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BLACK SABBATH - Heaven And Hell (1980)
Par RED ONE le 13 Novembre 2011          Consultée 3799 fois

Il y a quelques années de cela, fin 2008, j'étais au bout du rouleau psychologiquement parlant. Tous mes projets professionnels et affectifs s'effondraient autour de moi, les amis ça n'était pas trop ça et la vie me paraissait désespérément sombre. Les pensées les plus noires traversaient mon esprit. BLACK SABBATH, je ne connaissais alors que via Sabotage et Sabbath Bloody Sabbath, des albums qui m'avaient beaucoup plu, mais qui ne m'avaient pas encore totalement converti. Et puis, par une nuit d'hiver dont je me souviendrai toute ma vie, je tombe, via Internet, sur un morceau de BLACK SABBATH que je ne connais pas : "Neon Knights". Choc. Waouh ! Révélation ...

J'apprends l'histoire du groupe sur le tas, et bien vite, j'achète et j'écoute en quelques semaines l'intégrale de la discographie de BLACK SABBATH. Et je découvre en parallèle que le line-up de 1981 s'est reformé en 2006 sous le nom HEAVEN & HELL et s'apprête à sortir un nouvel album studio ! Voir le groupe en concert au Casino de Paris, en juin 2009, à l'occasion de la tournée The Devil You Know, sera l'achèvement de cette thérapie par la musique qui aura duré six mois. Six mois de découvertes pleines d'émotion, de passion et de heavy metal. Je revivais littéralement. Et lorsque de nos jours, je regarde les rayons de ma discothèque et que je sors fébrilement l'un de mes exemplaires de Heaven And Hell, je ne peux que me souvenir avec affection de la première fois où j'ai écouté ce magnifique disque, cette merveille, ce joyau de l'histoire du rock. Laissez-moi désormais vous raconter l'histoire de ce disque fabuleux ...

En 1979, BLACK SABBATH sort lessivé d'une tournée Never Say Die censée fêter le dixième anniversaire du groupe. Malgré ses qualités, l'album Never Say Die n'a pas été un succès, et le public fan de hard rock/heavy metal commence à se tourner vers de nouvelles formations plus prometteuses telles que VAN HALEN, JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN, SAXON et autres ... Malgré tout, BLACK SABBATH commence des sessions de compositions en vue de son prochain album studio. Le travail n'avance pas, Ozzy Osbourne s'enfonce de jour en jour dans la drogue et finit par ne plus participer aux répétitions. Tony Iommi doit pour sa part rendre des comptes à la maison de disques qui commence à s'impatienter et il n'arrive pas à dissimuler le malaise ambiant. Lassés par le comportement irresponsable d'Osbourne, les trois autres membres se rendent à l'évidence : si BLACK SABBATH veut survivre, il faut virer Ozzy une bonne fois pour toutes. Ozzy quitte donc le groupe et ne le réintègrera pas avant un bon paquet d'années. Après l'épisode avorté de son remplacement par Dave Walker en 1977, BLACK SABBATH mise sur une recrue de choix pour lui succéder : Ronnie James Dio. Depuis un an, l'ancien frontman d'ELF, l'homme en partie responsable de l'excellence des premiers albums de RAINBOW, est sans emploi. Il a quitté de lui-même RAINBOW, en désaccord avec l'orientation AOR/Rock FM que voulait prendre Ritchie Blackmore.

Il accepte le job et intègre un BLACK SABBATH en pleine mutation : Tony Iommi, désireux de transformer plus profondément son groupe, débauche le guitariste britannique Geoff Nicholls (ex-QUARTZ) afin de le seconder. Mais très vite, Geezer Butler claque la porte et Nicholls devient temporairement le nouveau bassiste, avant d'échouer finalement au poste de claviériste, poste qu'il conservera au sein de BLACK SABBATH jusqu'en 2001. Les sessions commencent véritablement avec le retour de Geezer Butler et en quelques semaines, un travail colossal est effectué. Ronnie impose sa marque de fabrique sur les textes, qui prennent une toute nouvelle dimension, plus épique, plus lyrique, pas si éloignée en définitive de ce qu'il faisait chez RAINBOW.

