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SLADE - Nobody's Fool (1976)
Par ERWIN le 5 Juillet 2017          Consultée 218 fois

Suite au succès mitigé du film Slade in flame, Chas Chandler propose à ses poulains d'aller s'installer aux US afin d'être à pied d'œuvre pour truster le billboard américain. Les gars acceptent et traversent l'Atlantique ! Certes, ils ne sont pas les seuls, Rod STEWART et David BOWIE ont fait de même. La colonie britannique grossit en terre de l'oncle Sam. Hello New York ! Noddy à l'hôtel Mayflower, Jim et Dave dans l'upper east side super chic. Ouais, on pète dans la soie ! Seul Don semble comprendre l'importance de se fondre dans le paysage urbain et s'installe à Greenwich Village. La pochette montre un groupe qui continue de jouer les clowns, c'est le cas de le dire. Pas sûr que ce premier calcul marketing ait été compris du côté des américains. D'autre part, on s'attend à une évolution dans la musique du groupe, une adaptation plus marquée au marché des yankees, comme le disque précédent le laisse augurer.

« Thanks for the memory » sort bien avant le disque et ne sera ajouté au tracklisting que plus tard. Un rythme à l'orgue de Lea, sympa mais qui ne prendra pas place parmi les classiques du groupe. C'est « In for a penny » qui poursuit les hostilités... Et donc, hostilité il n'y a guère. Le son et la vidéo montrent un groupe certainement plus mature musicalement sur un slow mid tempo avec de nombreux arrangements, superbement bien fichus, et qui rappelle les meilleurs moments des scarabés. De très jolis chœurs, un long solo mélodique de Dave Hill, plus volubile que jamais, John LENNON lui même adoubera ce titre : « sounds like me » !

On continue avec « Let's call it quits » et pour le coup, on revient vers des contrées Doowop 15 ans auparavant. Ce petit côté rétro est toutefois bien contrebalancé par la puissance de la voix de Noddy sur le refrain ! On en termine avec les charts sur la poppy « Nobody's fool », qui permet tout de même de tirer une conclusion évidente : SLADE a mis de côté la poudre et la sueur pour entrer de plein pied danê une ère qui se veut plus « mainstream ». Le souci résidant plus dans l'engagement que dans la qualité. Les compos tiennent la route, mais manquent un peu de l'énergie habituellement déployée par le groupe.

Globalement, les concessions ne s'arrêtent pas aux singles. On a droit a un blues-rock bien crasseux quasi sudiste avec « Do the Dirty », « Get on up » sort de la même cuvée. Plus loin, la gratte funk de « LA jinx » vous surprendra certainement. « Pack up your troubles » nous amène aux pensées du moment, cette gratte traînarde, cette rythmique « grands espaces ». On jouxte la country, mais oui ! Ce n'est pas vilain, même si on sent confusément que ce n'est pas leur fond de commerce. Un peu comme le folky « I'm a stalker » d'ailleurs ! Pas incongru mais pas si loin ! Tout ceci est très américain ! Le chtit rythme reggae sur « Did ya mama ever tell ya » rend en revanche remarquablement et sera le morceau à retenir de cette galette avec le quasi AOR « All the world is a stage », super chouette ! Même le Hard glam de « Scratch my back » est pourvu de chœurs bien soul.

Le groupe a certes incontestablement progressé musicalement et techniquement pendant cette première année aux USA. Mais le calcul n'était pas bon. Comment pouvaient-ils y croire avec pareil matériel ? Non seulement les ricains n'ont pas craqué sur SLADE, mais de plus les fans clubs se sont rapidement taris en Grande Bretagne devant l'évolution de la musique. Un choix calamiteux, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais sans doute était-ce inévitable. La nouvelle orientation musicale ne se tient pas si mal, mais ne convient certainement pas aux fans de la première heure. SLADE vient de définitivement perdre son statut de groupe majeur. La traversée du désert débute.

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   ERWIN

 
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- Noddy Holder (chant-guitare)
- Dave Hill (guitare)
- Jim Lea (basse-claviers)
- Don Powell (batterie)


1. Nobody's Fool
2. Do The Dirty
3. Let's Call It Quits
4. Pack Up Your Troubles
5. In For A Penny
6. Get On Up
7. La Jinx
8. Did Ya Mama Ever Tell Ya
9. Scratch My Back
10. I'm A Talker
11. All The World Is A Stage
12. Thanks For The Memory



             



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