est innocent de tout ce dont on l'accuse allez ! Il se réserve les interventions en solo, malgré la présence de Mike....Allez comprendre ! On repart ventre à terre avec 'Everyday We Rock & Roll', rock sympa mais pas vraiment inspiré. 'It's My Own Business'...ouais ouais, mais cela ne rappelle-t-il pas 'Too Much Monkey Bussiness' ? Bah si, en plus lent certes.

Le problème chez les premiers grands créateurs, c'est qu'ils sont difficiles à critiquer... Pourtant la critique est aisée, alors oui, Chuck a inventé le rythme du rock'n'roll cette manière syncopée et utilisée par tout le monde pour pondre des trucs entraînants, en revanche, nous le resservir à toutes les sauces en agrémentant à peine relève parfois du foutage de gueule, c'est comme toutes ces intros à la noix, à moment donné y en a marre, on a saisi le message ! Et donc si 'My Mustang Ford' est un chouette rock speedé, on ne peut que constater que 'Ain't That Just Like A Woman', le titre qui suit, est un fac similé, alors qu'il n'est même pas de la main de Chuck... Ce serait sa manière de jouer ? Sans doute... 'Merrily We Rock and roll' échappe à la redite, mais on reste sur un rock speedé, certes sans concession, mais avec peu d'originalité.

Car Chuck sait se montrer excellent lorsqu'il sort de son pré-carré, voyez donc 'Right Off Rampart Street', un blues rock mid tempo parfaitement en phase avec le bristish boom, le morceau swingue comme il faut et même le solo de Chuck se défend bien. Puis on passe du coq à l'âne avec la reprise du classique "One For My Baby", Chuck susurre ses lyrics, et l'ambiance est assez cool, on n'est pas si loin que ça de la version de "Fever" par Elvis PRESLEY. 'Welcome Back, Pretty Baby' oscille entre un blues et du doowop - c'est la voix qui trompe !- plutôt sympa avec un très chouette solo... de Bloomfied ? 'Wee Hour Blues', blues bien plus roots et d'une lenteur consommé le prouve aussi, Chuck savait y faire en cette matière, même si sa voix claire rend le titre très mainstream, mais c'est beau ! Pour en finir avec le blues, 'Welcome Back, Prety Baby" lui permet de se laisser à un très long solo de guitare.

Quelques petites digressions pour en terminer avec cet album : "Run Joe" nous replonge dans le bain caribéen avec cette manière de parler « petit nègre » comme aime le faire notre Chuck dans ce genre de compos... Enfin, "Vaya con dios" n'est pas une autre roucoulade en espagnol n'ayez crainte, c'est un slow assez sympa avec un piano volubile.

Alors comprenons-nous bien, tout le contenu de cet album est éminemment respectable, tous les titres pris un par un sont sympas et certains blues ont même très belle allure. Mais l'ensemble sonne souvent comme des resucées de ces plus grands classiques et cette désagréable habitude de toujours débuter ses songs de la même manière donne l'impression d'un foutage de gueule, comme s'il annonçait fièrement que c'est lui, qu'il est là et qu'il est tellement le meilleur qu'il peut se permettre ce genre de petites blagounettes. Sans déconner, je vous mets toutes ces intros à la file et vous diriez tous qu'il y a gros gros lézard. Bref, je reste sur un trois, et oui, ça m'énerve !

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   ERWIN

 
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- Chuck Berry (chant-guitare)
- Chuck Bernhard (basse)
- Mike Bloomfield (guitare)
- Paul Butterfield (harmonica)
- Johnnie Johnson (piano)
- Jaspar Thomas (batterie)


1. It Wasn't Me
2. Run Joe
3. Everyday We Rock & Roll
4. One For My Baby
5. Welcome Back
6. It's My Own Business
7. Right Off Rampart Street
8. Vaya Con Dios
9. Merrily We Rock And Roll
10. My Mustang Ford
11. Ain't That Just Like A Woman
12. Wee Hour Blues



             



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