C'est difficile à expliquer, mais Heaven And Hell fait véritablement partie de ces albums "parfaits" de bout en bout, de ces légendes de l'histoire du rock'n'roll. Ces albums qu'on a beau écouter des centaines de fois durant toute une vie, on n'arrive pas à leur trouver le moindre défaut. Ils ne sont pas légion dans le domaine du hard rock, ces albums : Paranoid, Led Zeppelin IV, Machine Head, Burn ... Heaven And Hell est de la même trempe. Oui mais voilà, à l'inverse des albums que je viens de citer précédemment, Heaven And Hell n'appartient pas à la même époque : le disque est sorti en 1980, à une époque où BLACK SABBATH n'est plus au sommet de sa carrière. En réalité, Heaven And Hell, s'il marque un second départ pour le groupe de Tony Iommi, marque aussi une rupture nette dans la carrière du groupe : il y aura un avant et un après Heaven And Hell.

Le riff monumental de la chanson d'ouverture, "Neon Knights", suffit à le comprendre. BLACK SABBATH a changé de son et a digéré l'impact naissant de la New Wave Of British Heavy Metal. Ronnie James Dio apporte énormément à BLACK SABBATH : cette touche de délicatesse, de raffinement et de poésie épique, style qui lui est propre, transforme le son du groupe de façon impressionnante et nous offre des joyaux tels que "Children Of The Sea" ou encore "Die Young", aux paroles très émouvantes. On est loin des gémissements de pleutre d'Ozzy et des textes de drogués satanistes pondus par le groupe dans les années 1970. Mais on ne peut pas parler du contenu de Heaven And Hell sans évoquer la piste éponyme, considéré de nos jours comme l'un des plus grands hymnes heavy metal de l'histoire : cette piste progressive haute en couleurs, au riff légendaire, a transcendé des millions de musiciens de part le monde et reste à l'heure actuelle le titre le plus connu de Ronnie James Dio.

Tony Iommi et Geezer Butler font également un boulot démentiel sur cet album, les lignes de basses sont tout simplement géniales et le style de Tony Iommi connait une évolution significative : Tony abandonne pour de bon ce son gras et pâteux qui avait fait les beaux jours du BLACK SABBATH doom/stoner des années 1970 pour un son plus clair, plus épique, plus ... magique. Ses solos sont à pleurer et sont entrés dans la légende : le plus bel exemple restera, entre tous, le solo d'introduction de "Die Young". Essayez de l'écouter sans frissonner, pour voir ... Certains titres de cet album sont moins connus que d'autres, comme par exemple, "Lady Evil", "Wishing Well", "Walk Away" ou bien encore la piste lente de fin, "Lonely Is The Word", mais méritent franchement de s'y attarder, leur excellence de composition étant également exemplaire.

De bout en bout, Heaven And Hell est un album magistral, sublime, titanesque. Un disque à la beauté classieuse, qui vous ensorcelle tout du long de son écoute. Heaven And Hell est considéré par de très nombreux musiciens de heavy metal comme l'un des plus grands disques du genre. Je les comprends. Personne ne pourra jamais refaire un disque pareil. Ca n'arrive qu'une fois tous les 30 ans, un truc comme ça.

Heaven And Hell a changé ma vie lorsque je l'ai découvert. Et par la suite, dans les mois qui ont suivi, BLACK SABBATH a changé ma vie. La mort de Ronnie James Dio en 2010 m'a véritablement affecté, comme si je perdais un proche, un père spirituel. Si jamais je n'avais pas entendu sa voix durant l'hiver 2008, qui sait où moi aussi je serais à l'heure actuelle ?

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- Ronnie James Dio (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Geezer Butler (basse)
- Bill Ward (batterie)
- Geoff Nicholls (claviers)


1. Neon Knights
2. Children Of The Sea
3. Lady Evil
4. Heaven And Hell
5. Wishing Well
6. Die Young
7. Walk Away
8. Lonely Is The Word



             



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