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SLADE - Slade In Flame (1974)
Par ERWIN le 1er Juillet 2017          Consultée 195 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

En 1974, SLADE domine les charts britanniques de la tête et des épaules. En revanche, toutes les tentatives pour percer sur le marché américain sont restées infructueuses. Chas Chandler souhaite mettre tous les atouts de son côté pour transformer la machine à hits en planche à billets verts ! Qu'importe les moyens ! Son ambition est donc de copier la démarche des BEATLES dix années plus tôt. : un film à la gloire du groupe sera le témoignage définitif de son stardom mondial ! Ce Slade in flame transcrit donc l'histoire d'un groupe des sixties qui, malgré les aléas du business, atteint le succès mais finit par se casser le gueule une fois arrivé au sommet.

Le film est toutefois précédé par un single « The bangin man », au riff gravé dans le marbre, chant habité de Noddy, et un refrain pop de haute volée drivé comme à l'accoutumée par la basse de Jim Lea, symbole d'un glam rock alors à son apogée. Il est suivi par « How does it feels » où on retrouve le compositeur bassiste au piano. La ligne mélodique s'inspire des BEATLES, comme souvent. Les cuivres donnent à cette compo une identité très pop.

Nous retrouvons Noddy armé d'une guitare folk pour la scène où se trouve le grand classique de cette livraison, j'ai nommé « Far far away », qui en atteignant la deuxième place du billboard, prouve à quel point le groupe est toujours autant aimé des foules. Bien entendu, ce nouveau single pop confirme une certaine prise de position désormais entérinée par le groupe. Sans doute pensaient-ils mieux pouvoir envahir les charts américains avec ce genre de titres. Plus loin, les nombreuses lignes de claviers de « This girl » sont à nouveau une tentative de sonner « différemment ».

On retrouve cependant les fous furieux amateurs de gros son sur plusieurs titres : ainsi, « Them kinda monkeys can't swing » déchire vraiment bien, mais ce bon gros rock'n'roll bien taché n'aurait cependant pu être créé en 66, date où l'action du film est sensée se dérouler. « O.K. Yesterday was yesterday » est le prétexte à une scène d'hystérie en concert bien de cette époque en revanche et sort du même tonneau que la précédente. On citera aussi « Standing in the corner » qui, rehaussé de ces cuivres, est un bon vieux rock'n'roll des familles.

Le glam est toujours bien présent avec « Lay it down » ou « So far so good », qui permet au groupe de tourner une scène d'anthologie dans les maunsells forts de l'embouchure de la Tamise, lieu d'élection des radios pirates d'alors, mais aussi avec « Summer song », dont on appréciera particulièrement le refrain, des chansons aux paroles bien superficielles dans l'esprit du temps d'alors.

Le film est aujourd'hui visualisé comme un des classiques du genre. Il faut dire qu'il est clairement sans concession et montre à merveille les vicissitudes du quotidien d'un groupe de rock lambda. Pourtant, l'honnéteté dont ont fait preuve nos rock stars semble se retourner contre eux à l'issu du film, qui les voit désemparés face au star system et au show biz. Désormais, SLADE ne retrouvera plus jamais la gloire des deux années qui viennent de s'écouler.

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   ERWIN

 
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- Noddy Holder (chant-guitare)
- Dave Hill (guitare)
- Jim Lea (basse-claviers)
- Don Powell (batterie)


1. How Does It Feel
2. Them Kinda Monkeys Can't Swing
3. So Far So Good
4. Summer Song
5. O.k. Yesterday Was Yesterday
6. Far Far Away
7. This Girl
8. Lay It Down
9. Heaven Knows
10. Standin On The Corner
11. The Bangin Man



             



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