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Chuck BERRY - Rock It (1979)
Par ERWIN le 3 Avril 2020          Consultée 162 fois

1979, voilà le dernier album de Chuck BERRY avant un bail. Pour une fois, la pochette marque par sa modernité. Il faut dire que George Lucas vient de sortir le premier tome de la guerre des étoiles et que la mode est désormais au space opera. Alors, cette image de la Gibson de Chuck en lieu et place du Faucon Millenium devant la planète bleue, ça a une certaine gueule. Mais regardons les choses en face : le chanteur guitariste a désormais 53 ans, est-il raisonnable de l'imaginer capable de relancer une carrière déjà bien derrière lui ? J'ai du mal à le croire !

On débute par "Move It" qui s'inscrit dans une forme de rock moderne, une belle performance de la part de cet ancien à s'adapter au son du moment. Ok ce n'est pas du disco, mais le résultat est intéressant… enfin, notable. "California" a droit à un piano véloce joué par le Chuck. Alors bien sûr, c'est gai, ensoleillé on pourrait dire, mais ce serait cacher la vérité. Ce titre malgré des atours positifs est en fait un filler à mon sens, et Chuck se force un peu à jouer le fun sous le chaud soleil de l'état de l'ouest. Dans le trip moderne, sur "Pass Away" on se souvient que Chuck a déjà fait du spoken words, et nous y revoici. On a presque du mal à reconnaître la voix de l'icône du rock'n'roll, pas désagréable. La guitare est méconnaissable elle aussi, toute de zénitude spatiale, à retenir !

"Wuden't Me" est un petit rock joyeux, dans la veine des titres de Jerry Lee LEWIS, avec un piano bien dynamique, pas trop roots. On voit bien que ce rock sympathique bénéficie des techniques plus modernes. On est un poil laid-back avec "Oh What A Thrill". Le piano est cool, lorgnant du côté des ambiances de Jerry Lee LEWIS, son voisin natif de Louisiane, influence étrange pour un Chuck en fin de carrière. Pas d'intro ? Bah si, Chuck n'a pu s'empêcher de la placer sur un petit boogie rock peu mémorable qui s'intitule "House Lights". On continue avec "If I Were", un boogie woogie à la STATUS QUO. Ca swingue un peu, même si de manière un peu rêche par instant.

Seul blues lent du programme, "I Need You" est desservi par le son typé des eighties, alors que ce titre aurait mérité un peu plus de sueur et d'âpreté. On repart avec le rythm'n'blues de "I Never Thought", l'ére des BLUES BROTHERS n'étant pas si loin, mais Chuck ne semble pas plus concerné que cela. Il y a même une auto-reprise avec "Havana Moon" dont une batterie monolithique hélas dessert encore une fois l'ambiance caribéenne qui devrait y présider. Là, c'est franchement raté, je ne vous la conseille pas. De plus, entendre Chuck parler "Petit négre" pendant cinq minutes, c'est trop pour moi merci !

Ce premier album pour la firme Atco n'est pas plus convaincant que ses prédécesseurs pour chess, bien au contraire. On apprécie la persistence de Chuck, mais son momentum est définitivement passé. Pas de réel moment fort sur cet album qui annonçait pourtant une couleur originale avec sa pochette, mais Chuck BERRY n'a pas sorti la guitare laser qu'il lui aurait fallu pour plaire aux nouvelles générations. C'est ainsi, il n'y a pas de honte à avoir. L'artiste va rester en sommeil pendant 38 ans jusqu'à son disque testament en 2017. Quelle carrière, quelle légende !

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   ERWIN

 
  N/A



- Chuck Berry (chant-guitare)
- Kenny Buttrey (batterie)
- Johnnie Johnson (piano)
- Jim Marsala (basse)
- Bob Wray (basse)


1. Move It
2. Oh What A Thrill
3. I Need You Baby
4. If I Were
5. House Lights
6. I Never Thought
7. Havana Moon
8. Wuden't Me
9. California
10. Pass Away



             



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