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SLADE - Beginnings (ambrose Slade) (1969)
Par ERWIN le 16 Juin 2017          Consultée 549 fois

Wolverhampton... Y en a parmi vous qui connaissent ? C'est dans ce bled des midlands que va naître un géant des seventies. Autour de l'embryon des N'BETWEENS fondé par l'athlétique batteur Don Powell et le turbulent gratteux Dave Hill, vont se greffer peu à peu le talentueux bassiste Jim Lea, musicien déjà réputé et le teigneux Noddy Holder au chant... A moitié Skinheads, Holder et Powell sont deux castagneurs, Hill est un huluberlu rare alors que Jim Lea est le seul musicos reconnu de ce groupe de branleurs lambda ! Bon, pour le moment, nos 4 gus savent pas trop ni qui ils sont ni ce qu'ils veulent.. Alors zallez voir, ça part dans tous les sens.. Pas du racolage non, juste des goûts fort divers qu'ils ont bien du mal à canaliser. Ils tournent partout et jusqu'en Allemage. Une signature chez Fontana les mène une semaine en studio, et voilà le résultat ! Alors, voyez donc nos jeunes rosbifs à l'orée de leur carrière, tous rougeauds en train de se les peler par moins 15 tels des Eskimos sur le groenland ! Plus morts que vifs... Mais il faut y croire pour mériter un destin de rock stars !

On est en 69, année certes bénie des dieux pour sa créativité. Hélas, ce n'est pas avec ce premier SLADE – alors AMBROSE SLADE – qu'on va en savoir beaucoup sur les capacités du combo. Seulement 4 titres originaux et une majorité de reprises, mais il va falloir se démerder avec ça !

D'autant que parmi ces 4 songs -toutes signées par les 4 blaireaux-, il y a deux instrumentaux. Et notamment celui qui ouvre leur carrière en single comme sur disque, j'ai nommé ce fameux « Genesis », joli morceau qui permet de se familiariser immédiatement avec les futurs trademarks du groupe, cette manière de riffer à tout va, cette situation « sur le fil » en permanence, en attente d'explosion. Pas de doute, il y a quelque chose là-dessous ! Plus loin, nous avons ce « Mad dog cole » aux intonations parfois Bluesy psychés, mais qui lorgne déjà vers un hard rock de belle facture, on appréciera notamment les rythmiques très punk dans l'esprit de Nolder. Les chansons originales, au nombre de deux, ne permettent guère de créer la surprise. « Roach daddy » est une resucée blues rock Beatlesienne pas vilaine avec une basse bien véloce, alors que « Pity the mother » se montre plus ambitieuse, des éléments épars venant d'un peu tous les styles s'entrechoquent ici avec pas mal d'allant, tout ceci dans un esprit fort psychédélique, le violon de Lea rajoutant une belle atmosphère. Il nous faudra toutefois être patient pour avoir plus de SLADE, mais c'est prometteur !

Car pour le reste, on apprend juste à connaître le goût de nos jouvenceaux. STEPPENWOLF est présent avec deux compos, la classique « Born to be wild », dans une version honnête, mais peu téméraire et « Everybody's next one » qui nage en plein sixty mania... Normal mais guère surprenant. Les BEATLES sont là avec « Martha my dear », compo très personnelle de Macca, qui peine à convaincre tant Lea se contente du minimum et « colle » à la version de son idole, malgré des capacités évidentes qui eussent dû lui permettre de s'en émanciper. La meilleures surprise provient sans-doute de la reprise des IDLE RACE de Jeff LYNNE « Knocking into my nails », bien véneneuse. Le classique des AMBOYS DUKE de Ted NUGENT « Journey to the center of the mind » est respectueux – logique me direz-vous, Hill ne va pas s'improviser guitar hero en deux temps trois mouvements. Reprendre ZAPPA en 69 est une drôle de gageure surtout en Grande Bretagne, les mecs ont des roustons gros comme des pastèques en jouant « Aint' got no heart ». Enfin, on soulignera la présence du titre de Marvin GAYE « If this world were mine « , tout en constatant rapidement les limites de Noddy Holder sur un titre soul.

Les gars ont du bol car malgré le peu de succès engendré par cet opus, Chas Chandler, le bassiste des ANIMALS et manager de Jimi HENDRIX, leur propose illico de les manager après les avoir vus en live. Il faut dire que nos gars sont de bons angliches bien énervés et alcoolisés et que sur scène, ça se voit et ça s'entend ! Ce premier opus ne laisse entrevoir qu'une infime portion de leurs capacités, mais leur énergie est indomptable, rien ne va les dévier de leur destin, ils y croient dur comme fer ! Un 2.5 arrondi à 3 car les gars sont vraiment cools !

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   ERWIN

 
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- Noddy Holder (chant-guitare)
- Dave Hill (guitare-claviers)
- Jim Lea (basse-violon)
- Don Powell (batterie)


1. Genesis
2. Everybody's Next One
3. Knocking Nails Into My House
4. Roach Daddy
5. Aint' Got No Heart
6. Pity The Mother
7. Mad Dog Cole
8. Fly Me High
9. If This World Were Mine
10. Martha My Dear
11. Born To Be Wild
12. Journey To The Center Of The Mind



             



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