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The BEATLES - Rubber Soul (1965)
Par STEF le 25 Octobre 2005          Consultée 21850 fois

1965 – succédant à l’album “help!” et le succès planétaire de « yesterday », voici ce qui est toujours considéré par nombre de fans comme l’un des albums majeurs des Beatles (remarquez bien que cette affirmation s’applique au moins à cinq ou six albums des anglais, il suffit de parcourir le net !! mais je me range aux cotés de ces fans et me permet également de reprendre cette qualification pour Rubber soul) . C’est aussi un album-charnière, celui qui fait le mieux la transition entre les Beatles de « Love me do » et d’ «a hard day’s night » et ceux de « Let it Be » ou « Penny Lane ».

Cet album est d’une simplicité rare… ce qui le rend beau et touchant. Les perles « pop » s’enchaînent parfaitement les unes aux autres sans qu’aucun morceau faible ne vienne casser ce bel équilibre. Pas vraiment de révolution musicale, juste de belles mélodies, de belles harmonies vocales.

Néanmoins, sans parler de révolution, de nombreux éléments font leur apparition dans la musique des Beatles : solo de guitare slide sur une mélodie pop « drive my car » , sitar sur « norvegian wood », clavecin sur « in my life » par exemple. Musicalement, une autre influence va se faire de plus en plus présente chez les Beatles, à savoir un certain Bob Dylan. Le succès des Beatles étant à son apogée en ce milieu des années 60 aux Etats-Unis, c’est tout naturellement que ces monstres sacrés du rock se rencontrent du coté de la grande Pomme à la fin de l’année 1964. Musicalement, cela se traduit par une approche plus minimaliste de certains morceaux afin d’accentuer l’expressivité des instruments et textuellement, par une recherche de sens à travers des thèmes moins futiles que ce que proposaient les Beatles au début des sixties. L’amour reste un fil conducteur sur de nombreuses chansons, mais c’est souvent l’amour qui fait mal, qui rend malheureux, plus l’autre, le fleur bleue, celui qui transporte sur un nuage (le meilleur exemple restant le magnifique et poignant « girl », l’un des tous meilleurs titres des Beatles). Même s’il faut des exceptions avec « Michelle », chanté par Paul , qui reste un titre intemporel, aux chœurs superbes et au refrain irrésistible. Des thèmes plus sociaux font leur apparition comme l’individualisme (« nowhere man ») ou plus introspectifs comme le spleen (« in my life »). Dylan leur aura également fait faire une rencontre « stupéfiante », qui sera dès lors un mode de vie pour le groupe et un thème récurrent dans la suite de leur œuvre et que l’on retrouve sur « I’m looking through you » par exemple.
La plupart des morceaux sont bien entendu signés du duo Lennon/McCartney, mais comme d’habitude, Georges Harrison se fend de deux compositions d’un très bon niveau « think for yourself » et « If I need someone ». Enfin, la production de George Martin, très légère, très limpide, est en tout point remarquable et complètement en phase avec les compositions de « Rubber soul ».

Curieusement, cet album , en terme de single n’a pas laissé de souvenir impérissable. Et pour cause, aucun titre de « Rubber Soul » n’a été édité en single (si l’on excepte « nowhere man », uniquement sur le marché américain). Pourtant, la moitié des titres de l’album aurait pu prétendre à ce titre (de « drive my car » à « in my life » en passant par « girl », « Norvegian Wood » ou « Michelle »). Simplement, ils se sont fait usurpés leur place par quelques petits singles sans album fixe, tous numéro 1 des charts au moment de la sortie et de la vie de « rubber soul » , à savoir « day tripper » , « we can work it out » et enfin « paperback writer ».

Enorme succès, malgré le handicap énoncé dans le paragraphe précédent, ce disque des Beatles est sans doute, si l’on considère leur vrai début de carrière à « help ! » (le premier album plus personnel et abouti), l’album le plus accessible, celui qui permettra aux novices de s’immerger facilement dans l’œuvre passionnante des Beatles. Ils se feront alors leur propre idée de ce qui rend la musique des Beatles intemporelle, celle qui ne prend que très peu de rides, même quarante ans après.
Le compagnon de transition ( j’insiste sur le fait que transition ne signifie pas moindre qualité, bien au contraire) de « L’âme en caoutchouc », le génial « Revolver », sortira un an plus tard en 1966. C’est là que la décision du groupe, amorcée avec « Rubber soul » , d’arrêter les concerts pour se consacrer exclusivement aux enregistrements de Studio se concrétisera avec un dernier concert en août 1966 à San Francisco. Une deuxième époque s’ouvre alors….

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   (3 chroniques)



- Paul Mc Cartney (chant, basse)
- John Lennon (chant, guitare)
- Georges Harrison (guitare)
- Ringo Starr (batterie)


1. Drive My Car
2. Norvegian Wood
3. You Won't See Me
4. Nowhere Man
5. Think For Yourself
6. The Word
7. Michelle
8. What Goes On
9. Girl
10. I'm Looking Through You
11. In May Life
12. Wait
13. I Needed Someone
14. Run For Your Life



             



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